16 Juillet 2020 -15h00

Les voyageurs souhaitant amener un animal en Suisse devraient auparavant s’informer. L’importation d’un animal de compagnie, tel qu’un chien, un chat, ou un animal de rente comme un porc, requiert des documents officiels, voire même une autorisation selon le pays d’origine de l’animal. Si les conditions d’importation ne sont pas remplies, l’animal sera saisi à la frontière, voire dans le pire des cas euthanasié. Un animal importé illégalement représente une menace pour la santé des animaux indigènes. Les nouveaux propriétaires n’ont pas conscience qu’un animal ramené de l’étranger peut propager une maladie contagieuse, comme par exemple la rage.

la photo représente un petit chien et un chat
Importation d'animaux de compagnie © Tous droits réservés - Pixabay

Avant d’importer un animal en Suisse, les voyageurs doivent bien s’informer sur les conditions d’entrée. Il ne faut pas acheter un animal par pitié, ou sur un coup de tête durant les vacances, et le ramener de voyage sans accomplir les démarches nécessaires. Cette règle est valable pour les animaux de compagnie mais aussi pour les autres animaux, comme les porcs, les ânes et les oiseaux. En effet, ils peuvent être porteurs de maladies infectieuses, d’épizooties, ou encore présenter des troubles comportementaux susceptibles de poser rapidement des problèmes à leur propriétaire.

Les importations illégales sont une menace pour la population animale en Suisse

Des exigences très strictes doivent être remplies pour ramener en Suisse un chien ou un chat provenant d’un pays à risque de rage et l’importation est soumise à autorisation. Si les conditions d’entrée en Suisse applicables aux animaux vivants ne sont pas remplies, les animaux seront refoulés, voire euthanasiés selon les circonstances.

L’importation d’animaux de rente, comme les porcs par exemple, est aussi soumise à des conditions strictes, car ils peuvent également être porteurs d’épizooties contagieuses tel que le syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP). Si elle se propage, cette épizootie à éradiquer peut menacer l’ensemble du cheptel porcin et nécessiter la mise à mort de tous les animaux et troupeaux infectés. D’autre part, les enquêtes à réaliser en cas de suspicion d’infection sont longues et très coûteuses.

L’importation illégale d’un animal est un acte irresponsable : une bonne santé apparente peut cacher une épizootie grave, comme la rage, qui en cas d’introduction en Suisse pourrait se propager. S’ils sont importés illégalement, les animaux importés constituent une menace pour les populations animales suisses.

Pour plus d'informations : Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV)