Une prise en charge sanitaire et sociale de qualité pour l’ensemble de la population fribourgeoise : tel est le grand objectif poursuivi en permanence par la DSAS. Ses services assurent un large éventail de prestations à tous les âges de la vie, en particulier pour les personnes momentanément ou durablement fragilisées.
L’Etat, par le biais de la DSAS, subventionne aussi de nombreux organismes actifs dans ses domaines de compétence. Trois établissements – l’hôpital fribourgeois (HFR), le Réseau fribourgeois de santé mentale (RFSM) et l’Etablissement cantonal des assurances sociales (ECAS) – ainsi que le Bureau de l’égalité hommes-femmes et de la famille (BEF) lui sont rattachés administrativement.
Le Secrétariat général a une mission d’appui à la conduite et à la gestion de la DSAS et de coordination entre les unités administratives. Il est chargé notamment des finances, des ressources humaines, de la communication, de la traduction, du conseil juridique et du contentieux. Il est l’interlocuteur des services centraux de l’Etat et assure la représentation de la Direction dans plusieurs commissions. En outre, le Secrétariat général effectue la surveillance des caisses d’allocations familiales actives dans le canton.
Faits marquants
Aperçu
La DSAS a préparé l’entrée en vigueur pour 2026 de la loi sur les prestations complémentaires pour familles (LPCfam), la loi sur l’aide sociale (LASoc) et la loi sur l’encouragement de la formation dans le domaine des soins (LEFS).
Le suivi de la situation financière de l’hôpital fribourgeois, la planification hospitalière, la lutte contre la violence domestique, la planification des soins de longue durée, l’analyse de l’initiative cantonale « Pour des primes abordables », la concrétisation de l’initiative fédérale « Pour des soins infirmiers forts » ou encore la mise en œuvre du contre-projet à l’initiative constitutionnelle « Pour des urgences hospitalières publiques 24/24 de proximité » font partie des dossiers importants traités en 2025. La DSAS a également répondu à de nombreuses interventions parlementaires.
Reconnaissant l’importance des soins infirmiers pour l’avenir de la prise en charge sanitaire du canton, la DSAS a procédé à une réorganisation interne et mis au concours à la fin de l’année le poste stratégique d’infirmier-ère cantonal-e, lié au Secrétariat général.
Le Secrétariat général et les Services de la santé publique, de l’action sociale et l’HFR ont été impliqués dans la coordination avec les autorités fédérales et la concrétisation de l’accueil d’un enfant blessé de la bande de Gaza et de ses proches.
L’Etablissement cantonal des assurances sociales (ECAS) a continué les travaux sur l’avant-projet de loi sur son organisation, qui remanie fondamentalement l’actuelle loi pour répondre aux exigences fédérales. Il a également été fortement sollicité pour préparer la mise en œuvre de la LPCfam et analyser les effets de l’initiative cantonale « Pour des primes abordables ».
Les travaux sur les mesures du PAFE et, par la suite, sur les aspects budgétaires 2026 à la suite du dépôt du référendum ont sollicité particulièrement le Secrétariat général et les services. Certains dossiers ont dû être mis en attente pour des raison de clarification des financements.
Urgences sanitaires
Dans le cadre du contre-projet à l’initiative constitutionnelle « Pour des urgences hospitalières publiques 24/24 de proximité », plusieurs travaux d’analyse ont été menés pour concrétiser les sept mesures. Ils s’appuient sur des groupes de travail constitués notamment des partenaires du terrain. Ainsi, l’année 2025 a été consacrée à la réalisation de différentes études et concepts nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle des mesures. Un groupe de travail stratégique composé de partenaires du terrain a suivi les travaux. L’évolution du dossier a été présentée à un groupe de député-e-s du Grand Conseil et en conférence de presse.
Vieillissement de la population
Le Rapport de planification des soins de longue durée 2026-2030, avec projections jusqu’en 2050, a été rédigé et mis en consultation au début 2025. Il détaille des besoins importants liés au vieillissement de la population d’ici à 2030. Un changement de paradigme est ainsi nécessaire pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes âgées dans un contexte de manque de places en EMS et de pénurie de personnel soignant.
Le SPS travaille sur la réponse au postulat 2023-GC-289 Quel financement pour les prestations liées au vieillissement de la population. En complément au rapport de planification des soins de longue durée qui présente le besoin en prestations de soins et partiellement d’aide, un mandat externe a été donné. Le but est d’élaborer, sur la base de la littérature scientifique existante, un modèle d’impact présentant les influences et besoins dans l’objectif d’un maintien à domicile dans de bonnes conditions.
Par la suite, une étude ciblée quantitative et qualitative a été faite auprès des collectivités publiques (communes, associations de communes, canton) pour faire un état des lieux des prestations et offres déjà disponibles et du coût, respectivement des montants de subventionnement de celles-ci. Ces deux éléments ainsi que d’autres sources de données internes serviront de base à la réponse au postulat prévue en 2026.
Lutte contre la violence domestique
Le concept de lutte contre la violence au sein du couple a été actualisé et prévoit une loi spécifique. Avec le Bureau de l’égalité hommes-femmes et de la famille (BEF), différents services de la DSAS ont pris part à un groupe de travail mené par le procureur général à la suite du féminicide d’Epagny. Des moyens supplémentaires ont été octroyés hors budget en raison de l’évolution du nombre de personnes prises en charge notamment par Solidarité femmes et des solutions ont été trouvées pour concrétiser certaines mesures prioritaires, notamment l’Unité de médecine des violences.
Prestations complémentaires pour familles
21 guichets famille ont été mis sur pied par les communes et une campagne d’information a été lancée pour inciter les familles concernées à s’annoncer en vue de l’entrée en vigueur 2026 de la loi.
Concrétisation de l’initiative sur des soins infirmiers forts
Dans le cadre de la première étape de mise en œuvre, la loi sur l’encouragement de la formation dans le domaine des soins (LEFS) a été soumise au Grand Conseil et son ordonnance d’application finalisée pour une mise en œuvre au 1er janvier 2026. Elle prévoit de promouvoir la formation pratique dans les établissements de soins et d’augmenter le nombre de places de formation, pour un coût sur cinq ans estimé pour l’Etat à 16.2 millions de francs.
Sous l’impulsion de la DSAS, le « Projet Intégration et soins » destiné aux personnes issues de la migration a été développé avec de multiples partenaires, alliant intégration professionnelle et formation dans le domaine des soins. Il a commencé en été 2025.
Pour la deuxième étape de concrétisation de l’initiative concernant l’amélioration des conditions de travail, un groupe de travail réunissant les partenaires du terrain a siégé deux fois. Des travaux sont en cours concernant l’introduction formelle de la fonction d’infirmier-ère de pratique avancée (IPA) et des mesures d’amélioration des conditions de travail à l’HFR et au RFSM. La DSAS soutient également un projet visant à faciliter l’entrée dans le monde professionnel qui s’étendra aux infirmiers-ères et aux assistant-e-s en soins et santé communautaire œuvrant dans toutes les institutions de santé du canton.
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L’HFR et le RFSM ont choisi CISTEC pour moderniser leur système d’information clinique.
Hôpital fribourgeois. Philipp Müller a commencé son activité en qualité de Directeur général de l’HFR en mars 2025. Le Secrétariat général et le SSP continuent de suivre intensément les aspects liés aux finances de l’HFR, via notamment la Task Force instaurée en 2024. Concrétisant la Stratégie HFR, la réorganisation de l’HFR Riaz a permis de renforcer la Gériatrie aigüe, la Réadaptation gériatrique et la Réadaptation pulmonaire stationnaires. La médecine interne stationnaire a été regroupée à Tafers. Plusieurs offres y ont été développées en parallèle. Le projet de nouveau centre hospitalier de l’HFR (Zénith) a été doté d’une identité visuelle propre et un concours d’architecture a été lancé.
Réseau fribourgeois de santé mentale. Sylvain Bertschy a commencé son activité en qualité de Directeur général du RFSM en août 2025. Le Dr Franco Masdea est nommé médecin Directeur du secteur psychiatrie et psychothérapie de la personne âgée. Dans le cadre de sa vision stratégique 2023-2030, le Conseil d’administration du RFSM a continué les travaux de développement du site de Marsens à travers le lancement du mandat d’étude parallèle (MEP) du nouveau bâtiment dédié à la personne âgée. 2025 marquant le 150e anniversaire de l’installation du RFSM sur le site de Marsens, divers événements ont été organisés en octobre dans le cadre du mois sur la santé mentale et se prolongeant en 2026. De nouvelles capsules vidéo ont été diffusées et des activités organisées dans le cadre de la semaine pour les proches-aidants. L’année 2025 a été marquée par une activité particulièrement intense, avec un taux d’occupation dépassant régulièrement les 100 % dans les deux sites hospitaliers.
Planification hospitalière. Le traitement des offres et la rédaction du rapport qui comprend la nouvelle liste hospitalière sont en voie de finalisation pour une mise en consultation début 2026.
Hospitalisations hors canton. Le montant dépensé pour les hospitalisations hors canton en 2025 s’élève à 107 mios de francs (2024 : environ 99 mios de francs), ce qui correspond à 13 699 cas (2024 : 13 074 cas).
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Promotion et prévention de la santé
Les différentes activités de prévention et promotion de la santé liées aux programmes cantonaux ont été poursuivies.
En 2025, un accent important a été mis sur la prévention des écrans en collaboration avec REPER, la Direction de la formation et des affaires culturelles (DFAC) et avec le soutien de la Stratégie de développement durable (mise en œuvre de DigiHarmo - plateforme d’information et de soutien pour les familles et les professionnel-le-s).
À la suite de l’entrée en vigueur le 1er octobre 2024 de la loi fédérale sur les produits du tabac et les cigarettes électroniques (LPTab), le SSP a coordonné un groupe constitué par les représentant-e-s des institutions partenaire et services de l’Etat concernés afin de définir l’application cantonale de cette loi.
Plus d'informations : Service de la santé publique
Santé sexuelle
Le Centre fribourgeois de santé sexuelle CFSS a répondu à 4129 (2024 : 4117) appels téléphoniques. 463 (2024 : 493) consultations médicales et 1024 (2024 : 1066) entretiens-conseils individuels et de couple ont été réalisés.1414 tests de dépistage d’infections sexuellement transmissibles ont été effectués (1780 en 2024).
16 (2024 : 27) groupes à besoins spécifiques (ex. migrants et migrantes, jeunes en institution) ont bénéficié d’un atelier de prévention ou d’une présentation des prestations du Centre fribourgeois de santé sexuelle (CFSS) par une conseillère en santé sexuelle et 7 (2024 : 7) groupes de professionnelle-s ou futur-e-s professionnel-le-s ont été sensibilisés à différentes thématiques en lien avec la santé sexuelle.
Par ailleurs, 128 situations (2024 : 133) en lien avec des comportements sexuels devant être recadrés, des suspicions ou des révélations d’abus sexuels ou de maltraitance ont nécessité une évaluation, une prise en charge et un accompagnement interdisciplinaire. Certaines situations ont nécessité une intervention spécifique pour un groupe ou un ou plusieurs entretiens individuels.
Plus d'informations : Service du médecin cantonal
Prophylaxie dentaire
Le Service récolte des données sur l’évolution de la carie auprès des enfants qu’il contrôle, en partenariat avec la médecin dentiste cantonale qui démontrent une action très positive de la prévention du Service auprès des enfants, que ce soit sous forme de contrôles dentaires réguliers ou de prophylaxie dans les classes de l’école obligatoire.
Plus d'informations : Service dentaire scolaire
Maladies transmissibles
En 2025, le Service du médecin cantonal SMC a reçu et traité 4772 déclarations de maladies transmissibles. Les cas de légionellose, une maladie bactérienne transmise par l’eau, restent élevés en Suisse comme dans le canton de Fribourg. En 2025, 23 cas ont été déclarés au niveau cantonal et 593 cas l’ont été au niveau national.
Plus d'informations : Service du médecin cantonal
Addictions
L’espace de consommation sécurisé ECS, compte 176 personnes inscrites. On dénombre 40 passages par jour et 682 actes de consommation en moyenne par mois.
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Le conseiller d’Etat directeur SAS préside depuis le 1er juillet 2024 l’Association CARA. Celle-ci a mutualisé ses ressources avec les associations emedo et eSANITA et propose le dossier électronique du patient (DEP) dans toute la Suisse. Elle prépare la transition vers l’Espace suisse des données de santé et vers le futur dossier électronique de santé, annoncé par la Confédération en 2025.
Fin 2025, près de 4000 Fribourgeois-e-s avaient ouvert leur DEP via CARA.
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Institutions spécialisées et établissements médico-sociaux
Institutions spécialisées
En 2025, les subventions versées aux institutions fribourgeoises pour personnes adultes en situation de handicap et les personnes souffrant d’addiction se sont montées à 128 795 523 francs (2024 : 125 522 133 francs), alors que pour les mineur-e-s et jeunes adultes pris en charge dans les institutions socio‑éducatives et les institutions médico-thérapeutiques fribourgeoises, la subvention des pouvoirs publics s’est élevée à 30 737 386 francs (2024 : 29 802 147 francs).
La situation des demandes de placements reste tendue. Le Conseil d’Etat a alloué des moyens importants pour créer des places, mais leur mise à disposition prend du temps et d’autres pistes ont été suivies. L’une d’elle a été, en 2025, la consolidation de PCE (Prise en Charge Externe) post placement intensive. Le but de cette prestation, définie par un groupe de travail réunissant des représentant-e-s d’INFRI, du SPS, du SEJ et des Justices de paix, est d’accélérer les sorties d’institution tout en améliorant les conditions pour les retours à domicile. Le SPS estime que la mise en place de cette prestation a permis de libérer 15 places résidentielles dans les institutions en 2025. Son coût est évidemment moindre que celui d’une institutionnalisation.
En qualité d’Office de liaison du canton de Fribourg, le SPS gère les demandes de garantie de paiement pour les séjours dans les institutions hors canton. Le montant total payé pour les adultes en situation de handicap ou souffrant d’addiction séjournant ou travaillant dans une institution hors canton s’est élevé à 16 085 584 francs (2024 : 14 026 884 francs). Ce montant concerne 261 personnes (2024 : 246). Concernant les séjours de mineur-e-s ou de jeunes adultes placés dans des institutions socio-éducatives en dehors du canton, le montant à charge des collectivités publiques fribourgeoises a atteint 7 845 409 francs (2024 : 6 681 506 francs) et correspond à 149 placements de 125 mineur-e-s et jeunes adultes (2024 : 121 placements de 100 personnes).
Le Rapport de planification de l’offre de prestations institutionnelles pour mineur-e-s et jeunes adultes placés par mesure de protection (2026-2030) a été rédigé et sera transmis au Conseil d’Etat début 2026, de même que le Rapport de planification 2026-2030 de l’offre de prestations institutionnelles pour personnes adultes en situation de handicap.
Etablissements médico-sociaux
En 2025, le coût résiduel des soins et les subventions aux frais d’accompagnement financés par les pouvoirs publics pour les EMS fribourgeois se sont élevés à 106 052 146 francs (2024 : 104 821 600), dont 2 123 453 francs pour les foyers de jour (2024 : 2 062 513 francs). À ce montant s’ajoute le versement du coût résiduel des soins et d’une subvention forfaitaire pour l’accompagnement pour les personnes se trouvant dans des lits EMS sis dans des hôpitaux (HFR, HIB et résidence palliative de l’HFR). Le montant versé pour ces personnes s’élève à 3 890 478 francs (2024 : 1 186 450 francs). Le montant versé au titre de coût résiduel des soins et de subventions à l’accompagnement pour des placements hors canton s’élève à 2 322 315 francs (2024 : 1 888 275 francs).
Maintien à domicile
Le maintien à domicile a continué de connaître un fort développement. En 2025, les dépenses nettes de l’Etat ont atteint 13.8 millions de francs (2024 : 13.3 millions de francs), dont environ 12.2 mio de francs pour les organisations de soins et d’aide à domicile mandatées (OSAD publiques) par les pouvoirs publics. Les prestataires privés (indépendants et OSAD privées intra et extra cantonaux) ont coûté 3.6 millions de francs (CHF + 0.3 millions).
À la suite du transfert des Soins à domicile du Service de la santé publique vers le Service de la prévoyance sociale, la section Soins de longue durée a été créée en 2025 en remplacement du secteur EMS.
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Asile et intégration
A la fin de l’année 2025, le mandataire ORS encadrait 4863 personnes accueillies dans le cadre de l’asile (2024 : 4622 personnes), dont 2961 en provenance d’Ukraine (2024 : 2765 personnes). Parallèlement, le mandataire Caritas encadrait un total de 3849 personnes, dont 3263 avec un statut de réfugié-e (2024 : 3314 personnes encadrées, dont 3145 réfugié-e-s).
Sur l’année 2025, un total de 1063 personnes sont arrivées dans le canton (2024 : 1284 personnes) tous les statuts confondus. A la fin 2025, le canton comptait 8126 requérant-e-s d’asile et réfugié-e-s (2024 : 7767 personnes). Concernant les arrivées au cours de l’année 2025, il est à noter que la migration en provenance d’Ukraine s’est stabilisée à un niveau élevé, avec une légère diminution entre février et mai. Ainsi, ce sont 381 personnes qui sont arrivées d’Ukraine dans le canton (2024 : 565 personnes).
Face à la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs clés et animé par une volonté d’inclusion sociale durable, le SASoc met en œuvre quatre programmes de formation innovants destinés aux personnes issues de l’asile et du domaine des réfugié-e-s : Cap Saveurs (aide de cuisine), TechSkills Academy (ferblantier, installateur en chauffage, installateur sanitaire), Intégration & Soins (auxiliaire de santé), Façonne ton avenir (gros œuvre et construction). Développées en étroite collaboration avec le secteur privé et les organisations faîtières, ces mesures répondent à la fois aux besoins du tissu économique fribourgeois et aux aspirations professionnelles des personnes migrantes.
Lancé par la DSAS en 2018, le programme d’encadrement et d’intégration pour mineur-e-s et jeunes non accompagné-e-s (MNA et ex-MNA) relevant de l’asile et des réfugiés vise à encadrer et intégrer les MNA et ex‑MNA jusqu’à 25 ans, prenant en compte tous les volets essentiels à leur développement. Ce programme était suivi à la fin de l’année 2025 par 295 jeunes (2024 : 271) ; un nombre inédit depuis sa création en 2018.
Aide sociale
Le Service de l'action sociale a poursuivi les travaux en vue de l’entrée en vigueur de la loi sur l’aide sociale révisée (LASoc) au 1er janvier 2026. En 2025, 7581 personnes ont bénéficié de l’aide sociale pour un montant total de 37 424 576 francs.
Aide aux victimes d'infraction
Via le SASoc, la DSAS a chargé l’institut Interface, à Lausanne, de conduire une analyse du dispositif LAVI dans le canton afin d’apprécier son adéquation avec les besoins actuels des victimes, de préciser les ajustements nécessaires et d’en estimer les retombées. Le rapport à déposer par le mandataire devra comprendre des propositions d’amélioration du dispositif, avec une vision cantonale et une stratégie de prise en charge des victimes et de lutte contre la violence.
Le SASoc a contribué à trouver des solutions pour allouer des fonds en urgence à des prestataires LAVI, notamment à Solidarité femmes. Il a également contribué à l’analyse détaillée pour que ces fonds puissent être pérennisés et que le financement prévu pour la ligne téléphonique LAVI et l’Unité de médecine des violences soient attribués dès début 2026, au titre de dépenses indispensables.
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Action sociale directe SASD
La réorganisation du SASD, qui arrive à bout touchant, va amener à la création de trois pôles, permettant une meilleure synergie entre les équipes et offrant ainsi plus de flexibilité et une optimisation des ressources humaines, tant au niveau des intervenant-e-s en protection de l’enfant que des chef-fe-s de secteur.
Au 31 décembre 2025, 2814 enfants étaient suivis au SEJ. Cela représente 4.2 % de la population des 0-17 ans. Le nombre de dossiers enfant par EPT était de 79 contre 76 l’année précédente (73 contre 71 avec MNA et enquêtes). La surcharge reste donc importante, avec un turnover marqué et un taux d’absentéisme élevé.
Cette année encore le manque de places en institutions a été préoccupant, amenant des situations d’enfants et de jeunes à se péjorer, conduisant fréquemment à des placements en urgence. Les mesures ambulatoires sont également surchargées, ne permettant pas de répondre à tous les besoins d’interventions précoces.
Consensus parental
En collaboration avec le Service de la justice, le projet pilote du de consensus parental a été lancé en 2025 dans les districts de la Glâne, la Gruyère et la Veveyse. Il vise à aider les parents séparés à trouver des solutions à l’amiables pour leurs enfants, en utilisant des formulaires spécifiques, une procédure judiciaire adaptée et des séances d’information gratuites (Office Familial).
Droit de visite
En collaboration avec le Service de la justice, une nouvelle offre d’un lieu et d’un accompagnement pour l’exercice du droit de visite restreint par une autorité de protection de l’enfance a été développée par la Maison des enfants d’Avenches (MEA), en complément de l’offre du point rencontre Fribourg.
Stratégie cantonale de la petite enfance
En septembre 2025, à la suite de sa consultation, le Conseil d’État du canton de Fribourg a validé la première Stratégie cantonale de la petite enfance 2026–2030 ainsi que son plan de mesures. Cette démarche répond au besoin reconnu d’ancrer durablement la formation, l’accueil et l’éducation de la petite enfance dans le paysage cantonal, en cohérence avec les standards nationaux et internationaux.
Les travaux ont été initiés pour l’élaboration du plan d’action 2027-20 qui est le troisième volet de la Stratégie cantonale en faveur de l’enfance et de la jeunesse « Je participe ! – Perspectives 2030 » de l’Etat de Fribourg.
Milieux d’accueil
Le conseil et le soutien à un nombre important de structures d’accueil extrafamilial de jour ont été réalisés, ainsi que 64 visites de surveillance dans les différents types de structures et l’accompagnement à un total de 115 projets. Ceci a permis d’améliorer considérablement la qualité d’accueil des structures d’accueil préscolaires et extrascolaires fribourgeoises. Le canton compte 125 structures d’accueil extrascolaire autorisées (+ 70 structures depuis l’entrée en vigueur de la LStE en juin 2012). Il compte 88 crèches et 2909 places en crèche, dont 203 ont été créées en 2025.
Santé sexuelle
128 situations (2024 : 133) en lien avec des comportements sexuels devant être recadrés, des suspicions ou des révélations d’abus sexuels ou de maltraitance ont nécessité une évaluation, une prise en charge et un accompagnement interdisciplinaire. Certaines situations ont nécessité une intervention spécifique pour un groupe ou un ou plusieurs entretiens individuels. Les formatrices en santé sexuelle du CFSS ont dispensé 2821 (2024 : 3129) périodes de formation dans 948 classes de la scolarité obligatoire.
Plus d'informations : Service de l'enfance et de la jeunesse
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Le BEF a réalisé en 2025 une enquête sur la conciliation entre vie privée et vie professionnelle au sein de l’Administration centrale de l’Etat de Fribourg, avec l’appui du Bureau UND, en tant que centre de compétences pour la mise en œuvre de la conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Les recommandations émises sont prises en considération dans le cadre du processus de révision du plan d’action PEAC en cours.
Le concept de lutte contre la violence a été actualisé. Le Concept II affine la prise en charge cantonale pour l’améliorer sur certains points et veut répondre à certains défis futurs comme la prise en compte des violences psychologiques, les violences post-séparation ou encore l’éducation à l’égalité comme socle d’un changement sociétal durable et conséquent. Une loi cantonale dédiée à la thématique est aussi nécessaire pour consolider et pérenniser ce dispositif cantonal.
Plus d'informations Bureau de l'égalité hommes-femmes et de la famille
Chiffres-clés
auront 90 ans et plus dans le canton de Fribourg
dont 66 en dehors du canton de Fribourg
Plus d'informations
Services
- Service de la santé publique (SSP)
- Service du médecin cantonal (SMC)
- Service dentaire scolaire (SDS)
- Service de la prévoyance sociale (SPS)
- Service de l'action sociale (SASoc)
- Service de l'enfance et de la jeunesse (SEJ)
- Bureau de l'égalité hommes-femmes et de la famille (BEF)