Le programme
Face au vieillissement de son patrimoine immobilier, l'Etat de Fribourg a décidé d'agir de manière structurée. Le programme cible en priorité les bâtiments présentant des risques de sécurité et les plus énergivores. La première tranche porte sur 38 bâtiments prioritaires pour la période 2026–2031, dans l'objectif d'atteindre le label Minergie et de sortir des énergies fossiles d'ici 2040.
Des bâtiments plus sûrs, plus économes, plus responsables.
Pourquoi agir maintenant ?
Trois raisons imposent d'agir sans attendre.
La première est légale : l'Etat est tenu, en tant que propriétaire, de garantir la sécurité des personnes dans ses bâtiments.
La deuxième est économique : un bâtiment mal entretenu coûte bien plus cher à réparer en urgence qu'à entretenir régulièrement.
La troisième est climatique : l'Etat de Fribourg s'est engagé à sortir des énergies fossiles d'ici 2040, l'assainissement de ses bâtiments est un levier indispensable pour y parvenir.
L'essentiel en 3 chiffres
Les bénéfices pour tous
Ce programme profite à l'ensemble de la collectivité fribourgeoise.
Le personnel de l'Etat bénéficiera de locaux plus sûrs, plus confortables et moins énergivores. Les services publics seront maintenus et protégés ; aucun bâtiment ne risquera la fermeture faute d'entretien. Et le patrimoine immobilier collectif, constitué sur des décennies, sera préservé et transmis en bon état aux générations futures.
Calendrier prévu
| Tranche | Période | Contenu |
| 1re tranche | 2026–2031 | Etudes et travaux sur 38 bâtiments prioritaires |
| 2e tranche | 2032–2037 | Poursuite du programme sur les bâtiments identifiés |
| 3e tranche | 2038–2046 | Finalisation du programme d'assainissement |
FAQ — Programme d'assainissement énergétique des bâtiments de l'Etat de Fribourg
Quels sont les bâtiments concernés ?
Pour cette première étape, 38 bâtiments ont été sélectionnés en priorité : les plus anciens, les plus énergivores et ceux présentant des risques de sécurité. Parmi eux : les bâtiments d'Englisberg, les Arsenaux 16 et 17, l'Aula Magna de l'Université, la HEP et le Musée d'Art et d'Histoire.
Non. L'Hôpital fribourgeois (HFR), l'Hôpital intercantonal de la Broye (HIB) et le Réseau fribourgeois de santé mentale (RFSM) disposent de leur propre gestion immobilière et ne sont pas inclus dans ce crédit-cadre. Les bâtiments universitaires sous gestion du Service Infra de l'Université sont partiellement inclus pour les projets de type 2, en coordination avec l'organe de gestion immobilière universitaire mis en place en 2026.
Non, et c'est assumé. Sur 161 bâtiments sous gestion SBat, 38 sont traités dans cette première tranche. Il s'agit d'un instrument ciblé et progressif. Le programme complet s'étend sur 20 ans, en trois tranches (deux de six ans et une de huit ans). Les bâtiments non inclus dans cette tranche continuent d'être couverts par l'entretien courant et, si nécessaire, par des crédits d'investissement ordinaires.
Quels sont les résultats attendus ? Quel contrôle ?
Les résultats sont concrets. Sur le site de la Haute école pédagogique (HEP) par exemple, les travaux prévus permettraient de diviser par deux la consommation d'énergie et de réduire les émissions de CO2 de 86 %, soit une économie de près de 100 000 CHF par an. Tous les bâtiments assainis visent le label Minergie, gage de qualité énergétique.
Un Comité de pilotage (COPIL) est nommé dès l'approbation du crédit. Il comprend les conseillers d'Etat DIME et DFIN (co-présidence), un député par groupe parlementaire, des représentants de l'administration des finances et du SBat. Un rapport d'activité annuel est transmis au Conseil d'Etat et à la Commission des finances et de gestion (CFG) du Grand Conseil. Les projets individuels supérieurs à 4,5 millions CHF sont traités selon les procédures OPIC.
Sans ce financement, les bâtiments continuent de se dégrader. Les problèmes s'aggravent plus vite que l’Etat ne peut les résoudre. Certains bâtiments risquent d'être fermés, contraignant l'Etat à des réparations d'urgence bien plus coûteuses. Plus on attend, plus la facture sera lourde.
Quel budget ? Quel financement ?
Les bâtiments de l'Etat ont accumulé un retard d'entretien important. Aujourd'hui, leur état général est mauvais et se dégradera encore si rien n'est fait, avec des risques concrets de fermetures. L'Etat est légalement tenu d'agir en tant que propriétaire. Investir 25 millions CHF par an pendant six ans permet de rattraper ce retard de manière structurée et maîtrisée.
Un crédit-cadre permet de financer une série de projets similaires sur 6 ans en une seule décision du Grand Conseil, plutôt que de revenir voter projet par projet. Cela garantit une planification stable, une meilleure maîtrise des coûts et une réactivité face aux urgences.
Non, ce crédit-cadre n'est pas soumis au vote populaire — la décision appartient au Grand Conseil. Toutefois, un référendum facultatif reste possible.
Non. Un entretien insuffisant génère une dégradation exponentielle : un élément dégradé entraîne des dégradations en cascade sur les éléments liés. Des bâtiments comme l'Aula Magna de l'Université Miséricorde ou le bâtiment PER10 ont frôlé l'interdiction d'exploitation. Le coût des urgences non planifiées (relogements, réparations d'urgence, responsabilité civile) dépasse largement celui d'un entretien structuré. En d'autres termes : ne pas entretenir coûte plus cher.
Le crédit-cadre de 150 millions CHF couvre la première tranche 2026–2031 sur un programme de 20 ans (trois tranches). Si une urgence imprévue majeure devait dépasser le cadre défini, notamment un projet dont le coût excède 20 millions CHF, elle ferait l'objet d'une demande de crédit d'engagement séparée selon les procédures usuelles. En revanche, aucun dépassement du crédit-cadre lui-même n'est prévu : la gouvernance (COPIL, rapport annuel CFG) est précisément conçue pour maîtriser les dépenses dans l'enveloppe votée.