En cas de violence domestique
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Appelez la police: 117
Les agent-e-s de police sont formé-e-s pour ce genre d’intervention.
Un officier ou une officière de police judiciaire peut prononcer l’expulsion immédiate de l’auteur-e de violence, de menaces ou de harcèlement du logement commun en cas de crise, pour une durée maximale de vingt jours, avec l’interdiction d’y retourner et retrait des clés y donnant accès.
En cas de danger, la Police cantonale peut placer en arrestation provisoire l’auteur-e de violence pendant une durée maximale de 24h. Si vous avez été blessé-e ou avez besoin de soins, la Police vous orientera vers un Service des urgences.
Dans tous les cas, les agent-e-s de police vous renseigneront, lors de leur intervention, sur vos droits et vous orienteront vers le centre LAVI compétent.
Télécharger la carte d’urgence
Prise en charge médicale
Toute personne nécessitant des soins des suites de violences peut se présenter au service d’urgences de l'HFR ou appeler le 144.
Soutien et conseils
À compter du 1er mai 2026, toute personne victime de violences physique, psychique ou sexuelle peut contacter le 142 pour obtenir de l'aide et des conseils. Cette offre est gratuite, confidentielle et disponible 24h/24 et 7 jours sur 7.
Constats médicaux
Faire établir un constat médical permet de conserver une preuve des violences, sans que cela implique automatiquement des démarches judiciaires.
- Pour les violences physiques : L'unité de médecine des violences à l'HFR accueille, sur rendez-vous, toute personne de 16 ans et plus afin de réaliser un constat de coups et blessures: 026 306 13 10.
- Pour les violences sexuelles : Le service des urgences de l'HFR accueille 24h/24 toutes les personnes majeures afin de les réorienter vers le service adéquat pour la réalisation d'un constat d'agression sexuelle.
- Pour les enfants : Le service des urgences pédiatriques accueille les mineur-e-s de moins de 16 ans victimes de violences pour la réalisation de constats médicaux.
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Appelez le 142 (dès le 1er mai 2026): Une ligne d’écoute immédiate, gratuite et disponible 24h/24
À compter du 1er mai 2026, toute personne victime de violences physique, psychique ou sexuelle peut appeler le 142 pour obtenir de l'aide et des conseils. Cette offre est gratuite, confidentielle et disponible 24h/24 et 7 jours sur 7.
Les centres fribourgeois de consultation LAVI
Pour les femmes:Solidarité Femmes / Centre LAVI Case postale 14001701 FribourgTél : 026 322 22 02E-mail: info@sf-lavi.ch
Pour les hommes et les enfants:Centre de consultation d'aides aux victimes (LAVI) pour enfants et adolescent-e-s, les hommes et les victimes de la routeRue Hans-Fries 1Case postale 291705 FribourgTél : 026 305 15 80E-mail: LAVI-OHG@fr.ch
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Vous n’êtes pas seul-e, différentes possibilités s'offrent à vous.
Vous avez besoin de protection
Vous pouvez quitter le domicile conjugal
Vous avez le droit de quitter le domicile conjugal ou le lieu de vie familial avec vos enfants, sans que l'autorisation d'un ou d'une Juge ne soit nécessaire. Dans ce cas, il conviendra toutefois, si vous avez quitté le domicile conjugal ou le lieu de vie familial avec vos enfants, d'en informer ultérieurement la ou le Juge de paix de votre district. N'oubliez pas d'emporter tous les papiers qui sont nécessaires pour vous et vos enfants (papiers d'identité, argent, cartes de crédit, procuration de compte bancaire, carnets, permis de conduire, certificats médicaux, etc. ainsi que vos clés, un minimum de vêtements et de jouets).
Au besoin, appelez ou faites appeler la police au 117 - pour vous permettre de partir, soit chez des parents, chez des ami-e-s, à l'hôtel ou dans un foyer d'accueil. Vous pouvez également demander un accompagnement policier pour aller chercher des affaires au domicile conjugal.
Si vous n'avez pas de parents ou d'ami-e-s qui puissent vous accueillir, contactez :Pour les femmes: Solidarité Femmes / Centre LAVI , Tél : 026 322 22 02Pour les hommes et les enfants: Centre de consultation d'aides aux victimes (LAVI), pour enfants et adolescents et les hommes, Tél: 026 305 15 80En dehors des heures de bureau: 143 - La Main Tendue
Vous pouvez demander des mesures de protection de la personnalité
Si les violences subsistent (par exemple avec du harcèlement, des menaces, des insultes ou de la violence phyique) et que vous vous sentez menacé-e, vous pouvez demander une protection auprès de la justice.
Avec l’aide d’une avocat-e, vous pouvez vous adresser au tribunal civil de votre arrondissement et déposer une requête expliquant ce qui s’est passé. Le tribunal peut alors ordonner des mesures comme une interdiction de contact ou d’approche.
Si les moyens financiers sont limités, une demande d’assistance judiciaire peut être déposée par votre avocat-e.
Important : Ne restez as seul-e pour ces démarches. Vous pouvez vous adresser au à Solidarité Femmes / Centre LAVI ou au Centre de consultation d'aides aux victimes (LAVI) pour enfants et adolescent-e-s, les hommes et les victimes de la route, qui vous conseillerons et vous orienterons vers des professionnel-le-s compétent-e-s.
Vous souhaitez vous séparer
Pour les personnes mariées
Télécharger la brochure de séparation pour les personnes mariées.
L'époux ou l'épouse (mais pas le concubin ni la concubine) victime de violence conjugale peut demander au Président ou à la Présidente du Tribunal d'arrondissement du domicile de bénéficier de mesures protectrices de l'union conjugale. Cette requête s'effectuera de préférence avec l'aide d'un Centre LAVI ou d'un-e avocat-e. Les partenaires civilement enregistrés peuvent bénéficier, à leur demande, de mesures protectrices semblables à celles des couples mariés.
Si vous désirez simplement faire rappeler à l'ordre votre conjoint-e face à la violence que vous subissez, il est aussi possible de le faire par le biais des mesures protectrices de l'union conjugale.
Cette requête est simple et ne nécessite pas le dépôt d’une plainte pénale. Les mesures protectrices règlent diverses questions telles que la durée de la séparation, l’attribution de la jouissance du logement familial, la garde des enfants, l’obligation d’entretien. Cette procédure n’engendre pas de frais judiciaires.
Pour les personnes non mariées
De préférence avec l'aide d'un Centre LAVI ou d'un-e avocat-e, vous pouvez rédiger une convention de séparation afin de régler les questions autour de l’autorité parentale, la garde des enfants, les modalités de droit de visite, ainsi que la fixation de la contribution d’entretien. Une telle convention vous permettra aussi de régler la répartition des biens acquis durant la vie commune et l’attribution du logement familial.
Cette requête est simple et ne nécessite pas le dépôt d’une plainte pénale.
Important : Dans les situations de violences domestiques, il est important de recourir aux services d’un-e avocat-e pour entreprendre des démarches de séparation. Ces dernier-e-s se chargeront de faire une demande d’assistance judiciaire (frais d’avocat-e et de justice pris en charge par l’Etat) pour les personnes qui ne peuvent pas payer les honoraires.
Vous pouvez déposer plainte
- En vous présentant au poste de police le plus proche ; vous pouvez vous faire accompagner d’une personne de confiance (soutien moral) et/ou d’un-e avocat-e.
- En vous adressant par écrit au Ministère public ou à la Police. Un collaborateur ou une collaboratrice d’un centre LAVI peut aussi vous aider dans ces démarches.
Vous ne souhaitez pas vous séparer, mais constatez des violences de la part de votre partenaire
Vous pouvez l’orienter vers l’association EX-pression :
Cette association soutient et accompagne les personnes - hommes ou femmes - qui ont recours à la violence, dans un contexte thérapeutique visant à modifier leur comportement. EX-pression travaille sur la base d’un programme de groupe qui assure un suivi et une prise en charge des auteur-e-s de violence
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Afin d’assurer au mieux votre sécurité et de faire valoir vos droits lors d’éventuelles procédures pénales ou civiles (où il faudra rendre vraisemblables ou prouver les violences subies), il est conseillé :
- de consigner précisément par écrit les faits de violence, y compris les menaces, et les dater ;
- d’effectuer un constat médical après les épisodes de violence, même en l’absence de traces visibles, en se rendant sur rendez-vous au 026 306 13 10, pour cela à l'unité de médecine des violences à l'HFR . Si, pour une raison de proximité, il vous est plus facile de vous rendre dans un Service des urgences d’un autre canton, vous en avez le droit. Dans ce cas, la prise en charge par l’assurance-maladie sera la même que si vous consultez un Service des urgences du canton.
L’infirmier-e spécialisé-e de l’unité de médecine des violences vous examinera et établira un constat médical, également appelé constat de coups et blessures (ce dernier décrira également l’état physique et psychique dans lequel vous vous trouvez après la violence subie). Le médecin photographiera les conséquences visibles des traces de violence : hématomes, plaies, etc…
Même si vous n’envisagez pas de porter plainte dans un premier temps, ce constat médical est utile car vous pourrez l’utiliser comme moyen de preuve si vous changez d’avis par la suite, notamment en cas de récidive ;
- de prendre des clichés des dégâts matériels et des taches de sang, conserver les preuves matérielles telles que les habits déchirés ou tachés, les messages laissés sur le répondeur, sur papier, téléphone portable ou messagerie électronique.
- Même si vous avez déjà subi des violences et que vous n’avez pas réagi, vous avez le droit de le faire en demandant de l’aide et/ou en portant plainte.
Pour en savoir plus
En cas d'agression sexuelle
Les conseils relatifs aux mesures à prendre après avoir été victime d'une agression sexuelle sont applicables à toute personne victime de ce genre d'agression. Une agression sexuelle (viol, contrainte sexuelle, abus de la détresse, acte d’ordre sexuel avec des personnes dépendantes) est un traumatisme à la fois physique et psychologique.
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En cas d’agression d’ordre sexuel, il faut :
- Appeler la Police au 117 ;
- Vous rendre ou vous faire amener le plus rapidement possible au Service des urgences le plus proche ou chez votre médecin gynécologue ;
- Demander l’aide et le soutien d’un Centre LAVI ou appelez le 142 (dès le 1er mai 2026).
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Afin d’être en mesure de prouver l’identité de l’agresseur-e, il importe de faire établir le plus rapidement possible un examen médical sans s’être préalablement lavé-e ou changé-e, ceci afin d’éviter la disparition d’éventuelles traces (si vous vous êtes déjà changé-e, conservez les vêtements que vous portiez lors de l’agression dans un sac en papier).
Coordonnées des autres services d’urgences du canton : Hôpital Intercantonal de la Broye - Payerne / Estavayer-le-Lac
Passé un délai de 24 heures, les chances d’identifier et de prouver qui est l’auteur-e d’une agression sexuelle diminuent considérablement. Cela étant, même au-delà de ce délai, il est conseillé à la personne victime de se rendre ou de se faire conduire au Service des urgences, afin d’y recevoir les soins appropriés et de bénéficier d’un constat médical si des traces subsistent ou si des lésions sont encore visibles.
Le/la médecin effectuera un examen médical détaillé ainsi que des prélèvements et prendra les mesures nécessaires afin d'éviter toute grossesse ou maladies sexuellement transmissibles.
Les Service des urgences offrent à la personne victime d’une agression sexuelle un examen médical rapide et une prise en charge psychologique. l’HFR hôpital fribourgeois - site de Fribourg - applique un protocole spécial d’intervention qui permet de sauvegarder les informations importantes et d’acheminer dans les meilleures conditions le matériel destiné à l’identification de l’agresseur-e. Les données collectées sont conservées, ce qui permet à la victime de ne pas avoir à se décider immédiatement – alors qu’elle se trouve souvent encore en état de choc- sur l’opportunité de déposer une plainte pénale.
Si vous vous adressez à un autre Service d’urgence ou à votre médecin gynécologue privé, vous bénéficierez également d’une prise en charge adéquate, mais serez adressé-e à l’HFR hôpital fribourgeois - site de Fribourg - si des prélèvements spéciaux doivent être effectués.
Par la suite, un collaborateur ou une collaboratrice d’un Centre LAVI vous renseignera sur les possibles démarches à entreprendre et vous accompagnera, si vous le souhaitez, tout au long de celles-ci, y compris devant la Justice.
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Les principaux contacts vers qui se tourner en cas d'agression
Urgences médicales (ambulances) 144
Hôpital fribourgeois - Service des urgences du Site de Fribourg , téléphone: 026 306 30 00
Hôpital intercantonal de la Broye - Payerne / Estavayer-le-Lac
Aide aux victimes
142 (dès le 1er mai 2026) : Une ligne d’écoute immédiate, gratuite et disponible 24h/24
Centre LAVI enfants, adolescent-e-s, hommes et victimes de la circulation dans le canton de Fribourg, Téléphone: 026 305 15 80En dehors des heures de bureau: 143 - La Main Tendue
Solidarités Femmes / Centre LAVI dans le canton de Fribourg , Téléphone: 026 322 22 02
Autres contacts utiles
Centre fribourgeois de santé sexuelle, Téléphone: 026 305 29 55
Service psycho-social pour le canton de Fribourg, Numéro d'urgence: 026 305 77 77Centre psychosocial Fribourg, Av. Général-Guisan 56, 1700 Fribourg, Téléphone: 026 305 21 60Centre psychosocial Bulle, Rue Lécheretta 1, 1630 Bulle, Téléphone: 026 305 63 73
Dans le canton de Fribourg, il existe un encadrement spécifique destiné aux auteur-e-s de violence : Ex-pression, Téléphone: 0848 08 08 08
Un site interactif romand, www.violencequefaire.ch , est conçu pour :
- Les personnes victimes de violence conjugale,
- Les personnes recourant à la violence dans leur couple et leur entourage ou les proches et professionnel-le-s et
- Les jeunes qui souhaitent parler d'amour et de respect dans leur couple.