4 Février 2021 -10h09

24% de la charge environnementale de la consommation en Suisse est due au logement, après l’alimentation (28%) et avant la mobilité (12%). Pour réduire l’impact individuel du logement sur l’environnement, il n’existe pas qu’une solution unique. Le Service de l’environnement (SEn) lance aujourd'hui une campagne d'information sur les réseaux sociaux afin de donner des pistes pour un « habitat éco-responsable ». Entre le minimum et le maximum, à chacun de choisir selon ses préférences et ses contraintes.

Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible
Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible © Arnow

L’impact environnemental personnel dû au logement varie considérablement. Plusieurs aspects ont une influence directe :

  • Type d’occupation : il existe une différence entre propriétaires et locataires.
  • Lieux d’habitation : aménagements en matière de transports publics, de prestations, de mobilité, d’accès et d’infrastructures, caractéristiques de l’environnement citadin, rural ou périphérique.
  • Formes d’habitation : type de construction (immeuble d’appartements, maison mitoyenne, maison individuelle, etc.), norme de construction (par ex. Minergie®), approvisionnement en énergie et production d’énergie, qualité thermique de l’enveloppe du bâtiment, structure du bâtiment, entretien, installations, adaptabilité aux différents stades de la vie.
  • Mode de vie : utilisation des surfaces (surface chauffée par personne pas trop grande), sources d’énergie utilisées, mix des occupants, usages (équipements tels que mobilier, appareils et éclairage), pièces d’usage commun, terrain (jardin, balcons).

Le potentiel de réduction personnel dépend de nombreuses variables. Un faible impact sur l’environnement peut être obtenu, par exemple, en optant pour l’achat et l’utilisation d’appareils ménagers et de produits électroniques économes en énergie, de meubles durables et recyclables d’origine régionale ou locale, issus de ressources renouvelables ou de matériaux recyclables, ainsi qu’en recourant le plus possible à des énergies renouvelables. Les possibilités de tri des déchets et l’utilisation économique de l’eau potable et des énergies de chauffage améliorent l’équilibre écologique, de même que les pièces communes dans les nouvelles formes d’habitation. Une marge de manœuvre supplémentaire est possible en réduisant la surface habitable par personne et en vivant dans un immeuble d’habitation économe en énergie à proximité des lieux de travail, de loisirs et des infrastructures publiques existantes.

Une campagne d’information sur les réseaux sociaux

Le Service de l’environnement a demandé à Arnow d’illustrer quelques conseils de la check-list pour un habitat éco-responsable.  Les dessins seront publiés sur la page Facebook et Instagram du Service de l’environnement durant les prochains mois. On compte sur vous pour liker et partager !

J’allume mes appareils électroniques uniquement pendant leur utilisation. Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible…
Je ne jette aucun déchet comme les restes de nourriture, produits chimiques ou litière pour chat dans les toilettes et canalisations. Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible…
J’installe des économiseurs d’eau sur mes robinets. Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible...
J’allume mes appareils électroniques uniquement pendant leur utilisation. Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible…
Je ne jette aucun déchet comme les restes de nourriture, produits chimiques ou litière pour chat dans les toilettes et canalisations. Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible…
J’installe des économiseurs d’eau sur mes robinets. Se loger sans impacter l’environnement, c’est possible...

Ma check-list pour un habitat éco-responsable

  • Je m'informe pour adopter un mode de vie plus respectueux de l'environnement.

    • Je fais mes achats près de chez moi, à pied, à vélo, en transports publics, ou en covoiturage.
    • Je ne jette aucun déchet comme les restes de nourriture, produits chimiques ou litière pour chat dans les toilettes et canalisations.
    • Je ramène les restes de peinture, les médicaments et autres déchets spéciaux en vue d’une élimination appropriée dans les points de vente ou de collecte des ordures de la commune.
    • Je privilégie les surfaces huilées plutôt que peintes.
    • J'utilise des peintures biologiques.
    • Je choisis des matériaux de construction suisses, non polluants, renouvelables ou d'une extraction respectueuse de l'environnement.
    • Je chauffe mes pièces différemment en fonction de leur utilisation. La température recommandée dans la chambre à coucher est inférieure à 18°, 20° pour les pièces communes (par exemple le salon).
    • J’ouvre complètement les fenêtres quelques minutes plusieurs fois par jour pour aérer mon logement sans le refroidir en hiver.
    • Je fais attention à ne rien mettre devant mes radiateurs, si je chauffe au moyen de radiateurs.
    • J’allume mes appareils électroniques uniquement pendant leur utilisation.
    • Je choisis les appareils électroménagers les moins énergivores en comparant les étiquettes-énergie.
    • J’optimise la performance de mon réfrigérateur ou de mon congélateur en refroidissant et congelant juste ce qu’il faut.
    • J’opte pour un approvisionnement local en énergie en privilégiant les pompes à chaleur, le solaire, le bois, l’éolien, le biogaz ou le chauffage à distance basé sur des rejets thermiques.
    • J’utilise exclusivement des ampoules LED pour l’éclairage.
    • Je me fonde sur des normes reconnues comme Minergie® lors de la conception d’une nouvelle construction comme lors d’une rénovation.
    • Je veille à l’isolation thermique optimale de l’enveloppe du bâtiment et je me fonde sur des normes reconnues (Certificat énergétique cantonal des bâtiments CECB®).
    • Je bénéficie e du Programme Bâtiments de l’Etat de Fribourg (www.fr.ch/sde/subventions) lors de travaux de rénovation (installations techniques et/ou enveloppe du bâtiment) et/ou de nouvelle construction répondant au standard Minergie®.
    • J’ai recours à des entreprises de construction locales et je m’assure que tous les sous-traitants soient de la région.
    • Je prends une douche plutôt qu’un bain pour utiliser moins d’eau chaude.
    • J’installe des économiseurs d’eau sur mes robinets.
    • J’utilise l’eau de pluie.
    • Je dessine mon jardin et j’aménage mon balcon au plus proche d’un état naturel et avec des plantes indigènes.
    • Je laisse un maximum de surfaces non goudronnées et sans gravier autour de ma maison et je l’aménage pour préserver la biodiversité sur et sous le sol.
    • Je densifie la construction de ma maison pour préserver surfaces et biodiversité des sols.
    • Je choisis un terrain à construire proche de zones déjà aménagées et je renonce à construire dans une zone naturelle.
    • Je veille à ce que mon espace de vie réponde aux besoins effectifs.
    • Je vis dans un lieu bien raccordé aux transports publics et aux infrastructures existantes telles que les écoles, les commerces, etc.
    • Je trie mes déchets urbains recyclables tels que verre, papier, carton, métaux, piles et batteries, déchets de cuisine, déchets verts du jardin et textiles.
    • Je ramène les restes de peinture, les médicaments et autres déchets spéciaux en vue d’une élimination appropriée dans les points de vente ou de collecte des ordures de la commune.
    • J’achète uniquement les meubles, les appareils électroménagers ou électroniques que je vais utiliser régulièrement.
    • J’achète mes meubles et mes appareils ménagers ou électroniques pour qu’ils durent le plus longtemps possible, indépendamment des déménagements ou des modes.
    • Je choisis des produits conditionnés dans des emballages recyclables.
    • Je veille à ce que mes déchets de construction soient collectés en vue du recyclage.
    • Je construis avec des matériaux recyclés. Le prix et la qualité sont comparables aux matériaux primaires.

Une campagne nationale

La Conférence des chefs des services de la protection de l'environnement des cantons suisses (CCE) a décidé d'harmoniser la communication environnementale entre la Confédération, les cantons et les villes, et de définir un thème commun de communication. Il s'agit de donner plus de retentissement au thème choisi et de parler d'une seule voix, avec l'objectif final d'augmenter la conscience environnementale de la population. Le thème pluriannuel choisi est celui de la consommation responsable, avec un premier volet sur l'alimentation, puis un second sur l’habitat.

Une boîte à outils a été élaborée sur mandat de la CCE. Elle rassemble nombre de pictogrammes et d'informations sous la forme d'un site Internet (www.meschoixenvironnement.ch). Elle se compose de plusieurs "paniers écologiques", contenant des informations et des propositions d'action relatives à l'impact de l’habitat sur la qualité du sol et de l’air, l’énergie et le climat, les ressources naturelles ou encore les déchets. Les collectivités publiques, associations et autres organismes peuvent utiliser librement les informations et les illustrations pour réaliser leurs actions de communication.