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Pèlerinage à la maison de Marguerite Bays

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Pèlerinage Marguerite Bays

Pèlerinage à la maison de Marguerite Bays (La Pierraz)
Chambre de travail de Marguerite Bays
Chambre de travail de Marguerite Bays © 2018 Tous droits réservés

Le 29 octobre 1995, Marguerite Bays (1815-1879), une humble couturière glânoise, a été béatifiée par Jean-Paul II. Des milliers de pèlerins de Suisse et de l’étranger se rendent tout au long de l’année, par cars entiers à la belle saison, dans les lieux qu’elle fréquentait: sa chambre dans la maison paternelle à La Pierraz (hameau appartenant à l’actuelle commune de Siviriez), la Chapelle du Bois de Villaraboud, et l’Abbaye cistercienne de la Fille-Dieu à Romont, un lieu de retraite pour la « servante de Dieu » où sa filleule fut par ailleurs moniale. On se recueille également dans la chapelle qui lui est dédiée depuis 2000 (attenante à l’église de Siviriez) et où ses reliques sont conservées. C’est dans la même église qu’une messe en sa mémoire réunit tous les 27 du mois des centaines de fidèles (M. Bays est décédée le 27 juin).

Constituée en 1968, la Fondation Marguerite Bays, composée d’une dizaine de membres, soutient la procédure de canonisation et se charge notamment des animations liturgiques, du site web et de l’accueil des pèlerins. Ces derniers sont très bien accueillis mais en toute simplicité ; ils peuvent se reposer et boire gratuitement quelque chose de chaud dans une pièce réservée à cet effet. En collaboration avec l’office du tourisme, la fondation propose deux parcours à ceux qui souhaitent faire un pèlerinage à pied ou à vélo « sur les pas de Marguerite Bays ».

Des historiens contemporains se sont également penchés sur le sujet et ont observé qu’en fonction des époques, la représentation de cette figure mystique aux vertus reconnues par le Vatican a évolué. Les documents montrent que son engagement dans l’Eglise et auprès des plus démunis est présenté différemment à sa mort ou après Vatican II (Patrice Borcard). En outre, les traits du visage de la pieuse couturière restent à ce jour mystérieux; le portrait qu’on lui prête aurait été reconstitué après sa mort (Patrice Borcard). Quoiqu’il en soit, Goton de la Pierraz, comme elle était surnommée, est vénérée depuis des décennies, et sa béatification a encore intensifié le culte qu’on lui voue. La diminution de la pratique religieuse que connaît l’Eglise catholique actuelle ne se répercute donc nullement sur la fréquentation des lieux familiers de la Bienheureuse Marguerite, au contraire.

Informations
Les deux parcours proposés aux pèlerins « sur les pas de Marguerite Bays » : le premier relie Siviriez à la Chapelle de Notre-Dame du Bois à Siviriez en passant par La Pierraz, et retour, le second, plus long, part de Siviriez pour gagner l’Abbaye cistercienne de la Fille-Dieu à Romont.

Ecouter - Voir

RTS, Temps Présent, 2009, 48'10'' : Comment être un saint

En relation

Fondation Marguerite Bays

Office du tourisme de Romont et sa région : Sur les pas de Marguerite Bays

Références

Références et bibliographie

Auteur

Florence Bays

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