Le 142 s’adresse aux personnes victimes de violence physique, psychiques ou sexuelles, ainsi qu’aux proches ou témoins en recherche de soutien ou conseil. Les conseiller et conseillère d’Etat Florence Nater (NE) et Philippe Demierre (FR) ont annoncé le lancement officiel du 142 mis en œuvre par les cantons romands (FR, NE, JU, GE, VS, VD) à partir du 1er mai prochain.
« Le lancement du 142 intervient dans le contexte inquiétant de l’augmentation des violences domestiques », relève Florence Nater, conseillère d’Etat responsable du Département de l'économie et de la cohésion sociale (DECS) du canton de Neuchâtel.
Cette ligne offrira en tout temps, une écoute confidentielle, un accompagnement professionnel et une orientation rapide vers les structures d’aide adaptées dans les cantons, et ce sans frais pour les personnes concernées. Le 142 est un point d’entrée unique sur l’ensemble du territoire suisse, tout en dirigeant les appels vers des spécialistes formé-e-s à répondre selon les spécificités du canton dont vient l’appel.
Cette approche efficace a cependant nécessité une coordination renforcée entre les cantons afin de garantir une accessibilité continue et homogène des prestations. Dans ce contexte, les cantons romands ont fait le choix de la mise en place d’une réponse commune. Le modèle retenu repose sur une articulation claire entre les structures cantonales existantes et une nouvelle ligne intercantonale :
- du lundi au vendredi, de 8h à 18h : prise en charge des appels par les centres cantonaux d’aide aux victimes
- en dehors de ces horaires (18h à 8h, week-ends et jours fériés) : prise en charge par une ligne intercantonale
Les cantons romands ont confié la mise en œuvre et la gestion du 142 à l’association fribourgeoise Solidarité femmes, en raison de son expertise reconnue dans la prise en charge des situations de violence, de son expérience de plus de 40 ans dans l’accompagnement des victimes, de son dispositif incluant notamment, une permanence téléphonique, un centre de consultation d’aide aux victimes et une maison d’accueil d’urgence.
Le conseiller d’Etat Philippe Demierre, directeur de la santé et du social dans le canton de Fribourg conclut : « Les cantons ont à cœur que cette nouvelle prestation apporte un réel soutien à toute personne victime de violence et soit une nouvelle ressource pour aider les victimes de violence domestique à s’en sortir et à demander de l’aide aux professionnels. »
Les Conseillères et Conseillers d’Etat des cantons concernés saluent la réussite de cette coordination intercantonale qui permet de mutualiser un dispositif unique pour notre région.