Depuis 2024, les activités d’achat, de stockage et de distribution de fournitures scolaires et de bureau sont regroupées sous la responsabilité exclusive de l’OCMS. Cette réorganisation visait à éviter les doublons avec le Service d’achat du matériel et des imprimés (SAMI), auparavant en charge des commandes pour l’ensemble de l’administration (hors écoles). Au-delà de son objectif opérationnel, cette évolution s’inscrit également dans une logique de durabilité et d’efficience économique puisqu’elle a permis de rationaliser les commandes, de créer des synergies logistiques et de diffuser des pratiques plus responsables au sein de l’État. Parmi celles-ci : la mise en commun des ressources, le recours à des fournisseurs locaux, ou encore la préférence donnée aux circuits courts. Dans ce cadre, il est aussi recommandé de recycler, réparer, allonger la durée de vie ou encore donner une seconde vie à certains articles en les remettant dans le circuit via le magasin physique de l’OCMS à Granges-Paccot.
« Dans le domaine des achats, la durabilité se joue à grande échelle, mais aussi dans les détails, voilà pourquoi nous proposons au personnel de l’État des stylos rechargeables, des mines de rechange ; nous collectons aussi les piles usagées et les déchets électroniques pour les confier à des filières de recyclage certifiées », précise Michael Cotting, Responsable Achats pour l’administration au sein de l’OCMS. Le nouveau shop en ligne frioffice.ch déployé en 2024 pour centraliser les commandes et optimiser la distribution de matériel dispose également d’un filtre ÉCO, afin d’aiguiller les choix vers des articles plus responsables. À noter que pour encourager les pratiques collectives, la plateforme demande un supplément à la livraison si la commande est inférieure à CHF 70.-.
Dans le choix de ses partenaires, l’OCMS veille également à intégrer des critères sociaux et éthiques, en privilégiant des fournisseurs respectant des standards reconnus en matière de conditions de travail et de responsabilité. Au vu des importants volumes commandés, l’OCMS peut aussi jouer de son influence en exigeant de la part des fournisseurs des solutions durables. Par exemple, les enveloppes qui étaient auparavant livrées au nombre de 36 000 par palette dans des bacs en plastique sont désormais distribuées par un autre fournisseur sur des palettes par lot de 48 000 dans des cartons. Les palettes sont en outre réparées quand elles peuvent l’être ou valorisées en bois de chauffe lorsqu’elles ne sont plus utilisables.
« Nous nous sommes aussi récemment rapprochés d’un fournisseur pour remplacer l’emballage plastique des répertoires de classeur par une bande en papier », explique Michael Cotting, « pour cet article en particulier, nous collaborons avec deux autres cantons romands pour grouper nos commandes. Ensemble nous avons plus de poids pour influencer non seulement les prix, mais aussi les comportements de nos prestataires ». Ce dernier exemple permet de prendre conscience d’un enjeu central de durabilité : optimiser les volumes et anticiper les besoins afin d’éviter le gaspillage, tant sur le plan des ressources que des coûts. Une gestion fine des stocks et des flux devient ainsi un levier essentiel pour concilier responsabilité environnementale et efficience économique.
ENVIE D’AGIR ?
Pour vous informer ou vous aider à faire des choix durables, il existe aujourd’hui au niveau fédéral une boîte à outils à disposition sur la plateforme de connaissances sur les achats publics responsables . Celle-ci propose notamment des contenus détaillés sur la papeterie et les fournitures de bureau ainsi que sur le matériel pour les écoles et les crèches . Vous pouvez également vous faire une idée plus claire sur vos achats en vous appuyant sur la plateforme labelinfo.ch qui compare et classe les labels existants par groupe de produits.
LE SAVIEZ-VOUS ?
« Les pouvoirs publics suisses acquièrent des biens et services pour un montant de 40 milliards de francs par année, soit 6 % du PIB suisse. »
Source : Site officiel de l’État de Vaud – Achats responsables , 2026