Les installations d’exploitation de la force hydraulique ont un grand impact sur les cours d’eau et la faune aquatique. D’ici 2030, les installations qui entravent la dynamique naturelle du charriage, provoquent des variations artificielles du débit d’un cours d’eau (éclusées) ou font obstacle à la migration des poissons doivent être assainis.
L’état d’avancement des assainissements est présenté dans le rapport d’activité du Service de l’environnement.
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Eclusées
L'exploitation par éclusées ou, plus simplement, les éclusées désignent des variations quotidiennes plus ou moins grandes du débit d'un cours d'eau, occasionnées par des centrales hydroélectriques fonctionnant par intermittence. Leur origine est la production d'électricité selon la demande.
Lorsque la demande est élevée, la centrale turbine un débit d'eau important et la restitution de cette eau accroît le débit en aval (débit d'éclusée). Lorsque la demande est faible - comme pendant la nuit, en fin de semaine ou lors des jours fériés - le débit turbiné, et, par conséquent, le débit du cours d'eau en aval de la restitution, sont réduits au minimum (débit plancher). Les variations de débit dues à des éclusées sont principalement causées par les centrales à accumulation, qui stockent l'eau dans une retenue pour turbiner ensuite, de manière concentrée dans le temps, de grandes quantités d'eau (p.ex. Schiffenen, Rossens, Lessoc, Montsalvens).
Ce fonctionnement des centrales hydroélectriques sert également à garantir la stabilité du réseau électrique. Le réseau électrique présente en effet la particularité physique de ne pas pouvoir stocker l'énergie. La puissance injectée doit donc correspondre aux besoins de consommation à un moment donné.
Les fortes variations subites et artificielles du débit d'un cours d'eau portent gravement atteinte à la faune et à la flore indigènes et à leurs biotopes. Elles altèrent la taille, la composition et la diversité des biocénoses végétales et animales. La loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux) contraint les détenteurs de centrales hydroélectriques à prendre des mesures constructives pour empêcher ou éliminer les atteintes graves que les éclusées portent à la faune et à la flore indigènes et à leurs biotopes.
La LEaux fixe un délai de 20 ans, qui échoit le 31 décembre 2030, pour assainir les installations existantes générant des éclusées. L’Etat de Fribourg a planifié les mesures d'assainissement requises conformément à la LEaux et il a fixé les délais pour leur réalisation. Il a remis sa planification à la Confédération à la fin 2014 et doit lui présenter tous les quatre ans un rapport sur les mesures mises en œuvre. Les détenteurs des installations concernées doivent réaliser ces mesures d'assainissement, dans le délai qui leur est imposé par la décision cantonale.
Dans le canton de Fribourg, les centrales hydroélectriques suivantes provoquent des éclusées et doivent être assainies : Lessoc, Hauterive, Oelberg, Schiffenen, Montsalvens.
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Charriage
Le transport de matériaux solides au fond du lit, aussi appelé charriage, constitue une caractéristique déterminante d’un cours d’eau. Les matériaux charriés depuis l’amont lors des crues remplacent ceux qui ont été emportés par l’érosion et assurent ainsi à intervalles réguliers le renouvellement des bancs de gravier et du substrat du lit. Le régime de charriage conditionne la morphologie et la dynamique du lit du cours d’eau. Il a une forte influence sur le bon fonctionnement des écosystèmes aquatiques, les zones alluviales et le régime des eaux souterraines.
La modification du régime de charriage peut porter gravement atteinte à la faune et à la flore indigènes et à leurs biotopes, au régime des eaux souterraines et à la protection contre les crues. Elle peut altérer la taille, la composition et la diversité des biocénoses végétales et animales. La loi sur la protection des eaux (LEaux) contraint les détenteurs d’installations à prendre les mesures nécessaires pour empêcher ou éliminer de telles atteintes graves crées par la modification du régime de charriage.
La LEaux fixe un délai de 20 ans, qui échoit le 31 décembre 2030, pour assainir les installations existantes générant des atteintes graves au cours d’eau. L’Etat de Fribourg a planifié les mesures d'assainissement requises conformément à la LEaux et il a fixé les délais pour leur réalisation. Il a remis sa planification à la Confédération à la fin 2014 et doit lui présenter tous les quatre ans un rapport sur les mesures mises en œuvre. Les détenteurs des installations concernées doivent réaliser ces mesures d'assainissement, dans le délai qui leur est imposé par la décision cantonale.
Dans le canton de Fribourg, les installations suivantes entravent le charriage et doivent être assainies : Lessoc (Sarine), Rossens (Sarine), Maigrauge (Sarine), Schiffenen (Sarine), Montsalvens (Jogne), Fille-Dieu (Glâne), Moulin Waeber (Glâne), Moulin Chavannes-sous-Orsonnens (Glâne), Moulin Dougoud (Broye), Moulin Tatraux (Tatrel).
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Migration des poissons
Les barrages liés aux centrales hydrauliques représentent généralement des obstacles infranchissables pour la faune aquatique. Ils fragmentent ainsi les milieux aquatiques et les populations qui y vivent. La loi fédérale sur la protection des eaux oblige les propriétaires de centrales hydrauliques à prendre des mesures pour remédier aux perturbations écologiques induites par l'utilisation de la force hydraulique. S’ils entravent la migration, les obstacles doivent donc être supprimés ou modifiés afin de permettre aux poissons de passer. L’Etat de Fribourg a la responsabilité de planifier, d’ordonner et de contrôler l’efficacité des mesures d’assainissement.
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Contact pour l’assainissement de la migration piscicole
Service des forêts et de la nature, Section faune, chasse et pêche