La mission du Service de l’action sociale SASoc est d’assurer l’aide nécessaire aux personnes dans le besoin, aux personnes relevant du domaine de l’asile, aux personnes victimes d’infractions et de s’occuper du recouvrement et des avances de contributions d’entretien. Le Service coordonne ces dispositifs, veille à leur bon fonctionnement, contrôle l’application des mandats et effectue les répartitions financières. Il suit le développement du dispositif cantonal d’action sociale en général, favorise la collaboration entre les acteurs et actrices, propose des améliorations ainsi que des mesures de politique sociale et veille à la coordination de la politique familiale.
Faits marquants
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À la suite de l’adoption par le Grand Conseil de la loi sur l’aide sociale (LASoc) le 9 octobre 2024, le Service a poursuivi les travaux en vue de l’entrée en vigueur de la loi révisée au 1er janvier 2026. En 2025, 7'581 personnes ont bénéficié de l’aide sociale pour un montant total de 37'424'576 francs. Le Service a élaboré un nouveau règlement d’exécution de la loi, il a procédé à sa mise en consultation de juillet à octobre 2025, puis au dépouillement des nombreux retours. Parallèlement, il a procédé à un examen des principaux processus d’application de la LASoc et a entrepris la rédaction de nouvelles directives d’application.
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A la suite de la Convention d’Istanbul, la Suisse se prépare à la mise en place du numéro téléphonique d’urgence 142 gratuit et accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour les victimes de violence. Les cantons romands ont décidé de se coordonner et d’adopter un dispositif commun pour assurer sur leur territoire cette ligne téléphonique unique durant la nuit et les week-ends. Ils ont scellé une convention intercantonale qui confient cette tâche à la même entité, en l’occurrence l’association fribourgeoise Solidarité femmes. Le comité de pilotage du projet est présidé par le Chef du Service de l'action sociale du canton. Les travaux ont été mené en collaboration avec la Conférence latine des affaires sanitaires et sociales (CLASS), le secrétariat général de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) et la Confédération. La violence domestique est passée en Suisse de 17'024 infractions en 2017 à 21'127 en 2024 et, dans le canton de Fribourg, de 768 infractions en 2017 à 1'024 en 2024.
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A la fin 2025, le canton comptait au total 7'936 requérant-e-s d'asile et réfugié-e-s. Pour les personnes accueillis ces dernières années, provenant notamment d’Ukraine, l’effort d’intégration a consisté d’abord à suivre l’un des nombreux cours de langue proposés à leur attention. En 2025, la stratégie d’intégration a été consolidée, en particulier sur le plan professionnel. En collaboration avec les organisations professionnelles, de nouveaux programmes ont vu le jour comme Façonne ton Avenir , Techskills Academy , Intégration & Soins et Cap Saveurs . Portés par des acteurs privés et publics, ces passerelles vers l’emploi montrent que l’intégration réussie passe par la formation et le partenariat privé-public. Parallèlement, la plateforme FRIntegration.ch a connu une refonte majeure de son interface utilisateur, rendant l’expérience plus intuitive et mieux adaptée aux besoins des réfugiés et des acteurs de l’intégration. Les coulisses de la plateforme ont été optimisées pour faciliter les démarches des entreprises souhaitant recruter des bénéficiaires du permis S, avec des outils simplifiés de mise en relation et de gestion des profils. Une campagne de communication ciblée sur les réseaux sociaux a renforcé la visibilité de la plateforme et mobilisé davantage de partenaires économiques et institutionnels.
Aide aux personnes dans le besoin
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Le Service contribue à la mise en œuvre de la LASoc et veille à son application cohérente. En 2025, il a fourni aux services sociaux régionaux (SSR) des informations notamment en rapport avec le nouveau catalogue de mesure d’insertion sociale, les frais dentaires, le capital LPP, les frais d’avocat.
La Conférence des responsables des SSR s’est déroulée à quatre reprises, dans quatre régions du canton. Lors de ces séances, les discussions ont notamment porté sur les modalités pour renforcer la collaboration avec les acteurs de la LAVI, de la cellule d’aide aux agriculteurs en difficulté, de Caritas Fribourg, de Fribourg pour tous et du bureau d’aide en vue du retour.
Pour la quatrième année consécutive, le Service a organisé la Conférence des autorités d’aide sociale, présidée par le Directeur de la DSAS. Elle s’est tenue une fois. Les thématiques centrales abordées concernaient le logement, les jeunes adultes et les compétences prévues pour les commissions sociales et la Conférence des autorités d’aide sociale dans la réforme LASoc.
En collaboration avec d’autres services de l’Etat, le Service prend part à la coordination de la mise en œuvre du concept pour l’accompagnement des exploitations agricoles en difficulté. En 2025, en plus d’avoir traité une trentaine de situations, la cellule a coordonné la formation d’une nouvelle volée de sentinelles, établi une collaboration avec le 143, pour le téléphone d’écoute, et organisé la rencontre bisannuelle avec les mentors et les sentinelles.
Au niveau intercantonal, le Service contribue au développement du « Guide social romand » (www.guidesocial.ch ). Il est représenté au Groupement romand des chef-fe-s de services des affaires sociales (GRAS), dans l’Association romande et tessinoise des institutions d’action sociale (ARTIAS) et participe sur le plan national aux activités de la CSIAS, notamment au sein de la commission en charge de la rédaction des normes.
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L’aide matérielle accordée aux personnes dans le besoin s’inscrit dans une politique active qui prévoit en contrepartie l’engagement de ces personnes dans des mesures d’insertion socio-professionnelle. Le Service coordonne ce dispositif et a achevé d’importants travaux de mise à jour du catalogue de mesures, qui se sont concrétisés par la mise en ligne d’une nouvelle plateforme. Parallèlement, il coordonne la mise en œuvre de la stratégie du Conseil d’Etat en matière de lutte contre le chômage de longue durée et assure en collaboration avec le Service public de l’emploi (SPE) le suivi des Pôles insertion Plus (PI+).
Il contribue au développement de la collaboration interinstitutionnelle et veille à la coordination entre ce dispositif et les SSR. Le Service collabore avec la Commission chargée de la politique cantonale pour les jeunes en difficulté d’insertion professionnelle et suit la mise en œuvre de la mesure « Avenir formation Pro » destinée à favoriser l’insertion dans la vie professionnelle des jeunes bénéficiant de l’aide sociale. A travers ses engagements et sa participation au sein de la Commission cantonale de l’emploi et du marché du travail, le Service contribue à soutenir et renforcer l’action des SSR dans le domaine de l’insertion socio-professionnelle.
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Sur requête notamment de commissions sociales, de SSR ou de la Direction de la santé et des affaires sociales (DSAS), le Service mène des travaux d’inspection sur des dossiers de bénéficiaires de l’aide sociale afin de vérifier que les conditions qui déterminent le besoin sont remplies et que les prestations d’aide sociale sont utilisées conformément à leur but. Ces inspections, effectuées pour la seizième année consécutive, ont été réalisées en 2025 dans 28 situations (2024 : 28), 23 nouvelles requêtes ont été annoncées en cours d’année (2024 : 23), et 21 situations ont été clôturées (2024 : 20). Au 31 décembre 2025, 5 situations sont en cours d’examen (2024 : 8).
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Le Service est chargé, en vertu des articles 21 al. 4 et 21a de la loi sur l’aide sociale du 14 novembre 1991, de procéder périodiquement à des travaux de révision des dossiers des bénéficiaires. La révision a pour objet la vérification de la bonne application des normes et des lois régissant l’aide sociale ainsi que de la bonne utilisation des ressources allouées dans ce domaine par l’Etat, les communes ou la Confédération.
En 2025, une révision a été effectuée auprès de deux services sociaux régionaux et un service spécialisé. En outre, cinq séances de transmission des résultats à la suite d’une révision ont eu lieu durant l’année.
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- Règlement LASoc : lors de sa séance du 4 juillet, le Conseil d’Etat a autorisé la mise en consultation du règlement d’exécution de la LASoc jusqu’au 10 octobre 2025. Le Service a dépouillé les nombreux retours, sur la base desquels le texte a été ajusté. En parallèle, il a conduit les travaux de rédaction de la directive d’application LASoc.
- En prévision de l’entrée en vigueur de la nouvelle LASoc, le Service a organisé six séances dans les deux langues, en présentiel et en visioconférence, auxquelles ont participé environ 300 personnes, afin d’informer sur les principaux changements introduits dans le nouveau cadre légal.
- Séminaire de printemps : en collaboration avec le Groupement romand de prestations en matière d’aide sociale (GRP), le Service a organisé un séminaire destiné aux collaborateurs et collaboratrices des offices cantonaux au sujet des bénéficiaires de longue durée, et avec la participation de personnes concernées. Le séminaire s’est déroulé en juin à Grangeneuve.
- Retraite du GRP : assumant la présidence du GRP dès 2025, le Service a organisé la journée de retraite du groupement, au cours de laquelle une visite de l’Espace d’apprentissage a été organisée.
- Collaboration SSR-OAI : en 2025, un projet pilote a permis à des collaborateurs et collaboratrices de l’Office AI d’effectuer un stage au sein de services sociaux régionaux. Le Service a donné la présentation introductive au stage.
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Les dépenses d'aide matérielle accordée en 2025 aux personnes dans le besoin, domiciliées ou en séjour dans le canton se sont élevées (avant la répartition Etat/communes et en tenant compte des remboursements personnels) à 37'424'576 francs (2024 : 35'050'308), soit une augmentation de 6.77% pour 4’678 dossiers (2024: 4'332, soit une augmentation de 5.89%) représentant 7’581 personnes (2024 : 6'973, soit une augmentation de 8.72%).
Répartition Etat / Communes 2025, articles 32 / 33 LASoc
Catégorie de personnes A charge de l’Etat Fr.
% Total
A charge des autres cantons Fr.
% Total
A charge des communes Fr.
% Total
TotalFr. % Total
Suisses 9'458’436
25.27
1'239
0.01
13'280’647
35.49
22'740’322
60.76
Etrangères 6'094’245
16.28
76’128
0.20
8'513’881
22.75 14'684’254
39.24
Total 15'552’681
41.56
77’367
0.21
21'794’528
58.24
37'424’576
100.00
Aide aux personnes du domaine de l’asile
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Le Service est responsable de l'accueil, de l'hébergement, de l'encadrement, ainsi que de l'octroi de l'aide matérielle ou de l'aide d'urgence aux requérant-e-s d'asile, aux personnes admises à titre provisoire, aux requérant-e-s d'asile déboutés (RAD), aux personnes au bénéfice d'un statut de protection S et aux personnes sous le coup d'une décision de non-entrée en matière (NEM) entrée en force attribuées au canton par le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). Il incombe en outre au Service de promouvoir l'intégration des personnes requérantes d'asile et admises à titre provisoire. Le Service assume le même rôle pour les personnes au bénéfice du statut de réfugié-e-s titulaires d'une autorisation de séjour (permis B) et pour les réfugié-e-s admis à titre provisoire (permis F).
La société ORS Service AG (ci-après ORS) assure le mandat, confié par le Conseil d'Etat, de l'accueil, de l'encadrement et de l'hébergement des requérants et requérantes d'asile (permis N), des personnes admises à titre provisoire (permis F), des personnes avec un statut de protection S, des RAD et des personnes NEM. En outre, ORS met en œuvre l'intégration des personnes requérantes d'asile (permis N) et admises à titre provisoire (permis F).
Caritas Suisse, Département Migration et Intégration Suisse Romande (ci-après Caritas) assure le suivi social et financier, ainsi que l'intégration des réfugié-e-s statutaires au bénéfice d'une autorisation de séjour (permis B) et des réfugié-e-s admis à titre provisoire (permis F).
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L'Etat major Ulysse (EMU), activé en mars 2022 et présidé par le chef du SASoc a continué à remplir ses missions qui sont d'assurer la coordination de tous les acteurs et actrices impliqués dans l'accueil, l'hébergement, l'encadrement des personnes du domaine asile et réfugiées. Avec l'objectif de garder une vision d'ensemble et d'adopter des solutions transversales, l'EMU est organisé en 8 cellules interdirectionnelles. Le chef de l'Etat major informe régulièrement de l'état de situation la Délégation du Conseil d'Etat pour la crise migratoire, composée des conseillers d'Etat Philippe Demierre (Président) et Romain Collaud et de la conseillère d’Etat Sylvie Bonvin Sansonnens.
Le dispositif d'accueil, dont la composante essentielle est le centre des Grand-Places, a été mis sous pression par les nombreuses arrivées, ainsi que par l’état de santé des nouveaux arrivants. En effet, une partie importante de cette population souffre de problèmes de santé (physique et psychique).
Le dispositif d'hébergement en première phase d'accueil compte 8 foyers, d'une capacité d'environ 900 places. Ce dispositif a été enrichi en février d’un nouveau foyer sur le site de l’ancienne caserne de la Poya (cf. « inauguration site Poya » ci-dessous). Le Foyer de Charmey a lui été définitivement fermé en avril, comme le prévoyait le contrat de bail. La seconde phase d’accueil est composées d’appartements. A cet effet, des baux à loyer ont été signés pour plus de 1230 appartements et les recherches pour de nouveaux appartements continuent.En addition aux foyers de premier accueil, 2 foyers bas seuil (140 places) sont dédiés aux personnes NEM / RAD et un foyer (58 places) est spécialement réservé pour les personnes vulnérables.Tout au long de l'année, le Service a effectué des visites inopinées dans les différents foyers afin d'en contrôler la bonne marche. De plus, les prospections en vue de disposer à moyen terme d’un nouveau bâtiment pour l’asile ont commencé. Finalement, 68 familles d’accueil fribourgeoises continuent à accueillir un total de 107 personnes.
Le personnel d’encadrement de Caritas et ORS a poursuivi ses tâches auprès des personnes dans les domaines de l’aide sociale ainsi que de l’intégration professionnelle et sociale. Certains changements, décidés au niveau fédéral, comme notamment l’obligation d’annonce de la prise d’un emploi (au lieu de l’obligation d’autorisation) pour les personnes avec un statut S, ont eu un impact significatif dans la gestion des dossiers et ont exigé des adaptations du dispositif.
Préscolarisation : Une période de préscolarisation est assurée pour plusieurs dizaines d'enfants sur les sites des Grand-Places, des Passereaux et de la Maison de la formation et de l'intégration (MFI) à Matran. Cette étape de préscolarisation est centrée sur l'apprentissage des codes scolaires et de la langue de scolarisation.
Scolarité et cours de langue : Au début de l'année scolaire 2025, 745 élèves (1H-12H), dont 543 en provenance d'Ukraine et 202 d'autres provenances étaient accueillis dans le système scolaire fribourgeois.Pour les adultes, une palette de cours de langues intensifs, semi-intensifs ou à visée intégrative assurent l'apprentissage de l'allemand et du français, essentiels en vue d'une intégration sociale et professionnelle. Sur le seul mois de décembre 2025, ce sont 984 personnes qui ont bénéficié de ces cours.
Emploi : Après avoir atteint le niveau A2 en français ou allemand, les personnes du domaine asile et réfugiés sont suivies par le Service d'intégration ORS ou Caritas en vue d'une insertion professionnelle. Des formations qualifiantes continuent d'être mises en place en partenariat avec l'économie privée.
Santé : Le suivi médical des personnes du domaine de l’asile est assuré par le réseau santé ORS en coordination avec le Service du médecin cantonal SMC. L'étroite collaboration avec le Réseau fribourgeois de santé mentale RFSM est essentielle au vu du grand nombre de personnes manifestant des problèmes psychiques liés aux traumatismes.
Sécurité : Une collaboration étroite avec la Police cantonale et les polices communales est assurée afin d’entretenir une vigilance permanente sur l’ensemble du dispositif.
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Dans le contexte du programme d’intégration cantonal 2024-2027 (PIC 3), le canton a soutenu 15 associations qui développent des projets en matière de vivre-ensemble et 5 associations dans le domaine de la petite enfance. Par ailleurs, une demi-journée de réflexions et de travail a été organisée le 13 novembre pour les membres du « Groupe-réseau », qui accompagnent l'implémentation du PIC et favorisent les échanges interinstitutionnels.
Programme « Envole-moi » : Lancé par la DSAS en 2018, le programme d'encadrement et d'intégration pour mineur-e-s et jeunes non accompagné-e-s (MNA et ex-MNA) relevant de l'asile et des réfugiés vise à encadrer et intégrer les MNA et ex-MNA jusqu'à 25 ans, prenant en compte tous les volets essentiels à leur développement. Ce programme était suivi à la fin de l'année 2025 par 295 jeunes (2024 : 271) dont 72 sont arrivé-e-s en cours d’année.
Les États généraux pour les mineurs non accompagnés organisés le 20 mars 2025 ont réuni plus de 80 acteurs étatiques, privés et associatifs, avec pour objectif de mieux coordonner les actions en faveur de l’intégration sociale et professionnelle de ces jeunes particulièrement vulnérables. Un temps fort a été la présentation par la Haute école de travail social HETS d’une démarche participative impliquant directement les jeunes concernés, marquant un moment d’émotion et de prise de conscience collective. Cet événement a lancé un appel à l’action pour renforcer la collaboration et l’efficacité des dispositifs existants.
Face à la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs clés et animé par une volonté d’inclusion sociale durable, le SASoc met en œuvre quatre programmes de formation innovants destinés aux personnes issues de l’asile et du domaine des réfugié-e-s : Cap Saveurs (aide de cuisine), TechSkills Academy (ferblantier, installateur en chauffage, installateur sanitaire), Intégration & Soins (auxiliaire de santé), Façonne ton avenir (gros œuvre et construction). Développées en étroite collaboration avec le secteur privé et les organisations faîtières, ces mesures répondent à la fois aux besoins du tissu économique fribourgeois et aux aspirations professionnelles des personnes migrantes. Ces programmes reposent sur une approche intégrée combinant formation qualifiante, renforcement des compétences linguistiques, accompagnement à l’insertion professionnelle et suivi individualisé par du job coaching. Cette démarche favorise une intégration professionnelle durable et adaptée aux réalités du marché du travail. À ce jour, 45 personnes ont bénéficié de ces mesures. Plus de 50 % d’entre elles ont obtenu un emploi ou poursuivent une formation initiale de type AFP ou CFC.
La plateforme FRintegration.ch a connu une refonte majeure de son interface utilisateur, rendant l’expérience plus intuitive et mieux adaptée aux besoins des réfugiés et des acteurs de l’intégration. Les coulisses de la plateforme ont été optimisées pour faciliter les démarches des entreprises souhaitant recruter des bénéficiaires du permis S, avec des outils simplifiés de mise en relation et de gestion des profils. Une campagne de communication ciblée sur les réseaux sociaux a renforcé la visibilité de la plateforme et mobilisé davantage de partenaires économiques et institutionnels.
Une collaboration avec l’association Rock your Life a été mise en place. Cette association met en œuvre un programme de mentorat par les pairs pour les élèves de l’EPAI issus de la migration, âgés entre 15 et 18 ans. Cet accompagnement individualisé contribue de manière significative à l’intégration et au développement personnel des jeunes concernés.
Le Campus de La Poya a été inauguré : un second bâtiment du site de l’ancienne caserne de la Poya est désormais exploité pour les besoins de l’asile. Ce bâtiment héberge un foyer d’accueil, ainsi des locaux dédiés à l'apprentissage des langues pour les réfugié-e-s et les requérant-e-s d’asile. Les enfants des personnes fréquentant ces cours peuvent être accueillis à La Libellule, une garderie adaptée. Ce bâtiment est donc géré conjointement par les mandataires du SASoc, ORS et Caritas Suisse.
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Face aux différents constats relevés notamment dans le cadre du sondage en matière d’addictions (mené en 2024), le SASoc pilote une stratégie addictions, intégrée à la planification cantonale du Service du médecin cantonal en matière d’addictions, pour améliorer l’accès aux soins, la prévention, la coordination et la qualité de vie des personnes issues de l’asile et des réfugié-e-s. Déployée sur 2025–2027, elle passe d’une phase de conception cette année à une mise en œuvre opérationnelle en 2026, suivie d’une évaluation prévue en 2027. La stratégie s’articule autour de cinq axes forts – prévention, thérapies et soutiens, réduction des risques, sanctions et pilotage – et s’aligne sur les quatre piliers de la politique fédérale. Elle intègre une veille active des besoins sur le canton.
Le canton de Fribourg a accueilli un enfant blessé de la bande de Gaza et sa famille. Le Conseil d’Etat avait décidé en novembre de prendre part à l’action humanitaire MEDEVAC de la Confédération. L’enfant accueilli nécessitant des soins spécifiques en raison de ses blessures, il a été transféré à l’HFR à son arrivée en Suisse. Il est accompagné de membres de sa famille, qui ont été pris en charge selon les processus habituels du domaine de l’asile. L’arrivée de ces personnes a nécessité une coordination intense entre les départements concernés de la Confédération, les partenaires externes, les services de la DSAS ainsi que l’HFR.
Le projet A domicile + propose des appartements protégés destinés à des requérants d’asile âgés et semi-autonomes, afin de retarder ou éviter une entrée en EMS tout en garantissant sécurité, bien-être et accompagnement individualisé. Il repose sur une prise en charge pluridisciplinaire (soins, suivi social, restauration, activités et cours de langue) tenant compte des spécificités culturelles et migratoires. Cette alternative vise à préserver l’autonomie des bénéficiaires tout en optimisant l’utilisation des structures médico-sociales existantes.
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Dans le domaine de la petite enfance, une convention tripartite entre le SASoc, le SSP et l’association d’utilité publique PanAae (Préparation à la naissance, attendre et accueillir un enfant) a été signée. Le mandat confié à PanAae a pour objectif de promouvoir l’autonomie, la santé et le bien-être social des femmes enceintes et ou des couples allophones issus de l’asile ou réfugiés notamment par un suivi postnatal adapté, des cours de préparation à la naissance et à la parentalité ainsi que des cours de gym postnatale. L’un des éléments distinctifs est le recours à l’interprétariat, qui garantit un accompagnement adapté aux besoins du public concerné.
Le projet pilote mené avec l’Office Familial s’est soldé par un succès. Le projet a pour objectif de mettre en place, au Centre des Grand-Places, des consultations en puériculture. Un mandat de prestations a été conclu afin de pérenniser les consultations infirmières pour les enfants dès la naissance et jusqu’à la rentrée scolaire. Cette action vise à encourager le développement précoce de l’enfant et à soutenir la parentalité dans un contexte de migration souvent complexe, marqué par des changements fréquents et des situations de grande vulnérabilité. Depuis le début du projet, toutes les familles du centre d’accueil ont pu bénéficier de l’offre, ceci correspond à 357 consultations de puériculture.
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A la fin de l’année 2025, le mandataire ORS encadrait 4'863 personnes accueillies dans le cadre de l'asile (2024 : 4'622), dont 2'961 en provenance d'Ukraine (2024 : 2'765). Parallèlement, le mandataire Caritas encadrait un total de 3'489 personnes (2024 : 3'314), dont 3'263 avec un statut de réfugié-e (2024 : 3'145). Au total, à la fin 2025, le canton comptait 8'126 requérant-e-s d'asile et réfugié-e-s (2024 : 7'767).
Concernant les arrivées au cours de l'année 2025, il est à noter que la migration en provenance d'Ukraine s'est stabilisée à un niveau élevé, avec une légère diminution entre février et mai. Ainsi, ce sont 381 personnes qui sont arrivées d'Ukraine dans le canton (2024 : 565).Les arrivées depuis d'autres provenances que l'Ukraine se sont également maintenues à un niveau élevé, soit 581 personnes (2024 : 719), avec une baisse entre les mois de février et juillet. En parallèle, 101 personnes réfugiées sont arrivées dans le canton (2024 : 106). Ainsi, sur l’année 2025, un total de 1'063 personnes sont arrivées dans le canton (2024 : 1'284) tous les statuts confondus.
Aide matérielle, frais d’encadrement et d’intégration :
Type d’aide en francs 2024
2025
Demandeurs-euses d'asile, personnes admises à titre provisoire
Aide matérielle, frais du personnel d'encadrement et d'administration, frais de fonctionnement des centres d'hébergement
29 189 778
33 145 784
Dont à charge de l’Etat 11 477 248
15 148 070
Personnes RAD et NEM
Aide matérielle, frais du personnel d'encadrement, d'administration et d'hébergement, frais de fonctionnement du foyer «bas-seuil»
5 534 972
6 583 963
Dont à charge de l’Etat 3 042 678
3 968 357
Personnes avec permis S Aide matérielle, les frais du personnel d'encadrement et d'administration ainsi que les frais de fonctionnement des centres d'hébergement 54 639 628
52 927 576
Dont à charge de l’Etat 11 732 652
10 455 340
RéfugiésAide matérielle et frais d'encadrement 23 661 900
27 518 534
Dont à charge de l’Etat 6 030 709
8 038 980
Intégration des personnes requérantes d'asile, des personnes admises à titre provisoire et des personnes avec permis S 10 341 229
16 279 900
Intégration des réfugié-e-s et des réfugié-e-s admis à titre provisoire 2 486 717
3 028 678
En complément du tableau ci-dessus, il est utile de préciser que les forfaits versés par la Confédération pour les personnes avec un Permis S se sont montés à 42'472'236 francs (2024 : 42'906'976). Après prise en compte des frais supplémentaires liés aux personnes venant de l’Ukraine (permis S), dans le cadre du budget d’aide sociale de l’asile, il résulte des dépenses excédentaires à la charge de l'Etat de 14'960'148 francs (2024 : 11'883'489).
Aide aux victimes d’infractions
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Le Service est chargé de l'application de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions du 23 mars 2007 (LAVI; RS 312.5). L'aide aux victimes comprend trois volets distincts. Premièrement, une aide immédiate et à plus long terme est fournie par les deux centres de consultation LAVI du canton, Solidarité femmes et le centre de consultation pour enfants, hommes et victimes de la circulation, sous forme de conseil, soutien psychologique, aide médicale, juridique, matérielle, sociale et hébergement.
Deuxièmement, les droits de la victime sont garantis selon les dispositions du code de procédure pénale suisse, en particulier le droit au respect de sa personnalité durant toutes les phases du procès pénal. Troisièmement, une réparation financière à titre d'indemnisation ou de réparation morale auprès du canton où l'infraction a été commise est assurée aux victimes. L'aide aux victimes est subsidiaire, en ce sens qu'elle n'est fournie que lorsque ni l'auteur-e de l'infraction, ni les assurances sociales ou privées ne versent de prestations.
Le Service a élaboré, en collaboration avec les centres de consultation LAVI, une charte pour les prestataires d’autodéfense, qui l’ont tous signée.
A l’initiative du Service, la Direction a chargé l’institut Interface, à Lausanne, de conduire une analyse du dispositif LAVI dans le canton afin d’apprécier son adéquation avec les besoins actuels des victimes, de préciser les ajustements nécessaires et d’en estimer les retombées. Le rapport à déposer par le mandataire devra comprendre des propositions d’amélioration du dispositif, sous forme de variantes (statu quo, rapprochement des deux centres, voire fusion, et enfin, solution optimale dans l’intérêt des victimes, avec une vision cantonale et une stratégie de prise en charge des victimes et de lutte contre la violence). Le mandataire a commencé ses travaux à la fin de l’année. Un groupe d’accompagnement composé d’une délégation du SASoc et des centres LAVI collaborera avec le mandataire.
Le centre LAVI genevois a établi une brochure complète (« Mon journal de bord ») informant les victimes sur leurs droits dans la procédure pénale et sur le mode de fonctionnement de la justice. Les explications sont présentées de manière simple et concrète. Dans le but de faciliter l’accès aux prestations LAVI, les autorités LAVI cantonales vont s’inspirer de cette brochure, avec l’autorisation du centre LAVI genevois, pour créer un support analogue. Les travaux d’adaptation à la réalité fribourgeoise sont en cours.
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Projets de la Confédération ayant une incidence sur la pratique cantonale et projets du canton
Le canton travaille, en collaboration avec les autres cantons romands et le secrétariat général de la CDAS à la mise en œuvre du numéro de téléphone central pour l'aide aux victimes, qui devrait intervenir le 1er mai 2026. Le coordinateur cantonal a participé tout au long de l'année à de nombreuses séances tant au niveau suisse que romand. Les cantons romands travaillent à la mise en place d’une ligne téléphonique unique pour leur territoire durant la nuit et le week-end. Le comité de pilotage du projet est présidé par le Chef du Service de l'action sociale du canton.
Les Conseillers d’Etat, Directeurs SJS et SAS, ont chargé Solidarité femmes fribourg de réaliser une étude des besoins en matière de lutte contre la traite des êtres humains dans le canton de Fribourg. Cette étude, déposée le 20 février 2025, a pour objectif de faire un état des lieux de la situation fribourgeoise et d’identifier les besoins en matière de protection des victimes de traite. Elle propose trois solutions d'amélioration pour le canton : une solution minimale, une solution intermédiaire et une solution optimale. La solution minimale consiste en le statu quo avec une prise en charge des cas limitée aux prestations LAVI par les deux centres et une réorientation vers des hébergements cantonaux ou extra cantonaux. La solution intermédiaire devrait garantir une meilleure prise en charge des victimes, notamment à travers une détection, un accompagnement et un hébergement sécurisé adéquats, assurés par des professionnel-le-s. Pour répondre à ces critères, un secteur spécialisé bilingue devrait être créé au sein d’une institution existante. Enfin, la solution optimale devrait aboutir à la mise en place d’une organisation spécialisée bilingue, à créer. En attendant la validation du résultat de l’étude par l’autorité politique, la table ronde cantonale pour la lutte contre la traite des êtres humains avait proposé l’engagement pour 2026 d’un coordinateur cantonal en la matière. Cet engagement a été reporté à une année ultérieure, compte tenu de l’état des finances cantonales.
Coordination cantonale
Le Service a réuni les membres de la coordination cantonale, représentant les principaux acteurs et actrices du dispositif cantonal LAVI (centres de consultation, police, justice, médecins, psychologues, équipe mobile d'urgences psychosociales du RFSM, avocats et avocates, écoles, HFR, représentant du secteur asile et services sociaux). Il a aussi réuni, à trois reprises, les responsables des centres LAVI, à des fins d'harmonisation de la pratique. Le Service a en outre participé aux séances des entités suivantes : mécanisme cantonal de protection des victimes de traite des êtres humains, commission cantonale contre la violence au sein du couple et ses impacts sur la famille, conférence régionale de l'aide aux victimes.
Le Service a enfin organisé une matinée de formation des centres LAVI sur le nouveau droit pénal sexuel, entré en vigueur le 1er juillet 2024. Il était également représenté dans le Groupe de travail mis sur pied par le procureur général à la suite du féminicide d’Epagny, rassemblant les acteurs du domaine de la violence domestique, l’objectif étant de définir une marche à suivre pour renforcer la coordination lors de situations préoccupantes en matière de violences domestiques.
Collaboration avec les tiers prestataires
Le canton a proposé à Solidarité femmes fribourg de renouveler son mandat pour une durée de trois ans, jusqu’en 2028.
Le Service a reconnu l’existence d’un groupe de parole dans le Sud du canton, destiné aux femmes victimes de violences sexuelles. Il s’agit d’un projet pilote, « Au-fil-des-maux », soutenu pendant une année.
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Dossiers et décisions 2024
2025
Dossiers traités par le Service (toutes prestations confondues) 724
779
Ecritures comptables (toutes entrées et sorties confondues) 1'632
1'686
Décisions en matière d’aide à plus long terme, y compris la prise en charge des frais d’avocat 91
68
Décisions d’approbation d’hébergement hors canton 4
8
Décisions d’approbation de thérapies alternatives 12
5
Décisions en matière d’indemnisation et de réparation morale 28
50
Recours formés auprès du Tribunal cantonal 1
1
Dépenses
Pour l'année 2025, les dépenses LAVI se sont élevées globalement à 2'443'441 francs (2024 : 2'061'515).
Cela représente une augmentation de 18.53% par rapport à l'année précédente.
Dépenses de l’exercice 2024
2025
Aide :
Dont :
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Hébergement :
2025 : Fr. 469'250
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Aide juridique :
En 2025 Fr. 227'607 (2024 : 171'489)
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Aide psychologique :
En 2025 Fr. 98'709
870'205
872'796
Aide et remboursements autres cantons (art. 18 LAVI) 54'519
80'175
Indemnisation (dommage matériel) -60'196
18'350
Réparation morale 239'011
217'036
Frais de contentieux LAVI (poursuites) 1'221
1'362
Subventions à Solidarité femme et aux partenaires du dispositif 956'755
1'253'722
Total 2'061'515
2'443'441
S’agissant des recettes, le montant des prestations récupérées par le canton auprès des auteur-e-s d’infractions (art. 7 LAVI) s’est élevé à 50'658 francs (2024 : 119'949).
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Aide au recouvrement et avances de contributions d’entretien
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Le Service est chargé de fournir une aide appropriée au recouvrement des contributions d'entretien telles que fixées par un jugement exécutoire ou une convention homologuée en faveur d'enfants, de conjoints et conjointes ou d'ex-conjoints et ex-conjointes domiciliés dans le canton. Parallèlement, en cas de non-paiement par la personne débitrice, le Service peut accorder aux personnes bénéficiaires des avances mensuelles lorsque leur situation financière le justifie. Le Service doit assumer d'une part des tâches liées au recouvrement des créances alimentaires, et d'autre part l'information, le conseil et l'écoute tant auprès des personnes bénéficiaires de l'aide que des personnes débitrices des contributions d'entretien. Il assume aussi la gestion et le suivi administratif, financier, juridique, comptable et analytique.
S'agissant des personnes créancières d'aliments, le Service les informe et les reçoit en entretien, statue sur leur droit, procède à la facturation mensuelle des contributions d'entretien et au versement d'avances, révise annuellement leur situation, assure la gestion du contentieux et statue sur les réclamations.
A l'égard des personnes débitrices des contributions d'entretien, le Service procède aux démarches de recouvrement à l'amiable, par la voie de l'exécution forcée (poursuites, saisies de revenus) et judiciaires (avis aux tiers débiteurs, requêtes de sûretés et de séquestre ainsi que plaintes pénales) auprès des préfectures, autorités de poursuite pénale ainsi qu'auprès des tribunaux civils et pénaux du canton.
Depuis 2022, le Service peut avoir recours aux services des inspecteurs sociaux lorsqu'il dispose d'indices concrets de perception indue de l'avance par la personne créancière. En 2025, le Service a délivré trois mandats d'observation. Il a par ailleurs introduit 25 procédures de séquestre et/ou de sûretés qui, pour certaines, ont abouti à la conclusion d’accords.
Sur le plan régional, le Service a participé en 2025 à six séances de la Conférence latine des autorités de recouvrement et d'avances des contributions d'entretien, lesquelles garantissent l'échange indispensable d'expériences entre ses membres, ainsi que la formation continue au moyen de conférences thématiques.
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Aide au recouvrement et avances de contributions d'entretien
Démarches d’encaissement 2024
2025
Comparutions devant le Tribunal civil d’arrondissement dans les différents districts du canton 8
2
Comparutions devant les autorités de poursuite pénale 8
10
Réquisitions de poursuite déposées 458
423
Demandes de saisie de salaire 61
55
Plaintes pénales déposées 130
140
Séquestres et sûretés 21
26
Observations (par les inspecteurs sociaux) 3
3
Avances de contributions d’entretien 2024
2025
Montant total des avances de contributions d’entretien et des frais de procédures de recouvrement versées par l’Etat au 31 décembre 2024 7'534'133 Fr.
7'878'265 Fr.
Recouvrement de contributions d’entretien 2024
2025
Montant net récupéré sur les avances de contributions d’entretien
- Dont 143 336 francs ont été récupérés via la société de recouvrement mandatée par l’Etat
- Taux de recouvrement
- Le montant non récupéré est réparti à parts égales entre Etat et communes (art. 81 al. 2 LACC)
3'594'277 Fr.
47.71%
3'492'992 Fr.
44.34%
Récupération des contributions d’entretien non couvertes par les avances de l’Etat, en faveur exclusive des personnes créancières de l’obligation d’entretien 2'305'120 Fr.
2'170'352 Fr.
Montant total encaissé par le Service dans ses activités de recouvrement de contributions d’entretien 5'899'397 Fr.
5'663'344 Fr.
Traitement des dossiers 2024
2025
Dossiers traités au 31 décembre
- dont dossiers relevant de l’application de la Convention internationale dite de New-York (domicile à l’étranger de la personne débitrice ou créancière de l’obligation d’entretien, l’autre devant être domiciliée dans le canton)
1'439
91
1'433
91
Nouvelles demandes enregistrées 198
203
Décisions (ouverture, clôture, etc.) 700
704
Révisions effectuées et formalisées par une décision 658
525
Réclamations enregistrées par le Service* 32
18
- Réclamations admises
13
9
- Réclamations rejetées
18
9
Recours déposés par les bénéficiaires 3
2
- Recours admis par la DSAS
0
0
- Recours rejeté par la DSAS
1
1
- Recours admis par le Tribunal cantonal
0
0
- Recours déclarés irrecevable par la DSAS
1
0
- Procédure en cours
2
1
Dossiers terminés 429
432
*Certaines réclamations aboutissent à une reconsidération de la décision attaquée et ne sont donc pas comptées dans une des trois rubriques (admission, rejet ou irrecevabilité).
Action sociale et politique familiale
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Action sociale
Le Service contribue sous différentes formes à la coordination du dispositif cantonal d’action sociale et au renforcement de sa cohésion. Il procède à un travail d’information auprès du public (Fribourg pour tous), soutient les interventions de services sociaux spécialisées (art. 14 LASoc) et mène des actions de prévention (jeu excessif ou surendettement). Le Service promeut l’action sociale en visibilisant cette thématique. Il s’occupe notamment de la réalisation du Rapport cantonal sur la situation sociale et la pauvreté. Il siège également à la Commission cantonale des affaires culturelles.
- Le Service a poursuivi le renouvellement des conventions établies avec les services sociaux spécialisés dans le cadre de l’article 14 LASoc. Cette mise à jour est réalisée sous la forme de mandats de prestations. Par ailleurs, un nouveau mandat a été élaboré avec la Banque alimentaire fribourgeoise.
- Le Service a suivi le déploiement du projet de consultations sociales de Caritas Fribourg dans les différents chefs-lieux du canton. Il a présidé un groupe de suivi réunissant trois conseillers communaux et assuré une évaluation de ce projet dont la phase pilote s’est terminée fin 2025.
- Le Service a participé à l’élaboration du plan de mesures 2027-2031 de la stratégie durabilité et a proposé trois mesures dont il assurera le pilotage.
- Dans le cadre de la révision de la loi sur l’aide sociale, le Service a préparé un concept de concrétisation des nouvelles dispositions légales concernant la prévention sociale.
- Le Service a organisé la mise au concours du Prix du social de l’Etat de Fribourg 2025. Il a organisé les délibérations du jury et préparé avec l’association lauréate la remise du Prix en novembre 2025.
- Le Service a présidé le comité de coordination du développement du projet de Banque alimentaire fribourgeoise qui a été dissous à la suite de l’inauguration des locaux de la Banque alimentaire fribourgeoise sur le site de la Poya.
- Le Service a représenté la Direction dans le comité de l’association porteuse du projet de création d’une structure pérenne d’observation et de documentation des réalités sociales dans le canton. Un rapport d’évaluation de pertinence et de faisabilité d’une telle structure a été soumis à l’assemblée générale en décembre 2025.
- Le Service a participé à la création d’un groupe intercantonal visant des échanges entre cantons romands au sujet de la prévention de la lutte contre le surendettement (GICS) et a présidé ce groupe en 2025.
- Le Service a participé au groupe de travail chargé d’organiser la journée d’automne de l’Association romande et tessinoise des institutions d’action sociale (ARTIAS).
- Le Service a collaboré avec le SOPFA dans le cadre de l’appel d’offres pour l’animation du nouvel Espace d’Apprentissage du SOPFA.
Politique familiale
Afin de promouvoir une vision globale des besoins des familles du canton ainsi que des interventions et enjeux en matière de politique familiale, le Service assure la coordination visant à développer une stratégie cantonale, en collaboration avec le Bureau de l’égalité hommes-femmes et de la famille, le Service de l’enfance et de la jeunesse ou encore le Bureau d’intégration des migrant-e-s. Le Service siège également à la Commission cantonale de l’égalité hommes et femmes et de la famille.
- Le SASoc, avec l’Etablissement cantonal des assurances sociales (ECAS), a préparé la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les prestations complémentaires pour les familles. Il a participé à un groupe de travail avec l’ECAS (rédaction des directives, questions concrètes de mise en œuvre des prestations) et à un groupe de discussion sur la création des guichets familles réunissant l’ECAS et les services sociaux régionaux.
- Le SASoc a organisé un atelier thématique le 24 juin 2025 réunissant les différents professionnel-le-s du domaine de la politique familiale afin de lancer un réseau des familles visant à améliorer la coordination et à visibiliser les prestations destinées aux familles. Un partenariat renforcé avec l’association Pro Familia Fribourg a débuté durant l’automne afin de développer ce réseau.
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Le fonds a pour but d’accorder des subventions à des institutions sociales privées, reconnues d’utilité publique, sans but lucratif, qui développent ou gèrent des projets sociaux en faveur de personnes vivant dans la précarité ou la pauvreté. Grâce à ce Fonds, 18 associations ou fondations ont bénéficié d’un soutien financier en 2025 dont une a été lauréate du Prix du social 2025, pour un montant de 519'226 francs (2024 : 306'775).
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Le Service assume la présidence et le secrétariat de la Commission cantonale de prévention et de lutte contre le jeu excessif et le surendettement (CPLJS) ainsi que la gestion du Fonds de prévention et de lutte contre le jeu excessif. En 2025, le Fonds a accordé des subventions pour un montant total de 272'534 francs (2024 : 273'114).
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La Commission d’utilisation du fonds de désendettement est composée de représentants de divers domaines d’activité. Elle a siégé à quatre reprises et s’est déterminée sur onze demandes de désendettement. Elle a rendu onze décisions positives pour un montant de 253'159 francs (2024 : 28'242).
Fonds Variation
Fr.
Montant disponible pour l’octroi de prêts au 1er janvier 2024 1'305'009.45
Montant prêté par le Fonds ./.
253'159.70
Montant remboursé au Fonds +
83'922.00
Montant disponible pour l’octroi de prêts au 31 décembre 2024 1'135'771.75
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Flux soutenu et intensification du travail
Fribourg pour tous (FpT) a pour mission d’assurer à l’ensemble de la population du canton de Fribourg un accès simple, neutre et convivial à des informations personnalisées. Les informations fournies permettent aux personnes de s’orienter au sein du réseau social vers les services d’aide professionnelle les plus appropriés à leurs besoins, en toute confidentialité, gratuitement et sans engagement, dans une visée préventive afin d’éviter la détérioration des situations sociales.
En 2025, FpT a répondu à 2'163 demandes (2024 : 2'186). Les domaines les plus concernés par ces demandes sont la gestion administrative (32%), les questions liées aux assurances sociales (28%), les conflits et litiges (14%), les problématiques de santé, de logement et de besoin d’aide matérielle (12%). La majorité des personnes s’adressant à FpT concernant une aide matérielle se trouvent légèrement au-dessus des normes d’aide sociale. Ce sont majoritairement des familles monoparentales, généralement des femmes seules avec des enfants en bas âge. Ces situations concernent également des hommes célibataires vivant seuls.
FpT fait face à un flux soutenu et permanent des demandes et une intensification du travail. Cette situation, proche de la saturation au vu des ressources et moyens disponibles, génère des réflexions de réorganisation et de réaménagement afin d’assurer des prestations de qualité et des conditions de travail satisfaisantes.
Des rencontres interinstitutionnelles ont été organisées avec les organismes du réseau socio-sanitaire, où chacun a pu présenter ses prestations et échanger sur les modalités de collaboration.
En 2025, FpT a accueilli une stagiaire en cours de formation à la Haute école de travail social pour devenir assistante sociale. Sa formation pratique s’est déroulée sur six mois (février à juillet 2025). Durant cette période, elle a pris activement part aux activités de réflexion et de réorganisation du travail et de l’accueil ainsi qu’aux activités de numérisation documentaire.
Chiffres-clés
de Fribourg pour tous aux demandes de la population.
arrivés dans le canton.
LAVI ont été traités.