2025 s’est affirmée comme l’année où l’intensité est devenue une nouvelle normalité. Et pourtant, notre institution a démontré sa capacité à durer, à résister et à se renouveler.
La Police cantonale a atteint des résultats opérationnels significatifs. Des enquêtes judiciaires abouties, un taux d’élucidation solide et un sentiment de sécurité perceptible dans l’espace public illustrent l’engagement constant d'une Police à la hauteur de ses missions et résolument proche de sa population.
Parmi les préoccupations prioritaires figure la violence, qu’elle se manifeste dans la rue ou au sein des foyers. Les deux féminicides survenus en 2025 nous placent face à un défi majeur. La Police interroge ses pratiques, mais elle ne peut, à elle seule, endiguer un phénomène d’une telle intensité. Comme dans d’autres domaines, seule une collaboration étroite entre institutions permet de détecter de manière précoce les risques, de mutualiser les compétences et de réduire autant que possible les probabilités de passage à l'acte.
La criminalité évolue ; nos réponses s’ajustent. Face à la cybercriminalité et aux escroqueries du type « faux policiers » ciblant des personnes vulnérables, la prévention et le dialogue avec la population demeurent essentiels. Parallèlement, nous poursuivons notre action contre les autres formes de criminalité et d’incivilité, notamment en matière de sécurité routière.
Pour répondre à cette complexité croissante, notre organisation se transforme en continu. L'introduction du « Taser » répond à la nécessité d’adapter nos moyens de contrainte aux réalités du terrain. La nouvelle formation de deux ans renforce les compétences du personnel policier. Le déploiement d’une application modernisée de gestion du temps de travail et des indemnités constitue une première étape réussie de notre transition numérique. En coulisses, des projets structurants tels que MyABI visent à remplacer notre système central d’information et à offrir un environnement de travail digitalisé et efficient.
Cette dynamique touche aussi notre image : les véhicules d’intervention arborent un nouveau design et l’uniforme harmonisé au niveau national a été adopté. Nos réseaux sociaux et nos campagnes de recrutement témoignent de notre volonté de rester connectés et crédibles.
Pour tenir sur le long terme dans un contexte financier exigeant, nous devrons poursuivre notre adaptation. La notion de guichet se rapprochera d’une logique de service. Certaines missions devront être priorisées et notre activité recentrée, tout en demeurant une Police connectée, performante et responsable.
Lire ce rapport d’activité, c'est reconnaître le travail accompli au service de toutes les personnes vivant dans le canton de Fribourg. C'est aussi – je l’espère – ressentir l’élan qui anime, jour et nuit, chaque membre de notre Corps de Police.
Philippe Allain, Commandant de la Police cantonale Fribourg
Faits marquants
En évolution
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La protection des données est un thème incontournable de l'activité étatique, et policière en particulier, en raison du grand volume d’informations personnelles traitées à des fins sécuritaires. Pour être efficace, l’action policière repose sur la qualité des renseignements recueillis ; l’acquisition de données paraît donc essentielle. Toutefois, une gestion des données non maîtrisée peut entraîner des manquements importants, allant d’actes potentiellement illégaux à une perte durable d’efficacité opérationnelle.
Les évolutions technologiques et législatives exigent désormais une analyse systématique des risques en matière de protection des données avant l’introduction de tout nouvel outil informatique ou technique. Face à ces impératifs, la Police cantonale a créé un poste dédié, confié à un juriste spécialisé.
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Après plus vingt ans d’utilisation, l’application Zephyr et les feuilles Excel ont cédé la place à un nouvel outil destiné à la gestion du temps, des absences et de la planification. À l’issue d’une procédure de marché public, le logiciel de l’entreprise suisse Mobatime a été retenu. La solution a été déployée progressivement, à la suite de plusieurs phases de tests. Les collaboratrices et collaborateurs saisissent quotidiennement leur temps de travail et leurs absences via cette application. La planification du personnel s’y consulte. L’accès se fait soit par une interface web personnalisée, soit via un smartphone.
Le principal défi de la mise en œuvre a consisté à paramétrer les nombreuses règles relatives au temps de travail et aux indemnités, afin de garantir une conformité complète aux dispositions légales de la Loi sur le personnel, du Règlement sur le personnel et des directives d’application de l’État de Fribourg.
Les développements spécifiques réalisés permettent aujourd’hui de disposer, malgré quelques ajustements encore prévus, d’un outil fiable répondant pleinement aux besoins opérationnels et administratifs.
L’application Mobatime devient ainsi un instrument stratégique : elle améliore sensiblement la saisie du temps et des indemnités, tout en apportant l’efficacité et l’efficience des processus administratifs, tant pour les collaboratrices et collaborateurs que pour les ressources humaines.
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A l’issue d’une phase de conception menée en 2025, la Police cantonale a introduit un nouveau logo. Inspiré du drapeau noir et blanc fribourgeois, il affirme clairement l’appartenance de la Police à l’État de Fribourg. L’ancien logo, en place depuis vingt ans, sera progressivement retiré des bâtiments, des véhicules et des supports institutionnels.
Par ailleurs, l’habillage des véhicules a été modernisé. Il intègre les couleurs jaune et bleue utilisées par d’autres Polices suisses et européennes, dans une logique de cohérence et de visibilité accrue. Plus économique, la nouvelle sérigraphie sera apposée sur les véhicules neufs, ce qui entraînera une période de coexistence entre les deux identités visuelles.
Depuis janvier 2026, les gendarmes fribourgeois portent l’uniforme KEP, à l’instar de leurs homologues latins. Cette tenue garantit une apparence unifiée des Polices en Suisse, réduit les coûts et optimise la logistique. A terme, elle sera généralisée dans la plupart des Corps du pays. Les badges et les patelettes permettent toutefois de distinguer chaque Police cantonale.
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La Police cantonale a mis en place d’une centrale d’achats visant à professionnaliser et sécuriser les processus d’approvisionnement grâce à la centralisation des demandes, à la planification précise des besoins et à l’optimisation des coûts.
Sa mise en œuvre par la Division Logistique et Informatique s’est accompagnée d’un travail d’information et de formation auprès de l’ensemble des parties concernées, afin d’assurer une transition fluide vers les nouveaux processus.
Le suivi budgétaire, désormais intégré au système SAP, offre une vision financière consolidée. Des indicateurs de performance permettent en outre d’évaluer l’efficience de la centrale et de soutenir une amélioration continue au sein de l’institution.
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Dans le but de réduire son bilan carbone, la Police cantonale poursuit progressivement la transition énergétique de sa flotte. Cette démarche doit concilier les exigences opérationnelles, la responsabilité environnementale et l’optimisation des coûts sans compromettre la sécurité des forces d’intervention.
Les premiers déploiements confirment que l’électrique répond aux nombreux besoins quotidiens, particulièrement pour la Police de proximité. Ce choix s’aligne sur les objectifs climatiques du canton et les attentes de la population.
Sur le plan économique, les bénéfices de l’électrification de la flotte sont substantiels. A titre d’exemple, le premier véhicule électrique affecté à la Police mobile a parcouru 26’000 kilomètres depuis sa mise en service à la mi-2025. La comparaison avec un véhicule thermique de performance équivalente révèle une économie de près de 3’000 francs.
L’usage en intervention d’urgence présente toutefois des défis spécifiques. L’autonomie d’un tel véhicule est notamment sensible au style de conduite et aux équipements embarqués, ce qui impose une vigilance constante et une planification rigoureuse des recharges.
Ces observations font partie intégrante du plan de déploiement et ne remettent pas en cause le projet. Au contraire, elles confirment l’importance d’une intégration progressive et accompagnée de tels véhicules auprès de la Police cantonale. L’objectif final recherché reste de garantir que l’innovation technologique serve les exigences opérationnelles ainsi que la sécurité du personnel.
Sur appel
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En 2025, la Police cantonale Fribourg a assuré vingt‑trois engagements relevant du maintien de l’ordre, pour un total d’environ 7’651 heures de service et la mobilisation cumulée de 765 membres du personnel. Ces engagements ont couvert un large éventail de situations : manifestations sportives à forte affluence, rassemblements sur la voie publique, appuis intercantonaux.
La participation au World Economic Forum (WEF) à Davos, qui concentre à elle seule une part significative du volume horaire annuel, illustre la contribution de la Police cantonale à des dispositifs de sécurité de portée nationale.
En parallèle, des appuis ont été apportés à plusieurs opérations de maintien de l’ordre dans les cantons de Berne, du Valais et du Tessin, notamment lors de manifestations ou d’engagements ponctuels nécessitant des renforts. Ces mobilisations ont été coordonnées via le Groupement latin de sécurité publique et de maintien de l’ordre (GMO) ou de la Convention d’entraide intercantonale IKAPOL.
Ces engagements témoignent de l’activité soutenue et diversifiée qui est assurée, tant sur le territoire cantonal que dans le cadre de la coopération intercantonale, et appuyée par une planification rigoureuse et le professionnalisme des effectifs engagés.
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Dans les situations d’urgence, les premières minutes sont souvent décisives et se jouent dès le premier appel téléphonique. Premier maillon de la chaîne de secours, les opératrices et opérateurs du Centre d’engagement et d’alarme (CEA) s’appuient sur une écoute attentive, une évaluation rigoureuse et une parfaite maîtrise des procédures pour recueillir les informations essentielles, identifier les risques et orienter les interventions avec sang-froid et méthode.
En posant les questions appropriées, les collaboratrices et collaborateurs du CEA contribuent à stabiliser les situations critiques avant l’arrivée des patrouilles. Leur capacité de dialogue, de négociation et d’apaisement auprès des personnes en détresse permet fréquemment d’éviter une escalade et de contenir des situations potentiellement violentes jusqu’à la mise en place des mesures adéquates.
Les nombreuses interventions traitées au cours de l’année – par ex. détresses psychologiques après ingestion médicamenteuse, menaces armées, tentatives de suicide au domicile - illustrent l’importance de ce travail discret mais déterminant. L’action du CEA vise avant tout à protéger, gagner du temps et préparer le terrain, afin de permettre aux équipes de secours et aux services partenaires d’intervenir dans des conditions aussi claires et sécurisées que possible, tant sur le plan sécuritaire que sanitaire.
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Lorsqu’une disparition suscite des inquiétudes sérieuses quant à l’intégrité physique ou psychique d’une personne, l’engagement de moyens spécialisés devient déterminant. Parmi ceux-ci, les chiens de recherche de personnes (CRP) constituent un appui essentiel, en particulier lorsque le facteur temps est critique ou que le terrain complique les recherches humaines.
En 2025, la Suisse romande disposait de quatre CRP opérationnels, dont deux au sein de la Police cantonale Fribourg et deux dans les cantons de Neuchâtel et de Genève. Le binôme fribourgeois a été engagé à seize reprises, dont six interventions hors canton, témoignant de leur expertise reconnue au-delà des frontières cantonales.
Au cours de l’année, l’intervention directe des CRP a permis de retrouver cinq personnes sur les sept disparues. Ces résultats soulignent l’efficacité de ces moyens spécialisés, souvent décisifs dans des situations à fort enjeu humain. En septembre, Prada, chienne de la Section canine, a ainsi permis de retrouver saine et sauve une jeune femme seulement quelques heures après sa disparition. Grâce à une piste d’environ un kilomètre, elle a pu être localisée à temps et prise en charge par les secours.
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Il existe de multiples situations pouvant amener la Police cantonale à envisager la diffusion d’un appel à témoins. Parmi elles, un accident grave de circulation, un brigandage, une disparition inquiétante, etc. Cette mesure intervient lorsque les investigations ordinaires n’ont pas suffi. Elle place la population au cœur du dispositif de sécurité, lorsque son regard, son souvenir ou une information apparemment anodine peut s’avérer déterminante pour orienter ou relancer une enquête, mais aussi pour sauver, retrouver ou protéger des personnes. La décision repose sur plusieurs critères : la gravité des faits, un intérêt opérationnel concret ou l’urgence. En 2025, ce sont 21 appels à témoins qui ont été diffusés par la Police, dont cinq avis de disparition. Plusieurs d’entre eux ont permis de recueillir des éléments concrets. L’expérience démontre que la rapidité de diffusion des réseaux sociaux renforce considérablement l’efficacité de ces démarches. L’usage maîtrisé et raisonné des appels à témoins permet de préserver la crédibilité de l’institution et la confiance du public.
Parce que la vigilance de chacune et chacun peut faire la différence, la Police cantonale encourage la population à suivre ses canaux officiels, notamment les réseaux sociaux (Facebook, Instagram , LinkedIn ). Ces plateformes permettent d’être informé rapidement de tout appel à témoins et, le cas échéant, de contribuer activement à la sécurité collective.
Sur les traces
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En 2025, le phénomène des faux policiers a pris une ampleur préoccupante, mettant en péril la confiance de la population envers les institutions. Malgré une campagne de prévention soutenue, près de 200 cas ont été recensés, soit une nette augmentation par rapport aux années précédentes. Le préjudice financier est estimé à environ 400’000 francs, sans compter les pertes liées aux bijoux et objets de valeur dérobés. Les malfrats ciblent principalement des personnes âgées, mais des victimes plus jeunes ont également été piégées. Ces escroqueries exploitent la crédulité et la vulnérabilité des victimes en se basant sur l’autorité supposée de la Police.
Les investigations ont permis l’interpellation de plusieurs ressortissants français, impliqués comme « seconde main », ainsi que de ressortissants suisses, majeurs et mineurs. Ces derniers sont recrutés via les réseaux sociaux, souvent par de fausses annonces promettant des gains rapides et faciles. La plupart ignorent l’identité réelle de leur commanditaire, révélant l’existence de réseaux criminels organisés.
Face à cette délinquance croissante, une task force composée de six inspectrices et inspecteurs a été créée afin de coordonner les enquêtes, centraliser les informations et renforcer la coopération avec les autres Polices romandes. Des échanges avec les autorités françaises ont également été initiés afin de mieux identifier les filières et d’entraver leurs activités.
Au-delà des pertes financières, ces escroqueries ont des répercussions psychologiques importantes sur les victimes et constituent un défi majeur pour l’état de droit. La Police cantonale a mis en place une vaste campagne de prévention, diffusant des messages et recommandations via les médias et les réseaux sociaux. Grâce à la collaboration avec l’Association des Communes Fribourgeoises (ACF), ces informations ont été relayées aux communes et aux réseaux de prise en charge des personnes âgées. Des séances d’information destinées aux seniors ont également intégré ce thème. Comme ce phénomène dépasse les frontières cantonales, les messages préventifs ont été partagés au niveau national afin de renforcer la sensibilisation.
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Dans la nuit du 26 au 27 novembre 2025, un grave acte de vandalisme a été commis dans le cimetière de Villars-sur-Glâne. Le mur cinéraire et plusieurs niches ont été saccagés, tandis que neuf urnes funéraires ont été dérobées. Celles-ci ont été retrouvées le matin même à proximité de l’église et de la gare de Villars-sur-Glâne. Le vol des urnes et la dégradation de quatre d’entre elles constituent une atteinte grave à la paix des morts. Face à ces faits, la Police cantonale a lancé un appel à témoins, invitant toute personne disposant d’informations utiles à l’enquête à se manifester afin de contribuer à l’identification des auteur·e·s.
Les investigations menées par la Police de sûreté ont rapidement permis de faire progresser l’enquête. Grâce à l’analyse des éléments recueillis et aux informations obtenues à la suite de l’appel à témoins, deux personnes âgées de 34 et 39 ans ont été interpellées à Fribourg le 9 décembre 2025.
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En 2025, la Police cantonale Fribourg a constaté une augmentation significative de l’utilisation des cryptomonnaies. En matière de cybercriminalité, celles-ci demeurent le principal moyen de paiement dans les fraudes à l’investissement en ligne ainsi que dans les arnaques de type « pig butchering ». Cette escroquerie repose sur de faux investissements : la victime est progressivement amenée à investir des sommes croissantes, généralement sous forme de cryptomonnaies, avant d’être spoliée. La Police est confrontée à une utilisation croissante des crypto-actifs dans la criminalité organisée, le blanchiment d’argent, le trafic de stupéfiants et la pédopornographie. Les actions du Commissariat Cybercriminalité ont ainsi permis la saisie de près de 200’000 francs, dont une partie des fonds a pu être restituée aux personnes lésées.
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En 2025, la Police cantonale a poursuivi les investigations relatives à des escroqueries « marabout », qui avaient déjà donné lieu à plusieurs plaintes. Dans ce cadre, un suspect avait été interpellé en décembre 2024. A partir de cette arrestation, les investigations ont permis de mettre au jour un réseau organisé composé de plusieurs personnes suspectées d’avoir soutiré plus de 400'000 francs à leurs victimes, dans une dizaine de cas principalement dans le canton de Fribourg, mais également dans d’autres cantons romands.
Les auteurs présumés se présentaient comme des médiums, des guérisseurs ou des marabouts sur plusieurs sites Internet, proposant des rituels et des services censés résoudre des problèmes personnels, familiaux ou sentimentaux. Une fois le contact établi et la confiance acquise, ils exerçaient une pression émotionnelle sur des personnes souvent vulnérables, sous la promesse trompeuse de restituer les sommes versées à l’issue des prétendus rituels.
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Le 8 mai 2025, un fourgon de transport de fonds a été fracturé devant la succursale d’une banque à Wünnewil, alors que le chauffeur se trouvait à l’intérieur de l’établissement. Les auteur·e·s ont dérobé plusieurs caisses contenant un montant estimé à plusieurs centaines de milliers de francs. Après le vol, les malfrats ont pris la fuite dans une direction inconnue. Un dispositif de recherche a immédiatement été mis en place. Dans le courant de l’après-midi, une caisse correspondant à l’un des coffres volés a été retrouvée dans un champ à Bösingen. En décembre, plusieurs auteur·e·s présumé·e·s ont pu être identifié·e·s et une partie de l’argent volé, partiellement marqué, a été saisie.
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En avril 2025, une banque du canton de Fribourg a signalé le vol de plusieurs centaines de milliers de francs dans l’un de ses coffres‑forts. Les nombreuses investigations menées ont permis d’identifier une collaboratrice de la banque et son partenaire, domicilié dans le canton de Zurich. Début juin 2025, les deux auteurs présumés ont été interpellés en collaboration avec la Police cantonale Zurich.
Sur indication de la Police cantonale Fribourg, un chien policier spécialisé dans la recherche d’argent liquide de la Police cantonale Zurich a retrouvé, lors d’une perquisition, la quasi‑totalité de la somme volée. Les deux suspects ont avoué les faits.
Sur la route
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Au quatrième trimestre 2025, la Police cantonale Fribourg a soutenu la campagne du Bureau de prévention des accidents (BPA) « Au volant, pas touche à l’alcool ». L’action visait à prévenir les accidents liés à la consommation d’alcool et à augmenter la sécurité sur les routes durant la période des fêtes de fin d’année. Entre septembre et décembre 2025, plus de 260 conductrices et conducteurs ont été contrôlés sous l’influence de l’alcool, dont certains ont été impliqués dans 52 accidents. La campagne rappelait que la consommation d’alcool diminue la vigilance, altère la perception et ralentit les réflexes, augmentant ainsi le risque d’accident, même à un taux inférieur à la limite légale.
Parallèlement à la diffusion des messages de prévention, les patrouilles ont intensifié les contrôles d’alcoolémie sur l’ensemble du territoire, à différents moments de la journée. Les conductrices et conducteurs étaient incités à privilégier des alternatives sûres en cas de consommation d’alcool, telles que les transports publics, le taxi ou le service Nez Rouge. Cette initiative a mis en évidence l’engagement constant de la Police cantonale à prévenir les accidents de la circulation et à encourager des comportements responsables au sein de la population.
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La Police cantonale a poursuivi ses actions pour contrer les comportements générateurs d’insécurité sur les routes. Au total, 51 contrôles réalisés dans l’ensemble du canton ont abouti à la dénonciation de 118 conductrices et conducteurs. Les excès de vitesse sont restés préoccupants avec 36 infractions relevant de la procédure Via Sicura.
Deux contrôles ciblés sur l’équipement des véhicules ont été menés en collaboration avec l’Office de la circulation et de la navigation. Ils ont permis de renforcer les compétences des 30 répondantes et répondants OETV (Ordonnance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers), chargés de vérifier la conformité technique des véhicules. Au cours de ces opérations, 68 véhicules ont été contrôlés, dont 51 ont fait l’objet d’une procédure et trois ont été immobilisés. En décembre, les autorités fédérales ont décidé de ne pas donner suite à l’introduction de radars anti-bruit. Dans ce contexte, le maintien d’efforts ciblés et la qualité du travail réalisé sur le terrain demeurent essentiels.
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Dans un communiqué de presse du 1er juillet, la Police cantonale s’est associée à l’Office de la circulation et de la navigation (OCN) pour alerter la population sur la hausse des cas d’incapacité à conduire constatés lors du premier semestre. Cette tendance s’est confirmée tout au long de l’année : les patrouilles de la Gendarmerie ont constaté 1’841 situations impliquant une conduite sous l’influence d’alcool ou de stupéfiants, lors d’accidents ou de contrôles. Cette évolution correspond à une hausse de 14 % par rapport à 2024 et de 34 % par rapport à 2023. L’état physique d’une conductrice ou d’un conducteur a également joué un rôle dans l’un des douze accidents mortels survenus dans le canton en 2025. Par ailleurs, la Police cantonale a transmis au Ministère public 506 dossiers concernant des personnes qui circulaient sans autorisation : 248 sous le coup du retrait de permis et 258 sans permis.
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Au troisième trimestre, les Polices romandes, en collaboration avec le Bureau de prévention des accidents (BPA), ont lancé une campagne de sensibilisation aux dangers liés à l’inattention et à la distraction au volant. Selon le BPA, ces facteurs étaient impliqués comme cause principale ou concomitante dans 31 % des accidents graves, et environ un automobiliste sur trois se laissait régulièrement distraire au volant.
La campagne encourageait une conduite concentrée et sans occupation accessoire (téléphone, GPS, autoradio, alimentation ou interactions avec les passagers). Une vidéo et des visuels portant le message « Quand vous conduisez… conduisez ! Sans téléphone, avec les yeux sur la route » ont été diffusés en français, allemand, italien et anglais, sur des supports d’affichage et via les réseaux sociaux. Des contrôles ont également été menés sur plusieurs axes routiers pour repérer et sanctionner les comportements à risque. Cette démarche s’inscrivait dans la mission des Polices romandes et du BPA : réduire les accidents et promouvoir un comportement responsable chez les automobilistes.
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Après le succès rencontré lors de sa première édition en 2024, l'action de prévention « Viens maîtriser ta moto » a été reconduite durant le printemps 2025. Durant quatre journées, le Driving Center de Pensier ainsi que le Centre L2 de Romont ont accueilli 63 conductrices et conducteurs de deux-roues de 15 à 25 ans, et disposant de peu d’expérience.
Le programme comprenait des conseils professionnels sur la conduite et l’équipement, ainsi qu’une formation pratique. Par ailleurs, les participantes et participants ont pu échanger directement avec des spécialistes de la prévention de l’Office de la circulation et de la navigation (OCN), du personnel ambulancier, ainsi que des motardes et motards de la Police cantonale.
Ce cours vise à renforcer les compétences essentielles à la conduite d’un deux-roues. Il avait été mis en place à la suite du constat qu’une proportion importante des accidents graves avec un deux-roues était liée à un manque d’expérience.
Au vu de la satisfaction exprimée lors des dernières éditions, la Police cantonale, avec l’appui financier de l’OCN, organisera en 2026 de nouvelles sessions dans trois régions du canton. Bien que la tranche d’âge 15–25 ans demeure prioritaire, la prochaine édition sera ouverte à l’ensemble des personnes intéressées.
Dans la rue
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L'aire multifonctionnelle de la Joux-des-Ponts, unique infrastructure officielle du canton destinée à l’accueil des gens du voyage (40 emplacements), a enregistré 9’854 nuitées en 2025, soit une fréquentation stable par rapport à 2024 (9’965 nuitées). Douze haltes spontanées, contre une seule en 2024, ont été constatées dans le canton, ce qui souligne la nécessité de maintenir et d’adapter les structures d’accueil.
Une hausse du tarif des nuitées ainsi que du montant des cautions est envisagée pour 2026, afin de mieux couvrir les coûts d’exploitation et d’entretien. Par ailleurs, d’importants travaux ont été entrepris – notamment l’assainissement des installations électriques et l’amélioration de l’alimentation en eau – dans le but de garantir des infrastructures plus sûres et pleinement fonctionnelles.
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Après deux ans et demi d’activité, la task force mise en place pour lutter contre la délinquance liée à la migration a été dissoute. Le phénomène, toutefois, persiste et semble s’inscrire dans la durée. Ainsi, pour l’année 2025, la Police cantonale a recensé 168 vols dans des véhicules, 138 vols à l’étalage, 74 vols par effraction et 60 vols par introduction clandestine, dont les auteur·e·s présumés relèvent du domaine de l’asile - en procédure, en attente de renvoi ou déboutées.
Pour poursuivre efficacement l’action engagée, le Groupe d’investigations de proximité (GIP) Sarine a été renforcé par du personnel supplémentaire. Cette mesure répond à une situation particulièrement marquée dans l’agglomération fribourgeoise. L’action menée est appuyée par des interventions ponctuelles des sections de Police mobile et de Police de proximité, notamment pour la sécurisation des espaces publics.
Comme cette problématique est étroitement liée aux questions d’addiction, une collaboration suivie est maintenue avec la Ville de Fribourg, ses mandataires (Le Tremplin, REPER), le Service du médecin cantonal, le Service de l’action sociale ainsi que l’ORS. Ces partenariats permettent d’apporter des réponses socio‑sanitaires qui complètent l’action policière.
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Afin de mieux desservir le sud du canton et de garantir un suivi judiciaire plus réactif et performant, la Police cantonale a ouvert, le 2 juin 2025, une antenne judiciaire à Bulle. Cinq inspectrices et inspecteurs exercent leur activité depuis les locaux du poste de Police de proximité.
Cette initiative répond à l’évolution démographique significative du sud du canton et à la volonté de renforcer la proximité de la Police de sûreté avec la population. L’antenne a pour mission principale la lutte contre la criminalité générale, qu’elle soit commise par des personnes majeures ou mineures. La mise en place de cette antenne fait l’objet d’une phase pilote.
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La Brigade des stupéfiants est chargée de coordonner les enquêtes judiciaires liées au trafic de substances illicites. Elle assure la collecte et l’analyse des renseignements, la surveillance des filières ainsi que la conduite d’opérations visant à identifier et démanteler les réseaux concernés.
Dans ce cadre, et grâce au concours indispensable des spécialistes des Groupes d’Investigation de Proximité (GIP), 371 individus ont été interpellés en 2025, dont 37 ont été placés en détention provisoire pour les besoins de l’enquête. Sur l’ensemble de l’année, environ 90 personnes ont été envoyées devant la justice pour crime au sens de la loi sur les stupéfiants (LStup) et 130 pour des délits liés au trafic de stupéfiants ; environ 200 ont été dénoncées pour consommation (contravention).
Le trafic de stupéfiants constitue un phénomène complexe qui touche toutes les couches de la population fribourgeoise à travers sa consommation. Face à cette réalité, la Police cantonale s’engage pleinement en menant une action répressive coordonnée. L’augmentation constante de la consommation de cocaïne et de crack appelle une réponse déterminée afin de préserver la sécurité publique et la santé de la population.
En mission
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La Police de proximité a concrétisé un projet de modernisation visant à simplifier les processus administratifs et améliorer la qualité du service. Le traitement des réquisitions a été optimisé et le dépôt de plainte rendu plus accessible : il est désormais possible de le faire au poste, en ligne ou par visioconférence. Ces adaptations facilitent le recours aux prestations policières et valorisent la fonction d’agente et d’agent de proximité en soutenant une présence accrue dans l’espace public.
En 2025, plusieurs interventions ciblées ont permis de réagir rapidement aux problématiques identifiées (squats, conflits divers, etc.). La plus grande disponibilité de certaines drogues au centre-ville de Fribourg a entraîné une intensification des violences liées au trafic de stupéfiants, nécessitant un engagement quotidien des patrouilles ainsi qu’une coordination étroite avec les partenaires sociaux, les autorités communales et l’ensemble du réseau local. Ce travail en partenariat constitue un levier essentiel pour suivre l’évolution de ces phénomènes.
De manière générale, ces constats rappellent l’importance d’une présence policière visible, régulière et proactive. La Police de proximité contribue à maintenir un équilibre sécuritaire, à préserver le lien avec la population et à prévenir les comportements délictueux. Son ancrage dans l’espace public permet d’anticiper plus efficacement l’apparition de nouvelles problématiques.
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Rattachés aux sections de la Police de proximité, les Groupes d’Investigation de Proximité (GIP) comptent actuellement quatre entités régionales : Broye, SenSee, Sarine et Gruyère–Glâne–Veveyse. Leur mission principale consiste à lutter contre le trafic de stupéfiants de rue, les dommages à la propriété - en particulier les tags - et la délinquance de rue. Les policières et policiers du GIP constituent souvent le lien entre la Gendarmerie et la Police de sûreté.
Les personnes mises en cause par le GIP présentent fréquemment des profils délinquants actifs bien au-delà des frontières cantonales, voire nationales, caractérisés par des comportements sériels ayant un impact direct sur la qualité de vie de la population. En mars 2025, trois personnes issues des milieux alternatifs espagnols ont été interpellées par la Police mobile pour avoir recouvert avec des graffitis des wagons des Transports publics fribourgeois (TPF) à Bulle. L’enquête menée par le GIP a démontré que ces personnes avaient commis des actes similaires dans les cantons de Vaud et de Berne ainsi qu’à Annemasse (France), pour un préjudice se chiffrant à plusieurs dizaines de milliers de francs. D’autres enquêtes ont conduit à l’élucidation simultanée de nombreuses plaintes. Ainsi, dans le cadre d’une série de vols de vélos commis à la piscine de Morat, la perquisition d’un entrepôt a permis le séquestre d'une soixantaine de vélos signalés dans la base de données nationale utilisée par la Police (RIPOL).
Dans le domaine des stupéfiants, les GIP ont également obtenu des résultats significatifs. Le succès des d’enquêtes témoigne de leur engagement constant contre le trafic de stupéfiants, avec la saisie de cannabis, cocaïne et méthamphétamine.
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La Police cantonale a effectué 46 missions de rapatriement en 2025, soit une baisse de 35% en comparaison à 2024. Au total, 66 personnes ont été refoulées (-42% comparé à 2024), réparties entre 26 vols de ligne, 9 vols spéciaux et 11 renvois terrestres.
Ces missions demeurent complexes sur les plans organisationnel et opérationnel, et nécessitent régulièrement l’appui de partenaires tels que du personnel médical ou des interprètes. A titre d’exemple, les besoins spécifiques des personnes faisant l’objet d’une escorte policière sont pris en considération, et des mesures adaptées sont mises en place lors de leur départ.
La typologie des personnes à rapatrier - familles avec enfants ou personnes seules - ainsi que les particularités propres aux pays de destination exigent une grande capacité d’adaptation de la part des spécialistes affectés à ces engagements. Ces missions, sensibles et exigeantes, notamment sur le plan humain, mobilisent des effectifs policiers importants.
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Durant l’année, la Police cantonale a assuré 37 engagements de protection rapprochée, représentant un volume total de 1’345 heures de service. Ces engagements illustrent la capacité de la Police cantonale à adapter ses dispositifs de protection à des événements variés impliquant des personnalités et des institutions de premier plan.
L'une de ces missions s'est déroulée dans le cadre du Forum économique mondial (WEF) à Davos, où la police cantonale a contribué à un dispositif de sécurité d'importance nationale. Sur le territoire cantonal, les principaux engagements de l’année ont concerné :
- La Fête nationale, marquée par la présence de trois membres du Conseil fédéral
- La sortie du corps diplomatique en Gruyère
- Le Dies Academicus de l’Université de Fribourg
- L’élection de Pierre-André Page à la présidence du Conseil national
En partenariat
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Chaque année, plus de 2’000 personnes décèdent dans le canton. La Police intervient dans les cas où le décès lui est directement signalé ou que le médecin présent juge la situation suspecte. Afin d’assurer une qualité optimale des procédures de levées de corps, plusieurs mesures ont été introduites.
Un pool de médecins spécialistes (PMS) a été constitué. Il réunit quinze volontaires intervenant principalement durant la nuit, lorsque le service MedHome est fermé. Formés à la police judiciaire et à la médecine légale, ces médecins collaborent étroitement avec la Police et la Justice. Tout au long de l’année, chaque intervention impliquant un membre du PMS était accompagnée par la permanence du Commissariat d’identification judiciaire, renforçant les compétences acquises.
Parallèlement, l’ensemble des agentes et agents de la Police cantonale a suivi une formation dédiée à la levée de corps durant le premier semestre. Des modules théorique et pratique ont permis de discuter des différentes étapes de la procédure, d’exercer l’appréciation de la situation et d’appliquer la méthode TTSR (T : protéger les Traces matérielles et numériques ; T : identifier les Témoins ; S : interpeller les Suspects ; R : rechercher des Renseignements). Ces éléments ont été mis en pratique au travers de scénarios de décès sur le lieu de travail ou de mort violente par arme à feu.
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Pour renforcer la sécurité au sein des écoles, la Police cantonale a intensifié ses actions de sensibilisation auprès des établissements publics. Durant l’année, 58 séances d’information ont été dispensées dans des écoles des degrés primaire, secondaire I et II, en étroite collaboration avec les services cantonaux de l’enseignement. Environ 5’500 membres du personnel enseignant ont été informés des risques liés aux situations AMOK et des comportements à adopter en cas d’attaque. Par ailleurs, seize séances ont été organisées auprès de plusieurs écoles professionnelles et services de l’État ainsi qu’auprès de divers partenaires institutionnels.
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Plusieurs enclaves fribourgeoises se trouvent en territoires vaudois et bernois, tandis que l’autoroute A1 traverse successivement Vaud, Fribourg et Berne. Si cette configuration rend la coopération policière entre les trois cantons incontournable, celle‑ci connaît en outre une progression remarquable. Plusieurs dispositifs structurés permettent aux services de police des trois cantons de travailler ensemble de manière plus intégrée et efficace. Ces cadres de collaboration facilitent les échanges directs, harmonisent les méthodes de travail et renforcent la capacité d’agir rapidement sur le terrain. Grâce à une meilleure connaissance mutuelle, à des pratiques alignées et à des réflexes partagés, les équipes interviennent avec davantage de cohérence et d’efficacité.
Certaines opérations menées conjointement ont particulièrement mis en évidence les atouts d’une telle approche. La mise en commun immédiate des moyens et du personnel assure une réponse plus rapide et mieux coordonnée, au bénéfice direct de la sécurité dans toute la région.
En réseau
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En 2025, la mobilité dans le canton a été influencée par plusieurs manifestations d’importance, nécessitant une planification et une coordination précises de la part de la Police cantonale. Parmi ces événements, il y a eu l’arrivée du Tour de Romandie à Fribourg en avril. Le Tour de Suisse a également traversé le canton, avec une étape féminine le 12 juin reliant le départ et l’arrivée à Gstaad, traversant les vallées de la Jogne et de l’Intyamon, puis une étape masculine le 16 juin reliant Aarau au Lac Noir. Par ailleurs, la course Morat-Fribourg et le cortège de la St-Nicolas, respectivement les 5 octobre et 6 décembre, ont mobilisé des dispositifs importants afin de garantir la sécurité des participantes et participants ainsi que des usagères et usagers de la route.
Les conditions météorologiques hivernales ont également nécessité des mesures spécifiques pour assurer la sécurité et la fluidité de la circulation. Le 20 novembre, en prévision de fortes précipitations, un poste de conduite « Mobilité dégradée » a été activé en coordination avec le Service intercantonal d’entretien du réseau autoroutier (SIERA) et le Service des ponts et chaussées (SPC), parallèlement à une communication informant la population des conditions défavorables. Les services de la Police cantonale ont notamment été mobilisés en raison de la fermeture du tronçon A12 entre Châtel-St-Denis et l’échangeur de la Veyre, afin de gérer la déviation et assurer la sécurité de toutes et tous.
Au quotidien, la Police cantonale continue à gérer la mobilité notamment par la délivrance d’autorisations de signalisation de chantier. Au total, plus de 770 autorisations ont été émises au cours de l’année. Cette activité illustre l’importance d’une coordination constante entre la Police cantonale et l’ensemble des parties concernées pour prévenir les congestions et garantir la sécurité de toutes et tous.
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Le stockage des preuves et des données numériques constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la Police cantonale. Avec l’essor des enquêtes dans le domaine de la cybercriminalité et l’augmentation constante du nombre d’appareils numériques saisis (téléphones mobiles, ordinateurs, supports de stockage), les volumes de données à conserver, sécuriser et analyser ont fortement augmenté.
Afin de répondre à ces besoins croissants, un système centralisé d’archivage des données numériques avait été mis en place en 2021, avec une capacité de 800 téraoctets. À la fin de l’année 2024, le volume de stockage avait été entièrement exploité, attestant de l’ampleur et de la complexité des affaires traitées. Une extension majeure de la capacité a dès lors été opérée en 2025, portant le volume total à 1’500 téraoctets, soit 1,5 pétaoctet de données.
Ces infrastructures permettent de conserver de manière sécurisée les données extraites dans le cadre de procédures pénales et les résultats des analyses forensiques. Elles témoignent de l’évolution des formes de criminalité sur le territoire cantonal et de la place désormais centrale du numérique dans les enquêtes policières.
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Face à l’augmentation constante des menaces numériques, la Police cantonale a déployé durant un an une campagne de sensibilisation et de formation intitulée « Terra Nova ». Destiné à l’ensemble du personnel, ce dispositif de prévention avait pour objectif de renforcer les connaissances et la vigilance des collaboratrices et collaborateurs, en complément des mesures techniques déjà en place.
La campagne s’est appuyée sur des actions concrètes et accessibles : modules de sensibilisation, rappels réguliers des bonnes pratiques, mises en situation ciblées et diffusion de messages de prévention. Cette approche progressive a permis d’ancrer durablement les réflexes essentiels liés à la sécurité de l’information dans le quotidien professionnel.
Les résultats obtenus se sont révélés particulièrement probants. Entre le début et la fin de la campagne, une augmentation de 43 % de réponses correctes a été enregistrée. Fort de ce succès, le dispositif sera étendu à l’ensemble du personnel de l’État. Ce projet illustre une volonté de cohérence institutionnelle : la Police cantonale, tout en menant des actions de prévention auprès de la population, applique ces mêmes principes en interne et renforce durablement sa culture de la cybersécurité.
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Pour optimiser le traitement des affaires impliquant des jeunes mineurs et assurer une coordination efficace entre les unités, la Police cantonale s’appuie sur son propre réseau cantonal de répondantes et répondants.
Créé il y a un peu plus d’un an, ce réseau favorise une meilleure détection, ainsi qu’une analyse et un suivi rigoureux des situations, tout en renforçant la collaboration avec les acteurs sociaux et éducatifs du canton.
Chaque région dispose d’une personne de référence au sein de la Gendarmerie, qui assure le lien entre le terrain et la Brigade des mineurs. Cette organisation permet un traitement plus rapide et plus cohérent des dossiers, ainsi qu’un partage d’informations performant au sein de la Police et avec les partenaires.
En intervention
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La gestion des menaces de la Police cantonale a pour objectif la détection précoce et la prévention des infractions commises par des personnes dont le comportement ou les propos indiquent une forte propension à la violence ciblée et pouvant gravement porter atteinte à l'intégrité physique, psychique ou sexuelle d’autrui. L’Unité de gestion des menaces (UGM) constitue un instrument central de prévention de la violence. Elle travaille en étroite collaboration avec les autorités, les services spécialisés et différentes institutions afin de prévenir à temps les actes de violence graves.
En 2025, l'UGM a traité au total 336 cas, ce qui correspond à une augmentation par rapport à l'année précédente (284 cas). 172 signalements ont été enregistrés concernant des personnes qui ont fait l’objet d’une évaluation des risques. Dans 52 cas, les personnes ont été classées comme « à risque » et ont été suivies en conséquence.
Les formes de comportements problématiques les plus courantes concernaient les violences domestiques, les menaces, les voies de fait, la contrainte et le harcèlement. Les violences domestiques sont demeurées une priorité d’action. Sous la direction du Ministère public et en étroite collaboration avec les partenaires cantonaux, une nouvelle directive a été élaborée afin de renforcer la détection précoce des cas à haut risque et d’améliorer la mise en œuvre coordonnée de mesures de protection pour les victimes.
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Le canton a malheureusement été marqué par plusieurs faits de violence au sein du cadre familial. Deux ont eu pour conséquence le décès de quatre personnes, dont l’un des auteurs.
En avril, lors d’une intervention pour des coups de feu et un incendie à Epagny, deux personnes ont été retrouvées décédées. L’autopsie a révélé que l’une des victimes présentait plusieurs impacts de balles. L’enquête a établi qu’un homme avait fait irruption sur le lieu de travail de son ex-épouse, l’avait abattue avec une arme à feu, puis avait mis le feu à la maison avant de se donner la mort.
A Givisiez au mois de juillet, deux corps ont été découverts dans un appartement. Les investigations ont démontré qu’un homme avait tué son épouse et leur enfant de deux mois à l’aide d’un couteau, avant de tenter de mettre fin à ses jours. Le Ministère public a ordonné sa mise en détention préventive. L’enquête est toujours en cours.
Dans les cas de violences familiales, l’enjeu principal est de détecter au plus vite les situations problématiques et de déclencher les mesures les plus adéquates pour réduire le risque de passage à l’acte. L’Unité de gestion des menaces (UGM) de la Police cantonale analyse les cas, met en réseau les organes concernés, puis coordonne les mesures de suivi, d’enquête et de contraintes lorsque nécessaire.
Il paraît indispensable de renforcer la panoplie des outils destinés à protéger les victimes ainsi qu’à tenir les auteur·e·s à distance et à les dissuader. En parallèle, il s’agit d’assurer une prise en charge plus rapide et mieux coordonnée des situations problématiques ou dangereuses. Dans cette optique, la Police cantonale entend intensifier son travail de prévention et d’accompagnement des victimes, en collaboration avec les associations et services de l’Etat concernés.
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Lors de l’intervention pour le féminicide d’Epagny, les premières informations indiquaient qu’un individu armé se trouvait dans la maison en flammes, et que des coups de feu avaient été tirés. Le chef d’engagement devait tout d’abord s’assurer de la sécurité de l’ensemble du personnel déployé. Appuyés par un tireur de soutien, des membres du Groupe d’Intervention (GRIF) ont reçu la mission de sécuriser ou de porter secours à la victime, ainsi que de localiser et interpeller l’auteur des tirs. Dès leur arrivée dans le hall de la maison, ils ont constaté que le feu se propageait très rapidement, accompagné d’une chaleur extrême. Une fois au sous-sol, leur fouille s’est révélée négative. Un camion-échelle a dès lors été positionné à proximité. Le GRIF a pu accéder à la façade et briser les fenêtres du premier étage. Une fumée très dense s’en est échappée, réduisant la visibilité à moins d’un mètre, tandis que la caméra thermique indiquait une température de 650 °C. Les services du feu ont ensuite été engagés, sous la couverture du GRIF, afin de procéder à l’extinction.
En public
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Le 1er janvier 2000, la Police cantonale Fribourg vivait une première : quatre femmes débutaient leur carrière au sein de la Gendarmerie en tant que policières. Vingt-cinq ans plus tard, le 13 juin 2025, une conférence organisée en collaboration avec le Bureau de l’égalité hommes-femmes et de la famille (BEF) a célébré cet anniversaire et retracé l’évolution de la place des femmes au sein du Corps.
A cette occasion, Monsieur Pierre Nidegger - Commandant de la Police cantonale à l’époque – est revenu sur le contexte d’alors ainsi que sur les obstacles et les opportunités liés à l’intégration des premières femmes au sein de la Gendarmerie. Les principales intéressées ont partagé leur expérience des débuts, à la fois exaltants et parfois difficiles, tandis que de jeunes agentes ont exprimé leur reconnaissance envers ces pionnières.
Le Commandant Philippe Allain a, pour sa part, rappelé les enjeux actuels. La question du plafond de verre demeure une réalité : les femmes ne représentent encore que 8,6 % des cadres policiers. L’événement s’est conclu par une table ronde consacrée au management inclusif et animée par Madame Delphine Gendre, journaliste à la RTS. Mesdames Mirjam Ballmer (conseillère communale, Ville de Fribourg), Vãnia Gomes (directrice RH, Condis) et Eglantine Jamet (Managing Partner, Artemia), ainsi que le Chef de la Gendarmerie, le lieutenant-colonel Gallus Risse, ont partagé leurs points de vue sur les conditions favorisant un environnement soutenant la place des femmes au sein des organisations.
Ces échanges ont permis de rappeler les défis que l’État-major, la Commission « Évolution » et l’ensemble du personnel continueront à relever afin de renforcer l’égalité et l’inclusion au sein de l’institution.
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Dans le cadre de ses actions de sensibilisation et de promotion de ses métiers, la Police cantonale a organisé un « stage découverte ». 45 participantes et participants, âgés de 14 à 20 ans, ont pris part à cette immersion d’une demi-journée. Ce stage avait pour objectif d’offrir un aperçu concret des différentes facettes du métier de policière et policier. Les jeunes ont ainsi pu découvrir les étapes d’une enquête, s’initier à certains gestes professionnels et échanger avec des policières et policiers. Une simulation d’enquête leur a permis d’être activement impliqués dans une mise en situation proche de la pratique professionnelle.
Les retours recueillis à l’issue de la matinée ont été très positifs et témoignent de l’intérêt suscité par cette expérience. Cette démarche contribue à renforcer la compréhension du rôle de la Police et à éveiller des vocations auprès des jeunes générations. Le « stage découverte » s’inscrit pleinement dans la mission de la Police cantonale Fribourg qui vise à assurer la sécurité publique, prévenir la criminalité et maintenir un lien de confiance avec la population. L’action sera reconduite en 2026.
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La demande pour des conférences de prévention destinées aux seniors a, une fois de plus, nettement augmenté en 2025. Grâce au renforcement de la collaboration avec l’Association des Communes Fribourgeoises et les réseaux de santé régionaux, la Police a pu toucher plus efficacement la population de chaque district.
La numérisation croissante et la rapidité des évolutions technologiques représentent un défi majeur pour de nombreuses personnes. Les escrocs exploitent délibérément cette insécurité. Ils adaptent constamment leurs méthodes et développent sans cesse de nouvelles formes d’arnaques. Cela s'est avéré particulièrement grave dans les cas des « faux policiers » : dans le canton, plusieurs centaines de milliers de francs ont été dérobés l’an dernier. Le montant réel des dommages est probablement bien plus élevé, en raison des cas non signalés.
Le manque de connaissances et de méfiance favorise ce type de délits, en particulier à l’encontre des personnes âgées. La prévention reste donc essentielle. La Police cantonale poursuit résolument son travail de sensibilisation et organisera également en 2026 des séances d’information dans tous les districts, aussi bien lors de manifestations d’envergure que, sur demande, dans des groupes plus restreints.
Le message est clair : Faire preuve de vigilance. Remettre en question toute prise de contact inhabituelle. En cas de doute, faire appel à la Police et à ses proches.
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À l’occasion de la Seislermäss 2025 à Tavel, la Police cantonale a accueilli le public sur un stand mêlant informations et expériences, destiné à faire découvrir la profession policière. Les participantes et participants ont ainsi eu l’occasion d’endosser le rôle d’un membre des forces de l’ordre et de résoudre un meurtre fictif dans le cadre d’un scénario interactif. Cette activité immersive a permis d’illustrer de manière concrète la diversité, mais aussi l’attrait du métier.
En parallèle, un concours sur le thème de la criminalité a été organisé, auquel près de mille personnes ont pris part. Par ailleurs, une visualisation grand format sous forme de « Poya » présentait les étapes de formation et les perspectives de carrière au sein de la Police. Grâce à un QR-code, les personnes intéressées pouvaient s’inscrire directement à la newsletter dédiée au recrutement, qui fournit des informations pertinentes sur la carrière policière.
Au total, près de 81’000 personnes ont visité la Seislermäss. Le nouveau véhicule d’intervention de la Police cantonale qui était exposé à l’entrée de la foire, a suscité un vif intérêt auprès du public.
En formation
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En septembre 2025, l’usage du dispositif incapacitant à impulsion électrique (DI) – communément appelé « Taser » – a été généralisé au sein de la Police mobile. Déjà utilisé par deux unités spécialisées, ce moyen de contrainte offre une alternative proportionnée et moins impactante que l’arme à feu face aux situations critiques et lorsque les autres moyens disponibles paraissent inadéquats. L’objectif premier est la neutralisation temporaire d’un individu dangereux tout en minimisant les risques de blessures graves pour l’environnement, la personne à appréhender et le personnel intervenant. Son introduction s’inscrit dans une approche responsable de l’usage de la force, privilégiant les options de désescalade.
L'engagement du DI est strictement encadré et demeure réservé à des situations clairement définies. L’ensemble de ses utilisatrices et utilisateurs ont suivi une formation certifiée. Toute activation fait l’objet d’un suivi rigoureux afin de garantir la transparence de l’action policière. Les premiers retours d’expérience confirment l’efficacité du dispositif. Un déploiement progressif à d’autres secteurs de la Police est envisagé tout en tenant compte des impératifs légaux, opérationnels et financiers.
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Comme chaque outil intégré à l’équipement policier, l’utilisation du « Taser » nécessite une formation spécifique du personnel opérationnel. Les cours sont dispensés par des instructrices et instructeurs certifiés, tant par la marque Axon que par l’Institut Suisse de Police. Ils reposent sur un format hybride combinant théorie et pratique. Le personnel habilité s’entraîne en conditions proches du réel, sous stress contrôlé, au travers de scénarios opérationnels reproduits sur un simulateur d’action, de décision et de réaction. Comme dans les autres domaines sécuritaires, une formation continue obligatoire garantit un usage maîtrisé et le maintien des réflexes nécessaires.
L’intégration du « Taser » s’est accompagnée de quelques adaptations tactiques, afin de renforcer la sécurité des intervenantes et intervenants ainsi que celle des personnes impliquées.
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Pour répondre aux exigences en matière de réanimation cardio-pulmonaire (REA), avec ou sans défibrillateur, les policières et policiers suivent une formation continue régulière, dispensée par des spécialistes de la santé. Ce module est également ouvert au personnel civil, afin de maximiser le nombre de personnes formées sur l’ensemble du territoire cantonal.
L’objectif est d’assurer une intervention rapide et efficace en cas d’alarme REA : les dix premières minutes sont déterminantes pour limiter le risque de séquelles cérébrales graves. En plus d’être formées, les patrouilles en service sont équipées et prêtes à intervenir 24 h/24, renforçant le niveau de sécurité et de protection de la population. La formation REA favorise une meilleure coordination entre tous les services d’intervention, tout en améliorant les pratiques et les réflexes opérationnels en matière de premiers secours.
Une situation vécue sur le terrain montre l’importance de ces formations : l’été dernier, une patrouille a remarqué plusieurs véhicules immobilisés à La Tour-de-Trême. Une passagère se trouvait en arrêt cardiaque. Les policières et policiers ont immédiatement entrepris une réanimation par massage cardiaque et utilisé un défibrillateur. Les personnes présentes ont aidé à protéger la victime avant son transport à l’hôpital. La chaîne d’entraide – Police, automobilistes, témoins – a contribué à sauver une vie.
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Une première volée a obtenu sa certification officielle d’assistante ou d’assistant de sécurité publique (ASP), délivrée par l’Institut Suisse de Police (ISP), au terme d’une formation intégrée au Centre interrégional de formation de Police (CIFPol) à Granges-Paccot. Issus d’une commune fribourgeoise et de la Police cantonale Fribourg, les trois élèves de cette volée ont suivi différentes matières conformes au plan d’études romand, avant de passer une série d’examens modulaires en juin 2025.
En parallèle, une vingtaine de formatrices et formateurs, permanents ou occasionnels, ont suivi le cours d’expert·e au Certificat d’assistante et d’assistant de sécurité publique, dispensé par l’Institut Suisse de Police.
Ce modèle de formation en emploi a produit d’excellents résultats. La qualité de la prestation a été saluée par les partenaires communaux, qui ont inscrit deux personnes pour la volée 2026, témoignant de la pertinence et de l’efficacité de cette approche pédagogique.
Chiffres clefs
Personnel
Effectif au 31 décembre
| 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | EPT* | |
|---|---|---|---|---|---|
| Total | 756 | 775 | 793 | 809 | 742.7 EPT |
| dont policier·ière·s | 591 | 605 | 622 | 635 | 596.7 EPT |
| auxiliaires de police | 21 | 19 | 38 | 44 | 39.1 EPT |
| aspirant·e·s de police | 25 | 31 | 26 | 22 | 22 EPT |
| personnel civil et apprenti·e·s | 119 | 120 | 107 | 108 | 84.9 EPT |
| hommes | 544 | 555 | 558 | 560 | 545.4 EPT |
| femmes | 212 | 220 | 235 | 249 | 196.9 EPT |
*EPT = équivalent plein temps
Evolution des heures supplémentaires
| 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | Evolution | |
|---|---|---|---|---|---|
| Solde au 31 décembre | 66'982 | 68'005 | 65'065 | 65'510 | 1 % |
Activité de la Police cantonale
| 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | Evolution | |
|---|---|---|---|---|---|
| Affaires traitées | 41'554 | 45'249 | 44'722 | 45'545 | 2 % |
| Rapports de police établis | 24'389 | 25'952 | 25'929 | 27'601 | 6 % |
| Plaintes pénales enregistrées | 7'929 | 10'304 | 10'243 | 10'450 | 2 % |
| Annonces de disparitions | 669 | 794 | 762 | 1'187 | 56 % |
| Levée de corps | 198 | 237 | 218 | 260 | 19 % |
| Violences domestiques | 586 | 577 | 664 | 674 | 2 % |
| Maintien de l'ordre (MO) | 11 | 10 | 21 | 19 | -5 % |
| Appels téléphoniques au CEA | 181'720 | 194'399 | 172'035 | 180'823 | 5 % |
| Dont appels d'urgence | 52'724 | 56'461 | 59'138 | 62'488 | 6 % |
| Au 112 | 12'858 | 16'506 | 13'533 | 14'103 | 4 % |
| Au 117 | 35'968 | 35'284 | 41'237 | 43'632 | 6 % |
| Au 118 | 3'898 | 4'671 | 4'368 | 4'753 | 9 % |
| Accidents de la circulation constatés | 1'114 | 1'068 | 1'077 | 1'079 | 0 % |
| avec dégâts matériels | 513 | 494 | 516 | 528 | 2 % |
| avec blessé·e·s | 601 | 574 | 554 | 539 | -3 % |
| mortels | 6 | 8 | 7 | 12 | 71% |
Affaires judiciaires
| 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | Evolution | |
|---|---|---|---|---|---|
| Brigandages | 29 | 36 | 46 | 51 | 11 % |
| Cambriolages | 819 | 1'027 | 1'250 | 1'305 | 4 % |
| Loi sur les stupéfiants (y compris AO)* | 1'523 | 1'523 | 1'594 | 1'595 | 0 % |
| Moeurs / maltraitance* | 381 | 392 | 410 | 389 | -5 % |
| Escroqueries (sans cyber criminalité) | 343 | 374 | 374 | 335 | -10 % |
| Cybercriminalité | |||||
| plaintes pénales | 982 | 1'535 | 1'589 | 1'701 | 7 % |
| préjudices (CHF) | 5'979'781 | 9'500'000 | 13'633'155 | 12'203'917 | -10 % |
| Incendies | 301 | 234 | 236 | 255 | 8 % |
| criminel (Art. 221 CP) | 50 | 16 | 38 | 36 | -5 % |
| par négligence (Art. 222 CP) | 114 | 98 | 89 | 90 | 1 % |
| techniques (véhicules) | 30 | 36 | 29 | 31 | 7 % |
| techniques (autres) | 65 | 31 | 33 | 45 | 36 % |
| feu de cheminée | 14 | 7 | 9 | 8 | -11 % |
| naturel | 9 | 7 | 5 | 8 | 60 % |
| autres | 19 | 39 | 33 | 37 | 12 % |
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Evolution
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Evolution
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Evolution
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Tendance et origine des décès
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Suicides
2022 2023 2024 2025 Evolution Total 69 98 81 88 9 % Hommes 39 65 49 47 -4 % Femmes 30 33 32 41 28 % Tentatives de suicides
2022 2023 2024 2025 Evolution Total 106 71 82 80 -2 % Hommes 63 33 39 45 15 % Femmes 43 38 43 35 -19 %
Ordre et sécurité publics
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2022 2023 2024 2025 Evolution Total 8'220 7'973 7'398 8'021 8 % dont suicides y.c. tentatives 175 169 163 168 3 % violences domestiques 586 577 664 674 2 % personnes en difficultés 2'628 2'112 1'639 2'000 22 % annonces de disparition 669 794 762 1'187 56 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Evénements recensés 96 116 126 116 -8 % dont harcèlement de rue 40 40 28 40 43 % discrimination raciale 42 54 80 65 -19 % discrimination LGBTIQ+ 8 19 17 10 -41 % autres discriminations 6 3 1 1 0 % Plaintes enregistrées 70 77 92 98 7 % Auteur·e·s dénoncé·e·s 73 90 100 67 -33 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Interventions à risques * 178 247 155 117 -25 % Usage de la force par les agent·e·s 128 188 125 85 -32 % Risques émanant de la personne interpellée (arme, seringue, etc.) 51 62 59 38 -36 % Agent·e·s agressé·e·s (avec une arme ou à main nue) 79 62 78 59 -24 % Agent·e·s menacé·e·s de mort 36 45 24 13 -46 % Agent·e·s ayant risqué·e·s d'être renversé·e·s (LCR) 2 4 1 3 200 % Agent·e·s blessé·e·s 18 20 12 10 -17 % * Une intervention peut comporter plusieurs risques différents
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2022 2023 2024 2025 Evolution Maintien de l'ordre (MO) dans le canton et cantons latins 11 10 21 19 -5 % dont engagement MO matches Gottéron 2 8 15 17 13 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Hors aire de La Joux-des-Ponts nuitées 738 582 55 622 1031 % installations de camps 6 3 1 12 1100 % tentatives de stationnement 7 1 0 0 0 % Aire de La Joux-des-Ponts nuitées 10'025 9'721 9'965 9'854 -1 % annonces d'arrivée 6 27 18 13 -28 %
Activités et prestations
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2022 2023 2024 2025 Evolution Total vols de rapatriement planifiés 51 63 85 57 -33 % vols de ligne 38 41 31 31 0 % vols spéciaux 10 19 33 13 -61 % Vols de rapatriement exécutés 30 36 71 46 -35 % Total personnes à rapatrier 47 99 172 91 -47 % adultes 34 93 134 75 -44 % enfants 13 6 38 16 -58 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Total 26'135 27'114 26'832 26'999 1 % dont Offices des poursuites 3'677 3'394 3'162 2'904 -8 % dont Service des sanctions pénales 2'661 2'791 3'357 2'658 -21 % dont OCN 4'601 4'345 4'631 5'264 14 % dont assurances 1'649 1'326 1'291 1'391 8 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Transports de détenu·e·s 4'144 4'366 4'652 4'726 2 % Amendes d'ordre encaissées (CHF) 9'638'011 9'754'731 12'805'584 13'051'533 2 % Prestations facturées (CHF) 8'003'411 7'801'068 8'232'588 8'220'862 0 %
Circulation
-
2022 2023 2024 2025 Evolution Ivresses constatées lors de contrôles 972 753 849 1'010 19 % Conduites en état d'ébriété lors d'accident 191 152 183 182 -1 % Conduites sous l'influence de stupéfiants lors de contrôles 452 442 567 611 8 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Radars : infractions 95'338 96'555 148'564 122'721 -17 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Voiture de tourisme 11 9 21 27 29 % Motocycles 2 1 6 9 50 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Conduites sans permis de conduire 222 241 211 258 22 % Conduites sous retrait du permis de conduire 207 201 226 248 10 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Interventions Police du lac 54 95 87 61 -30 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Nombre de véhicules contrôlés 916 823 769 864 12 % Accidents de camions et cars 56 57 63 71 13 % Gestion administrative transports spéciaux 935 883 780 720 -8 %
Prévention
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2022 2023 2024 2025 Evolution Prévention dans les écoles 357 400 424 386 -9 % dans les classes primaires 214 239 228 196 -14 % dans les classes secondaires 143 161 196 190 -3 % Participation à des réunions de parents / enseignant·e·s / professionnel·le·s 87 155 195 174 -11 % Interventions ponctuelles dans les classes 109 124 153 165 8 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Leçons de circulation dans les écoles 1'342 1'572 1'499 1'723 15 % -
2022 2023 2024 2025 Evolution Présences aux abords des écoles 1'302 1'384 1'644 1'285 -22 %
Procédures
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2022 2023 2024 2025 Evolution Poursuites pénales (hors LCR) 3 2 9 10 11 %
Plus d'informations
- Communiqué de presse
- Statistiques et publications
- Rapport d'activité 2025
- Statistique policière de la criminalité - Canton de Fribourg - 2025
- Statistique policière de la criminalité - CH (OFS) - 2025
- Statistique OFROU des accidents de la route - Canton de Fribourg - 2025
- Communiqués de presse publiés