Le Conseil d’Etat soutient la volonté d’imposer de nouvelles mesures à l’échelon national, mais s’oppose à celles jugées inapplicables

01 Décembre 2021 - 16H44

Réuni ce matin en séance extraordinaire, le Conseil d’Etat a analysé les propositions de la Confédération sur les nouvelles mesures soumises à consultation auprès des cantons. S’il salue la volonté d’imposer des mesures à l’échelon national, le Gouvernement fribourgeois en juge certaines inapplicables sur le terrain.

Vu la détérioration générale de la situation épidémiologique et l’arrivée d’un nouveau variant de Covid-19, le Conseil d’Etat fribourgeois salue la volonté de la Confédération d’imposer de nouvelles mesures à l’ensemble du territoire national. Mais il juge une minorité d’entre elles inapplicables sur le terrain. Telle est en substance la réponse du Conseil d’Etat fribourgeois, réuni ce matin en séance extraordinaire, à la consultation de la Confédération sur les nouvelles mesures de luttes contre l’épidémie de Coronavirus.

S’il est convaincu qu’il est indispensable d’agir rapidement avec des mesures fortes, comme l’élargissement de l’obligation de certificat ou du port du masque à l’intérieur, le Gouvernement s’interroge sur d’autres propositions, qu’il juge très compliquées à appliquer au quotidien. En particulier l’obligation de consommer assis dans la restauration, mesure jugée peu efficace et susceptible d’entraîner de graves conséquences économiques pour les milieux concernés, ou de mener des tests réguliers obligatoires dans toutes les écoles, très compliqués à assurer, et auquel le Gouvernement préfère les tests en cas de flambée. Il s’oppose également à la levée des restrictions de capacité, pour éviter de donner des signaux contradictoires à la population

Enfin, le Gouvernement fribourgeois s’est toujours montré prêt à agir en cas de nécessité à l’échelon cantonal. Mais il estime qu’en l’état, la coopération entre la Confédération et les cantons doit être privilégiée, en visant prioritairement des règles fédérales, en vue d’éviter d’avoir des règles disparates entre cantons, ce qui péjore leur acceptance par la population.

Pour le reste, le détail de la prise de position du Conseil d’Etat figure en annexe.