20 Juillet 2021 -10h20

Dimanche, l’association Le Système D a présenté un programme de courts-métrages, en collaboration avec le FIFF, la Semaine contre le racisme et Cinemotion. La projection a été suivie d'une discussion.

Le Système D a projeté dimanche 18 juillet une sélection de courts-métrages dans le cadre du Festival International de Films de Fribourg (FIFF), en collaboration avec la Semaine contre le racisme et Cinemotion. Cinq films sur les thématiques du profilage racial, de l’intersectionnalité entre "race", classe, genre et âge, ou encore de préjugées envers les Noir-e-s et Musulmanes ont été proposés au public:

Bonobo
de Zoel Aeschbacher, fiction, 20 min., Suisse

Caucasus
de Laurynas Bareiša, fiction, 14 min., Lituanie

Aïssa
de Clément Tréhin-Lalanne, fiction, 8 min., France

Mum, I’m sorry
de Martina Melilli, documentaire, 17 min., Italie

Avaler des couleuvres
de Jan Sitta, fiction, 19 min., France

Im Anschluss an die Vorführung moderierte Dunja Keller eine spannende Diskussion in Anwesenheit der drei jungen Aktivistinnen und Wissenschaftlerinnen Kaziwa Raim, Fayiza Cissé und Christelle Fisler zu den gezeigten Filmen, aber auch ihren eigenen Erfahrungen mit Rassismus und intersektionaler Diskriminierung in der Schweiz zB. bei der Stellensuche, im Umgang mit Behörden oder in weiteren Situationen ihres Alltags.

Loin d’être pessimistes, les trois jeunes femmes, qui s’auto-désignent Noires ou racisées, estiment avoir d’autres possibilités que la génération de leurs parents, quand il s’agit de lutter contre le racisme et les injustices. Face à la question du public qui leur demandait s’il vaut mieux s’adapter que se révolter (comme dans le dernier film où la fille se voit forcée de changer son prénom pour garder son travail), elles répondent de façon unanime : « Cela dépend beaucoup de la position sociale qu’un individu occupe au sein de la société. Puis-je me permettre de perdre un travail ? Ai-je les moyens et connaissances suffisantes pour porter plainte ?

A ce propos, Christelle Fisler rappelle la possibilité de recourir à « se respecter » à Fribourg, service d’écoute et de conseil contre le racisme.