La Direction de la santé et des affaires sociales DSAS a fait le point sur les différents travaux menés notamment avec la Direction de l’économie, de l’emploi et de la formation DEEF et la Direction de la formation et des affaires culturelles DFAC concernant la concrétisation de l’initiative fédérale des soins infirmiers forts. Le Conseil d’Etat a pris en particulier de nouvelles mesures qui assurent une reconnaissance et une valorisation en compensant les inconvénients de la profession et qui permettent d’améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Des permanences infirmières mobiles qui atteignent leur but
En automne 2024, le Conseil d’Etat a décidé de soutenir financièrement l’hôpital fribourgeois (HFR) et le Réseau fribourgeois de santé mentale (RFSM) en contribuant à l’instauration et au développement d’un service de permanence pour les fonctions d’infirmier/ère (PIM). Ce service a permis de formaliser le remplacement d’une partie des absences inopinées et à diminuer une potentielle intervention du collaborateur ou de la collaboratrice sans que cela ait été prévu dans son plan de service soit à diminuer les missions de travail à court terme. L’objectif étant de pallier une partie des absences de courte durée nécessitant un remplacement immédiat. Après un peu plus d’une année de mise en œuvre des PIM à l’HFR et au RFSM, les retours sur cette mesure sont très positifs. Les PIM (5 EPT) sont introduites également à l’HIB à partir de juillet 2026.
Compensation des missions à court terme en temps ou via une indemnité
Aujourd’hui, une personne qui remplace une autre en dehors du plan de service ne reçoit aucune forme d’indemnité. Une nouvelle compensation (temporelle ou financière) instaurée par le Conseil d’Etat prévoit d’indemniser le personnel mobilisé à court terme à l’HFR et au RFSM. A partir du 1er juillet 2026, une compensation à hauteur de 25% du travail fourni lors de toute intervention non planifiée communiquée dans les 7 jours à l’avance est octroyée, permettant ainsi une réorganisation efficace des absences. Cette mesure améliorant les conditions de travail pour près de 1250 EPT est instaurée jusqu’à l’entrée en vigueur des dispositions fédérales. Elle touche toutes les professions du domaine infirmier, soit de l’auxiliaire de santé à l’infirmier-ère hormis les fonctions uniquement managériales et coûte annuellement 1.18 millions de francs.
Un soutien pour les premiers pas dans la profession
La DSAS a également décidé de soutenir financièrement l’organisation des Alumni de la Heds Fribourg pour la mise en œuvre d’une ligne téléphonique. Celle-ci offre un accompagnement aux infirmières et infirmiers lors de leur début de leur carrière professionnelle par le partage d’expérience et de conseils en toute neutralité et confidentialité.
Accès à la classe 12
Depuis juillet 2026, après des discussions de longue haleine avec les partenaires du terrain, la DSAS a décidé d’ouvrir la classe 12 aux ASSC, selon un cahier des charges adapté.
Les mesures dans le domaine de la formation
Une première évaluation du projet Intégration et soins s’avère globalement très positive. Ainsi, sur 15 personnes formées, 13 ont obtenu leur certificat d’auxiliaire de santé et 8 bénéficient déjà d’un contrat de travail. La DSAS a donc décidé de poursuivre le projet en le développant sur la partie germanophone du canton. 11 candidats et 11 EMS commenceront ainsi leur collaboration en août 2026.
Pour rappel, la loi cantonale sur l’encouragement à la formation dans le domaine des soins est entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Elle prévoit de promouvoir la formation pratique dans les établissements de soins et d’augmenter le nombre de places de formation pour les infirmiers-ères ES et HES ainsi que pour les assistants-tes en soins et santé communautaire et les aide en soins et accompagnement. Le Conseil d’Etat a également introduit un soutien financier durant la formation dans le domaine des soins infirmiers via des bourses.
La DSAS relève que la bonne collaboration entre les représentant-e-s du domaine des soins, les partenaires du terrain et ceux de l’administration cantonale représente un atout essentiel pour avancer dans la concrétisation de l’initiative. La nouvelle infirmière cantonale, qui a commencé son activité en mai dernier, sera dans ce cadre d’un soutien précieux.
Aspects financiers
Bourses durant la formation dans le domaine des soins infirmiers
Le coût jusqu’en 2033 est estimé à 11,4 millions de francs, dont 6,1 millions de francs à la charge du canton.
Loi cantonale de promotion de la formation pratique dans les établissements de soins
Le coût sur 5 ans de ces mesures est estimé pour l’Etat à 16.2 millions de francs.
Mesures conditions de travail/an
PIM, compensation court terme, ASSC : 4.32 millions de francs
Ligne téléphonique StartCare
10 000 francs (unique)
Projet Intégration et soins (2025/2026)
197 000 francs
Mise en œuvre de l’initiative sur les soins infirmiers | Etat de Fribourg