En 2023, 19 918 infractions dans le domaine de la violence domestique ont été enregistrées par la police, ce qui se traduit par une diminution de 0,3% par rapport à l’année précédente.
Les délits les plus fréquents recensés dans cette catégorie sont les voies de fait (6378), les menaces (4090), les insultes (3807) et les lésions corporelles simples (2045 infractions). Dans 407 infractions, il s’agissait d’infractions d’ordre sexuel avec des enfants. Pour certains délits impliquant la violence, cette proportion augmente sensiblement au fil des ans ; tel est le cas des homicides (2023 : 47,2 %), des voies de fait selon l’art. 126 CP (44,4 %) et des viols (43,9 %). Environ la moitié des infractions enregistrées par la police dans le contexte domestique sont perpétrées dans des relations de couple actuelles (2023 : 47,4 %). Les infractions commises entre ex-partenaires viennent en deuxième position (26 %). La violence dans les relations de couple actuelles ou anciennes est en grande partie exercée au sein de couples hétérosexuels. 2 % des infractions de violence dans le couple sont relevées entre lésé-e-s et accusé-e-s du même sexe. Depuis 2009, ces valeurs sont relativement constantes et ne diminuent pas.
A Fribourg, les chiffres transmis par la Police cantonale s’inscrivent dans la moyenne nationale. En 2023, 577 interventions pour violence domestique ont eu lieu dont 295 en présence d’enfants soit plus de la moitié. La Police cantonale a procédé à 133 éloignements de domicile pour un total de 1470 jours.
Solidarité femmes fribourg / Centre LAVI a traité 1228 situations au Centre de consultation (-6% par rapport à 2022) et 146 accueils en hébergement d’urgence (maison d’accueil ou hôtels) soit une augmentation de 36% par rapport à 2022.
EX-pression a animé 1338 séances (1319 en 2022) dont 65% des participant-e-s étaient des personnes astreintes (police ou justice) et 35% de personnes volontaires pour un total de 78 hommes et 12 femmes.
Il est établi que, selon une étude complémentaire au sondage de victimisation en Suisse de 2011, seuls 22% des cas de violence domestique ont été dénoncés à la police. Les chiffres relayés par les statistiques sont donc en deçà de la réalité.