Le Service de la santé publique (SSP) traite les questions en relation avec les grandes thématiques de santé publique Il adhère à la vision suivante :
- la population fribourgeoise est actrice de sa santé et de son bien-être avec le soutien et la collaboration de toutes les parties prenantes ;
- le SSP considère tous les déterminants de la santé et travaille de manière interdisciplinaire et intersectorielle ;
- le SSP contribue à façonner un système de santé intégré, où tous les maillons de la chaîne, comprenant la médecine communautaire, la médecine pré-hospitalière, les hôpitaux et cliniques et les soins de longue durée, collaborent de manière coordonnée pour offrir aux patients des soins de qualité à un coût abordable.
Faits marquants
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Afin de regrouper les soins de longue durée dans un même service, le dossier des soins et de l’aide à domicile a été transférés au Service de la Prévoyance Sociale (SPS) à partir de mars 2025.
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Dans le cadre de la planification hospitalière, les offres reçues ont été traitées et un projet de rapport incluant un projet de nouvelle liste hospitalière a été rédigé.
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D’importants travaux nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle des 7 mesures visant à garantir des urgences publiques vitales et non vitales accessibles et proches de la population (contre-projet à l’initiative pour des urgences hospitalières publiques 24/24 de proximité) ont été réalisés.
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Par ailleurs, le SSP a participé aux travaux pour la mise en œuvre de l’initiative « Pour des soins infirmiers fort » ayant abouti en 2025 à l’adoption par le Grand Conseil de la loi sur l’encouragement de la formation dans le domaine des soins et à l’adoption par le Conseil d’Etat de l’ordonnance y relative. Le SSP a également participé à la mise en œuvre opérationnelle de ce premier volet pour des soins infirmiers forts. Il travaille encore avec d’autres entités, à la mise en place des mesures pour améliorer les conditions de travail du personnel soignant en anticipation de la future loi fédérale.
Afin d’améliorer la couverture des besoins de la population fribourgeoise en médecin de premiers recours, le SSP a accompagné les travaux relatifs à la mise en place du cursus fribourgeois de médecine de famille.
Le SSP a été encore été impliqué dans la coordination relative à l’opération menée par le SEM (Secrétariat d’Etat aux migrations) concernant l’accueil d’un enfant blessé de Gaza et de ses proches.
Hôpitaux et prestataires de soins
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HFR – hôpital fribourgeois. Pour donner suite à l’acceptation en 2024 par la population fribourgeoise d’un décret permettant à l’Etat un cautionnement à hauteur d’un montant de 105 millions de francs en faveur de l’HFR pour le financement de ses investissements nécessaires 2024 – 2026, le prêt bénéficiant de ce cautionnement est en cours d’analyse auprès d’une banque.
Parallèlement, les travaux relatifs à la situation financière préoccupante de l’HFR se sont poursuivis afin de lui permettre de se rapprocher de l’équilibre financier tel que demandé par le Conseil d’Etat.
Des mesures d’efficience ont été prises, accompagnées d’un suivi réalisé par la taskforce comprenant des membres de l’hôpital fribourgeois (HFR) et du Service de la santé publique (SSP), tel que souhaité par le Conseil d’Etat. Ces mesures, au nombre de 15, ne peuvent pas encore montrer pleinement leurs effets, les mesures les plus importantes n’ayant été mises en œuvre qu’au 1er novembre 2025.
Le plan financier et le plan de trésorerie qui lui est associé ont été déposés et sont actuellement analysés.
HIB – Hôpital intercanonal de la Broye. Les discussions relatives au projet d’extension, de transformation et d’assainissement de l’Hôpital intercantonal de la Broye (HIB) se sont poursuivies. En 2024, l’Hôpital intercantonal de la Broye (HIB) avait en effet projeté une adaptation conséquente de ses infrastructures immobilières. En 2025, le projet Horizon a été précisé : il vise à moderniser et centraliser les soins stationnaires sur le site de Payerne, tout en transformant Estavayer-le-Lac en centre ambulatoire fort. Cette initiative constitue une étape clé pour garantir la pérennité de l’HIB et son adaptation aux besoins futurs de la population de la Broye.
RFSM – Réseau fribourgeois de soins en santé mentale. Pour le RFSM, il est prévu la construction d’un nouveau bâtiment qui remplacera l’infrastructure actuelle destinée aux personnes âgées, afin de répondre à ses besoins croissants et aux défis démographiques majeurs du canton de Fribourg. La nouvelle structure devrait comprendre 60 lits stationnaires répartis en deux unités de 30 lits, soit une augmentation de 20 lits par rapport à la situation actuelle, ainsi que 45 lits EMS organisés en trois unités de 15 lits. Par ailleurs, la phase préparatoire de la clinique de jour dédiée aux adolescents a été réalisée, avec une ouverture prévue en juillet 2026.
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L’Etat a dépensé 412 millions de francs pour le financement des séjours hospitaliers intra cantonaux et extras cantonaux de ses concitoyens et concitoyennes ainsi que pour les prestations d’intérêt général (PIG) et autres prestations des hôpitaux publics fribourgeois.
Flux financiers 2025 entre Etat et Hôpitaux
Flux financiers 2025 entre l’Etat et les hôpitaux HFR
RFSM
HIB
Cliniques et maison de naissance1
Hors canton
Total financement Hôpitaux
Prestations stationnaires à charge de l’Etat 130 536 000
29 456 000
11 241 567
35 840 417
107 396 283
314 470 267
Remboursement Service Sinistres Suisse - 257 458
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- 59 981
- 327 638
- 368 539
- 1 013 616
Financement de l’Etat hors achats de prestations 72 556 000
14 280 000
1 562 800
-
-
88 398 800
Total financement de l’Etat 202 834 542
43 736 000
12 744 386
35 512 780
107 027 744
401 855 451
Correction du financement 2024 selon décompte définitif2 6 953 777
2 881 255
- 77 064
9 757 968
Total versement de l’Etat 2025 411 613 419
1 Selon factures reçues jusqu’au 31 décembre 2025.2 Les décomptes définitifs 2025 pour les hôpitaux se feront au cours de l’année 2026 et tiendront compte de l’activité définitive.
Statistiques générales d’exploitation des hôpitaux en soins somatiques et psychiatriques du canton
ETABLISSEMENTS Lits annuels moyens Nombre de sorties3 Nombre de journéesd'hospitalisation4 Durée moyennede séjour Durée moyennede séjour Etat provisoire 2025 au 20.01.2026 soins aigus réadaptation HFR Fribourg 337 17 687 94 765 5,4 HFR Tafers 58 1 442 16 119 8,0 20,5 HFR Riaz 94 2 267 28 932 10,3 17,1 HFR Meyriez-Murten 62 931 18 595 5,6 27,7 HFR total 551 22 327 158 411 5,9 21,4 HIB, site d'Estavayer-le-Lac1 47 626 14 474 0,0 21,6 HIB, site de Payerne1 105 5 471 28 682 5,1 0,0 HIB total 152 6 097 43 156 5,1 21,6 RFSM, site de Marsens 153 2 014 56 627 24,3 RFSM, site de Villars-sur-Glâne 61 712 22 259 27,4 RFSM total2 214 2 726 78 886 25,1 Swiss Medical network - Clinique Générale 57 3 149 9 253 2,9 Hôpital Daler 60 6 602 18 485 Geburtshaus Le Petit Prince 4 489 1 397 2,9 Cliniques privées de Fribourg 121 10 240 29 135 ETABLISSEMENTS Lits annuels moyens Nombre de sorties3 Nombre de journéesd'hospitalisation4 Durée moyennede séjour Durée moyennede séjour Etat définitif 2024 soins aigus réadaptation HFR Fribourg 358 17 182 94 393 5,5 HFR Tafers 54 1 186 15 323 9,3 20,6 HFR Riaz 112 2 771 33 725 9,8 16,8 HFR Meyriez-Murten 73 1 384 21 854 6,3 26,3 HFR total 597 22 523 165 295 6,1 20,7 HIB, site d'Estavayer-le-Lac1 47 666 15 575 0,0 21,5 HIB, site de Payerne1 105 5 604 28 760 4,9 0,0 HIB total 152 6 270 44 335 4,9 21,5 RFSM, site de Marsens 138 1 855 50 594 25,2 RFSM, site de Villars-sur-Glâne 61 739 22 162 26,5 RFSM total2 199 2 594 72 756 25,6 Swiss Medical network - Clinique Générale 57 3 118 9 666 3,10 Hôpital Daler 60 6 514 18 327 Geburtshaus Le Petit Prince 4 439 1 204 2,7 Cliniques privées de Fribourg 121 10 071 29 197 1 Données relatives à l’ensemble de l’Hôpital intercantonal de la Broye (y.c. les patients et patientes vaudois) et sans journées inappropriées.2 Nombre de journées facturées durant la période du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025.3 Ces chiffres comprennent les nouveau-nés et tiennent compte des regroupements selon les règles SwissDRG.4 Conformément à la définition de la durée de séjour de SwissDRG et TARPSY.
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La participation cantonale correspond à 55 % des coûts de l’hospitalisation, les autres 45 % étant à charge de l’assurance obligatoire des soins. S’il s’agit d’une hospitalisation hors canton pour raison médicale, c’est‑à‑dire pour une prestation non disponible dans le canton ou d’une urgence médicale survenue hors canton, le tarif de l’établissement hospitalier qui accueille les patient-e-s fribourgeois s’applique. S’il s’agit du choix de la patiente ou du patient de se faire hospitaliser hors canton par convenance personnelle, c’est le tarif de référence fribourgeois qui s’applique et une éventuelle différence de coût est à la charge du patient ou de la patiente respectivement de son assurance complémentaire. La saisie, le contrôle et la libération pour le paiement des factures hospitalières incombent au SSP.
Le montant dépensé pour les hospitalisations hors canton en 2025 s’élève à 107 millions de francs (2024 : environ 99 millions de francs), ce qui correspond à 13 699 cas (2024 : 13 074 cas).
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A partir du mois de mars 2025, le Service de la prévoyance sociale (SPS) a repris la responsabilité administrative des soins et de l’aide à domicile à la place du SSP. Les factures ont été traitées par le SPS à partir du mois de juillet 2025. Les comptes 2025 restent, en revanche, imputés au SSP ; le passage définitif sera réalisé au 1er janvier 2026. A noter que le SSP reste compétent pour l’octroi des autorisations d’exploitation et de pratique dans le domaine des soins à domicile et, pour une année transitoire encore, en charge du relevé de la statistique fédérale.
Le maintien à domicile a continué de connaître un fort développement. En 2025, les dépenses nettes de l’Etat ont atteint 13.8 millions de francs (2024 : 13.3 millions de francs), dont environ 12.2 millions de francs pour les services d’aide et de soins à domicile mandatés par les pouvoirs publics. Les prestataires privés (indépendants et organisations privées intra et extra cantonaux) ont coûté 3.6 millions de francs (CHF +0.3 million). Ils représentent 26 % des coûts nets à charge de l’Etat. Ce sont ainsi 922 factures, pour 270 300 heures de soins, qui ont été contrôlées et payées durant cette année.
Le SSP a collecté et validé les données de la statistique fédérale de l’aide et des soins à domicile des 223 personnes et institutions concernées (+7 % par rapport à 2024).
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La nouvelle Stratégie cantonale de soins palliatifs 2024-2028 a été approuvée par le Conseil d’Etat le 18 mars 2025. Développée dans une approche collaborative avec les différents partenaires concernés, elle met l’accent sur la formation, les besoins des personnes vulnérables et des proches aidant-e-s ainsi que sur la collaboration interprofessionnelle.
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En 2025, la ligue fribourgeoise contre le cancer a envoyé 22 905 invitations (2024 : 22 017) et 13 972 femmes (2024 : 12 606) ont participé au dépistage du cancer du sein. Pour le dépistage du cancer du côlon, ce sont 25 045 invitations (2024 : 28 912) qui ont été envoyées et 8111 hommes et femmes (2024 : 6802) qui ont participé. Environ 84 cancers du sein (2024 : 70) et 28 (2024 : 40) cancers du côlon et dysplasies de haut grade ont été détectés dans le cadre des programmes de dépistage (les chiffres définitifs ne sont pas encore disponibles pour 2025 au moment de la rédaction, certains cas détectés en fin d’année 2025 devant encore être confirmés).
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En 2025, le SSP a poursuivi les travaux relatifs au renouvellement de la planification hospitalière, un projet d’envergure dont la complexité et les multiples enjeux nécessitent une approche méthodique et concertée. Le calendrier initial a été remanié afin tenir compte des dernières adaptations de la loi fédérale et des enseignements de la jurisprudence. Ainsi, début 2025, le SSP a décidé de mettre à jour les projections des besoins de la population fribourgeoise sur la base des dernières données disponibles de l’année 2023 et a lancé un nouvel appel d’offre. Le traitement des offres reçues et la rédaction du projet de rapport incluant un projet de nouvelle liste hospitalière étaient en voie de finalisation à la fin de l’année. Ce projet fera l'objet d'une large consultation auprès des cantons voisins, des assureurs et des établissements concernés, ainsi qu’auprès de la Commission de planification sanitaire. Il sera également soumis au Grand Conseil pour consultation. Enfin, le Conseil d’Etat arrêtera le rapport de planification hospitalière et la nouvelle liste hospitalière dans le courant 2026.
Promotion de la santé et prévention
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Sur la base de la Stratégie cantonale de promotion de la santé et de prévention (Perspectives 2030), adoptée en mars 2017 par le Conseil d’Etat, le SSP veille à la pertinence des actions de promotion de la santé et de prévention au niveau cantonal, au suivi et à la coordination des différents mandats de prestations, projets et programmes en lien avec les priorités cantonales, notamment l’alimentation, l’activité physique, la santé mentale, l’alcool, les produits du tabac, les produits nicotiniques et les produits similaires.
Par ailleurs, le rapport sur la santé dans le canton de Fribourg de 2025 publié par l’Obsan constitue un outil précieux pour orienter les actions futures. Il souligne l'importance de maintenir une approche globale de la santé, intégrant les dimensions physique, psychique et sociale, tout en tenant compte des particularités de notre tissu économique et social fribourgeois.
En 2025, un accent important a été mis sur la prévention des écrans en collaboration avec REPER, la Direction de la formation et des affaires culturelles (DFAC) et avec le soutien de la Stratégie de développement durable (mise en œuvre de DigiHarmo - plateforme d’information et de soutien pour les familles et les professionnel-le-s). Par ailleurs, le jeu de plateau Ecotopia permet de sensibiliser les jeunes aux bonnes pratiques numériques et vise à réduire leur impact écologique, en particulier climatique.
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Programme cantonal d’action alcool 2024-2028
En 2025, les actions de prévention se sont poursuivies notamment en milieu festif et auprès des jeunes. La mobilisation des partenaires s’est renforcée à travers des actions coordonnées, comme notamment en mars 2025 avec la Semaine nationale dédiée aux enfants de parents avec une addiction. Par ailleurs, les réflexions se sont poursuivies pour la phase pilote du service Smart event destiné aux établissements publics. Enfin, des mesures de sensibilisation et d’information ont été menées auprès des professionnel-le-s et de la population générale sur les risques liés à la consommation problématique d’alcool et sur la protection de la jeunesse.
Prévention tabagisme, produits nicotiniques et produits similaires
Les actions du programme de prévention du tabagisme 2022-2025, ont permis un intense travail de sensibilisation auprès des jeunes et des personnes qui les entourent, en particulier les professionnel-le-s de l’enseignement, des loisirs et les parents, sur les enjeux de santé publique liés à la consommation de tabac, de produits nicotiniques et de produits similaires. En complément aux autres offres d’aide à l’arrêt disponibles au niveau cantonal, 259 fribourgeoises et fribourgeois, ont participé en novembre 2025 à la 4e édition du Mois sans tabac, dans le but d’arrêter de fumer. L’année 2025 a été marqué par les travaux de réécriture du 5e programme de prévention du tabagisme et de la dépendance à la nicotine. Ce nouveau programme, validé par la DSAS et par le fonds national de prévention du tabagisme, sera lancé en janvier 2026. Il couvrira la période 2026 à 2029 et mettra notamment l’accent sur la dénormalisation de l’usage du tabac, des cigarettes électroniques et des produits similaires, en modifiant les perceptions sociales ; la réduction du nombre de consommateurs et consommatrices de produits du tabac, de cigarettes électroniques et produits similaires, notamment chez les jeunes et l’amélioration des conditions cadres favorables à une vie sans tabac et sans nicotine.
À la suite de l’entrée en vigueur le 1er octobre 2024 de la loi fédérale sur les produits du tabac et les cigarettes électroniques (LPTab), le SSP a coordonné un groupe constitué par les représentant-e-s des institutions partenaire et services de l’Etat concernés. Ce groupe a été notamment chargé d’établir un projet de réglementation de mise en œuvre au niveau cantonal, de s’assurer de la répartition correcte des tâches à accomplir par les différents services selon leurs domaines de compétence, et d’identifier les différentes collaborations à mettre en place entre les différents services compétents. Les travaux se poursuivront en 2026.
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En 2025, le SSP a poursuivi et clôturé le Programme cantonal Alimentation, activité physique et santé mentale 2022-2025, tout en lançant les travaux d’élaboration du nouveau Programme cantonal 2026-2029, accepté par Promotion Santé Suisse fin novembre 2025. Durant cette période, le SSP a proposé ou mandaté des partenaires afin d’offrir des formations continues destinées aux professionnel-le-s entourant les enfants, les jeunes et les senior-e-s, permettant de renforcer leurs compétences dans les domaines de la santé mentale, de l’activité physique et de l’alimentation. Parallèlement, des actions de sensibilisation ont été soutenues auprès des publics-cibles pour promouvoir ces thématiques. Le SSP a organisé finalement plusieurs événements de mise en réseau pour favoriser les échanges et la collaboration entre les professionnel-le-s.
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Dans le cadre du concept inter-directionnel de santé à l’école 2023-2027, diverses actions prioritaires ont été entreprises en 2025, notamment l’accompagnement de plusieurs établissements scolaires par REPER pour l’entrée dans le Réseau fribourgeois d’écoles21 avec le soutien de la Stratégie cantonale de développement durable. Ce réseau compte désormais 56 écoles (8 adhésions en 2025). Aussi, divers projets et projets pilotes ont été mis en œuvre, des demandes d’agrément ont été traitées et des formations / moments d’échanges pour les enseignant-e-s / directions d’écoles / partenaires ont été organisés. De plus, une révision de l’article 8 du Règlement pour la promotion de la santé et prévention a été entamée, ainsi qu’un travail de réflexion sur les liens santé-climat/durabilité afin de concrétiser ces aspects dans la mise en œuvre.
Professions et institutions de la santé
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Conformément à la loi sur la santé (LSan), en 2025, la Direction a délivré les autorisations de pratique suivantes :
Fonction Nombre Acousticien en systèmes auditifs 2
Chiropraticiens/chiropraticiennes 2
Diététiciens/diététiciennes 6
Ergothérapeutes 8
Hygiénistes dentaires 5
Infirmiers/infirmières 40
Masseurs médicaux/masseuses médicales 3
Médecins 112
Médecins-dentistes 36
Opticien CFC 2
Opticiens/opticiennes diplomé-e 3
Optométristes 3
Ostéopathes 15
Pharmaciens/pharmaciennes 39
Physiothérapeutes 61
Podologues 3
Psychothérapeutes 16
Sage-femmes 11
Techniciens pour dentiste 2
Vétérinaires 23
Autorisations de pratiquer sous surveillance 70
La Direction a également délivré les autorisations d’exploitation suivantes (y compris les renouvellements d’autorisation) :
Autorisation d’exploitation Nombre Etablissements pour personnes âgées 16
Organisation d’aide et de soins à domicile 14
Services d’ambulances 3
Institutions médico-techniques 4
Institutions ambulatoires 105
Laboratoires d’analyses médicales 2
Institution procréation médicalement assistée 1
Pharmacies publiques 18
Pharmacies d’institution 11
Pharmacies de cabinet ou de centre vétérinaire 15
Drogueries 1
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En 2025, 307 AOS pour des professionnel-le-s de la santé, 21 AOS exceptionnelles pour des médecins et 51 AOS pour des organisations ont été délivrées par la Direction.
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En 2025, la Commission de surveillance des professions de la santé et des droits des patients et patientes a été saisie de 22 nouvelles plaintes et/ou dénonciations. Dans le même temps, la Commission a clos 18 dossiers.
Pour 10 dossiers, elle s’est prononcée sur le fond, soit en statuant elle-même (9 décisions rendues), soit en donnant son préavis à la Direction de la santé et des affaires sociales (DSAS) afin que celle-ci rende sa décision. Sur ces 10 mêmes dossiers, elle a prononcé pour 2 d’entre eux une sanction – amendes infligées à un médecin pour non-restitution à 2 patients de leur dossier médical – tandis qu’elle a classé (ou proposé à la DSAS de classer) 8 plaintes ou dénonciations visant à tort 4 médecins dont un psychiatre ainsi que 4 établissements de soins stationnaires (EMS, hôpitaux).
8 autres dossiers ont été clos soit par médiation (2 cas concernant un hôpital), soit après un retrait de plainte (qui visait un médecin), soit pour incompétence de la Commission à raison du lieu (un cas), soit parce que la Commission a refusé de suivre quatre dénonciations manifestement mal fondées ou impossibles à instruire en l’absence de levée du secret professionnel.
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La gestion des dispenses de l’obligation d’assurance, à l’exception des cas des titulaires de permis G, est assurée par les communes ; celles‑ci peuvent toutefois compter sur l’assistance technique et juridique du SSP pour examiner des dossiers particuliers. Il a ainsi répondu à 208 demandes des communes dont 45 % concernaient des personnes en formation ou en perfectionnement, des assistant‑e‑s doctorant‑e‑s ou stagiaires rattachés à des établissements d’études, alors que près de 43 % concernaient des travailleurs et travailleuses et 12 % des rentiers et rentières.
Le Service de la population et des migrants transmet au SSP l’information relative à l’octroi des permis frontaliers délivrés aux étrangers ; celui‑ci entreprend des contrôles de l’option choisie (assureur LAMal ou caisse‑maladie du pays voisin). Dans le courant de l’année 2025, 487 frontaliers ont été contactés.
Santé numérique
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Depuis sa transformation en communauté nationale, issue de la fusion entre CARA, emedo et eSanità, CARA s’impose désormais comme un acteur central du dossier électronique du patient en Suisse. Cette consolidation a permis d’unifier les forces de plusieurs régions, de mutualiser les infrastructures et de proposer une plateforme cohérente, stable et évolutive à l’échelle du pays.
À fin 2025, la communauté nationale CARA comptera plus de 50 000 dossiers patients ouverts, démontrant une dynamique de croissance claire et soutenue. Grâce à la mobilisation collective et à la vision stratégique des cantons partenaires dont Fribourg, CARA s’affirme comme la plateforme clinique de référence pour la santé numérique en Suisse, capable de répondre durablement aux besoins des patients, des soignants et des institutions.
Le canton de Fribourg, particulièrement engagé dans le déploiement, dépassera pour sa part les 4000 DEP ouverts, grâce à la proximité avec les patientes et patients et à la mobilisation continue des institutions de santé.
Dans cette optique, le SSP a joué un rôle moteur en mettant en place des guichets d’assistance à l’enrôlement, situés à l’Hôpital fribourgeois (HFR) – d’abord sur le site de Fribourg, puis sur celui de Riaz – ainsi qu’à l’Hôpital intercantonal de la Broye (HIB), sur les sites d’Estavayer-le-Lac et de Payerne. Ces guichets offrent un accompagnement personnalisé qui facilite l’ouverture du DEP, renforce la confiance du public et soutient les professionnels dans l’adoption de la solution.
Par ailleurs, le contexte législatif est en pleine évolution. La LDEP (Loi sur le dossier électronique du patient) sera remplacée par la LDSan (Loi sur le dossier de santé) : une évolution qui renforce et étend le cadre existant, sans en modifier les fondements.
Assurance scolaire contre les accidents (ASA)
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Le Service est le répondant pour toutes questions en relation avec l’assurance scolaire contre les accidents. Il a la charge de la liquidation des cas en cours pour les accidents survenus avant le 1er septembre 2006 et gère les archives. En 2025, il a souvent été sollicité pour des informations concernant d'anciens dossiers.
Le Fonds ASA, résultant de la dissolution de l'assurance, prévoit une contribution financière subsidiaire pour les familles qui se retrouvent en situation financière difficile qui font face à des frais engendrés par un accident ou une maladie grave d'un enfant ou d’un jeune à charge. En 2025, il y a eu 2 cas.
Les comptes ASA sont gérés de manière autonome et disposent de leur propre comptabilité. Les transactions n’affectent pas les comptes d’exploitation et le résultat des comptes de l’Etat. Lors de la création du Fonds, il a été prévu que ce dernier ne porte pas intérêt. Au 31 décembre 2025, le Fonds résultant de la dissolution de l’ASA dispose d’un actif de 5 547 530.30 de francs.
Urgences sanitaires
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Le SSP a travaillé sur le développement des 7 mesures visant à garantir des urgences publiques vitales et non vitales accessibles et proches de la population (contre-projet à l’initiative « Pour des urgences hospitalières publiques 24/24 de proximité »). Ce développement s’appuie sur des groupes de travail constitués notamment des partenaires du terrain. Ainsi, l’année 2025 a été consacrée à la réalisation de différentes études et concepts nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle des mesures. Un groupe de travail stratégique composé de partenaires du terrain a suivi les travaux. L’évolution du dossier a également été présenté à un groupe de député-e-s du Grand Conseil.
En 2025, le concept relatif à la mise en place d’une hotline pour la prise en charge des urgences non vitales (mesure 1) est en phase de finalisation.
Un rapport sur le dispositif relatif au Rapid Responder (mesure 4a) est en cours de finalisation.
Un projet d’ordonnance, accompagné d’un rapport explicatif, sur l’équité dans les transports (mesure 5) est en préparation pour une probable mise en vigueur en 2027. Cette mesure vise à garantir une répartition des coûts des transports sanitaires équitable et transparente en renforçant la coordination entre acteurs publics et privés. Un projet pilote sur le terrain impliquant des services d’ambulances a été réalisé.
Le projet destiné à assurer une accessibilité linguistique équitable pour la population germanophone (mesure 6) est également en phase finale.
Les travaux vont se poursuivre en 2026 pour une concrétisation de toutes les mesures dès que possible, dont certaines en 2026 déjà.
Chiffres-clés
(2024 : 12 606) ont participé au dépistage du cancer du sein. Environ 84 cancers du sein (2024 : 70) ont été détectés dans le cadre des programmes de dépistage.
des communes pour examiner des dossiers particuliers relatifs à l'obligation d’assurance-maladie.
d'autorisation de pratique et d'exploitation.