Certaines dépenses allouées en urgence en 2025 et prévues au budget 2026 en matière de violence au sein du couple ont fait l’objet d’une analyse détaillée ces dernières semaines. Le Conseil d’Etat, dans sa séance du 15 décembre 2025, a décidé de les qualifier d’indispensables, permettant ainsi leur pérennisation. Il en va de même pour d’autres mesures jugées prioritaires dans la lutte contre les violences au sein du couple. Il s’agit notamment :
- de la pérennisation d’un montant de 485 000 francs alloué à Solidarité femmes, pour assurer le fonctionnement de la structure et le mandat légal
- de l’autorisation d’engager les dépenses prévues pour la ligne téléphonique nationale d’aide aux victimes (381 000 francs)
- de la mise en place de l’Unité de médecine des violences à l’HFR (909 000 francs)
- de la poursuite des travaux concernant la loi cantonale contre la violence domestique (0.2 EPT)
Estimant également importante la mise en place d’un monitorage électronique des auteurs et en conséquence une protection des victimes, le Conseil d’Etat a autorisé l’adhésion à une structure regroupant déjà la très grande majorité des cantons suisses : l’Association Electronic Monitoring (EM), qui propose une solution de bracelet électronique permettant concrètement un suivi en temps réel des auteurs et permettra de réagir de manière adéquate en temps réel et non uniquement à posteriori. Cet élément n’était pas prévu au budget, mais le Conseil d’Etat l’a jugé essentiel pour compléter les mesures mises en place en matière de protection des victimes.
Le Conseil d’Etat a également validé le Concept d’action II du Conseil d’Etat du canton de Fribourg - Violence au sein du couple et ses impacts sur la famille, mis en consultation au printemps dernier. Le plan de mesures 2024-2028 du concept a été, dans son orientation globale, salué par une grande partie des organismes ayant pris position lors de la consultation. Certains ont considéré en outre que le concept actualisé constitue une base importante pour consolider le dispositif existant en fonction des évolutions scientifiques, sociétales, législatives et politiques. La démarche collaborative qui a mené à l’élaboration du concept II a été saluée et accompagnée d’un encouragement à renforcer la synergie du réseau. Enfin une majorité des organismes consultés ont adhéré au plan de mesures 2024-2028, notamment aux mesures considérées comme prioritaires. Une grande partie des organismes consultés déplorent cependant le manque de financement alloué pour les mesures restantes.
En validant le Concept et en arrêtant les décisions pour 2026, le Conseil d’État affirme clairement les priorités qu’il fixe en matière de lutte contre les violences au sein du couple.