Pour les veaux nouveau-nés, c’est davantage le froid qui pose problème. Cet article vous aide à repérer et aider les animaux souffrant de la chaleur ou du froid, mais aussi à limiter les dégâts.
Tout mammifère a la capacité de s’adapter à la température de l’environnement dans lequel il vit. Cependant, cette acclimatation est biologiquement limitée. Il existe une zone thermique confortable pour un animal : la zone de thermoneutralité.
Influence de la température et de l’humidité sur la thermorégulation des bovins
Pour les bovins adultes, cette zone s’étend de 0° C à 15° C, alors que pour les veaux, elle se situe entre 15° C et 25° C. Au-delà de ces températures limites, l’animal doit dépenser de l’énergie pour se réchauffer ou se refroidir. Il est alors en situation de stress.
L’humidité ambiante joue un rôle important sur les capacités de thermorégulation. En effet, plus elle est élevée, plus il sera difficile d’évacuer la chaleur (souvent sous forme de vapeur d’eau). Au contraire, si l’air est sec, l'évacuation sera plus facile. Ainsi, plus l’humidité ambiante augmente, plus la zone de thermoneutralité se rétrécit.
Le stress thermique : un ennemi silencieux des vaches
Le stress thermique a un impact direct sur les vaches. Celles-ci vont diminuer leur ingestion (jusqu’à 30 - 40 %), ce qui aura de multiples conséquences :
- baisse de la production laitière de 25 à 30 % ;
- baisse des taux de protéines et de graisse dans le lait ;
- jusqu’à 10 % de baisse du taux de conception.
Ces conséquences négatives sur la production peuvent se poursuivre jusqu’à 2 mois après l’épisode de stress.
L’impact sur les vaches taries n’est pas non plus négligeable. Lors d’un épisode de stress thermique, elles consommeront moins de fourrages, ce qui débouchera sur un amaigrissement avant le vêlage et une perte de poids excessive, non rattrapable après le vêlage. Le stress thermique joue un rôle négatif sur le veau dans l’utérus et peut avoir les conséquences suivantes :
- augmentation du taux de mortalité ;
- baisse des performances de vie de la progéniture.
Le froid peut également être source de stress, particulièrement pour les veaux.
Rôle de la graisse brune et des mesures d’ambiance dans la thermoprotection du veau
Les veaux possèdent une couche de graisse spéciale (la graisse brune), qui leur permet de produire de la chaleur et de pallier leur difficulté de thermorégulation.
Cependant, cette couche de graisse n’est souvent pas suffisante et l'animal se réchauffe alors par grelottement. Pour éviter cette situation problématique, il est important de veiller à ce que le veau puisse vivre dans un environnement dont la température corresponde à sa zone de thermoneutralité [15 à 25 ° C]. Il est donc important de :
- limiter les courants d’air (chez les jeunes veaux, l’effet refroidissant du vent est ressenti dès une vitesse de 0.2 m/s) ;
- s’assurer que le veau ait le poil sec (car plus isolant) ;
- apporter suffisamment de litière propre et sèche (1 à 1,5 kg par jour minimum) ;
- si besoin, ajouter des sources de chaleur (couvertures, lampes chauffantes).
Le stress thermique (au chaud ou au froid) est donc atténuable en étant attentif au comportement de ses animaux et en mettant en place des mesures pour atténuer les effets de la température.
Aide face au stress chez les vaches
| Explicatif face au stress des vaches |
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Comment repérer les vaches en stress thermique ?
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Que faire pour diminuer le stress thermique ?
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