Le Conseil d’Etat soutient l’obligation de présenter un certificat Covid-19, afin de protéger l'économie et la vie publique

30 Août 2021 - 13H05

Le Conseil d'Etat fribourgeois est favorable à une application élargie du certificat Covid-19, selon le modèle : testé, guéri, vacciné (TGV), comme le prévoit la consultation du Conseil fédéral. C'est le seul moyen d'éviter que l'économie ne subisse de nouveaux dommages et de garantir les échanges sociaux indispensables au bon fonctionnement de la société.

Le Conseil d'Etat fribourgeois accepte d'étendre l'utilisation du certificat Covid-19 à d'autres domaines, selon la proposition du Conseil fédéral. Toutefois, il demande la clarification de certaines des propositions. En résumé :

  • il soutient l'extension de l'obligation de certificat à la zone intérieure des restaurants, bars et clubs. Cette extension doit toutefois s’accompagner de la suppression des mesures telles que le port du masque ou l'obligation de s'enregistrer ;
  • il approuve l'extension de l'obligation de détenir un certificat dans les établissements et entreprises du domaine de la culture, du divertissement et des loisirs, à condition que cette mesure s'applique à tous les secteurs professionnels et publics. Mais le Conseil d'Etat demande au Conseil fédéral de veiller aux conséquences financières pour les personnes et entreprises concernées ;
  • il est favorable à permettre aux entreprises de vérifier l’existence d’un certificat auprès du personnel, si cela sert à fixer les mesures de protection ou à mettre en place un plan de dépistage.

Le Conseil d'Etat fribourgeois pense que ces mesures proposées par le Conseil fédéral sont nécessaires sur le plan national afin permettre une vie aussi normale que possible. Il s’agit d'éviter des conséquences plus dramatiques, à savoir une surcharge des hôpitaux et la fermeture des commerces et des établissements publics. Le Gouvernement réitère à l'ensemble de la population son appel à se faire vacciner. En même temps il demande un respect mutuel, même si les opinions sont parfois divergentes. Au final, l’intérêt collectif est d’assurer la liberté d'aller au travail, au cinéma, au restaurant, à un concert, au théâtre ou encore à un match de Gottéron et de pouvoir rencontrer ses amis et mener une vie sociale la plus ouverte possible.

Pour le reste, le détail de la prise de position du Conseil d’Etat figure en annexe.