Fribourg renonce pour l’instant à réintroduire le vote électronique

15 Octobre 2021 - 10H44

Le Conseil d’Etat a décidé de ne pas relancer le projet de vote électronique pour l'instant et de se concentrer sur la digitalisation d’autres prestations publiques. La complexité du projet du point de vue technique et administratif ayant fortement augmenté, des ressources humaines et financières seraient nécessaires à sa réintroduction dans le canton après l’abandon du projet en 2019.

Le Conseil d'État fribourgeois a décidé de renoncer, pour l’instant, à relancer le projet de vote électronique prévu initialement en 2022. Il préfère engager les ressources à disposition pour la numérisation vers d'autres services, par exemple à la poursuite du développement des prestations du guichet électronique et la collaboration avec les communes dans le domaine de la digitalisation.

Toutefois, le Conseil d'État est convaincu que le vote électronique répond à un besoin de la population et que ce canal de vote s'imposera tôt ou tard dans une démocratie moderne. Il réévaluera donc la situation à une date ultérieure, après les prochaines élections fédérales.

Exigences accrues

Pour rappel, Fribourg a participé aux essais sur le vote électronique depuis les années 2010. L'offre a rencontré un grand intérêt, notamment auprès des Suisses de l'étranger. Plus de la moitié d'entre eux ont voté par voie électronique lors des scrutins fédéraux. Mais l’outil pour le vote électronique a été retiré en 2019 du marché, en raison de faiblesses découvertes dans le code source par des experts internationaux.

Depuis, la Chancellerie fédérale, la Poste et les cantons intéressés ont repris les travaux en vue de relancer le vote électronique. Au cours de ces travaux, Fribourg a dû se rendre compte que les exigences ont considérablement augmentées et que de certains aspects politiques sont encore ouverts. Tout cela aurait nécessité des ressources humaines et financières supplémentaires pour notre canton. Ces réflexions ont incité le Gouvernement fribourgeois à attendre que la situation se clarifie avant de poursuivre l'engagement du canton dans ce dossier.