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L'Etat participe à un projet pilote pour équiper les toitures de ses bâtiments de photovoltaïque

L'Etat de Fribourg et l'entreprise SOLEOL SA d'Estavayer-le-Lac collaborent dans un projet pilote pour équiper la toiture de 5 bâtiments de l'Etat avec des panneaux photovoltaïques. L'Etat ne procédera à aucun investissement et consommera le courant produit sur les sites à son coût de revient, lequel sera inférieur au prix d'achat sur le réseau, comme l'autorise la législation fédérale. L'entreprise se chargera de l'installation et de son exploitation. Sur la base de l'expérience acquise, le projet sera pérennisé et ouvert à tous les acteurs du marché, qui pourront dès 2019 offrir leurs services pour l'ensemble des toitures disponibles. Le gouvernement entend ainsi augmenter sa consommation d'énergie renouvelable et indigène.

En 2010, sur la base d'un rapport sur postulat Weber-Gobet / Bachmann, 25'000 m2 de surface potentiellement intéressante pour la valorisation du solaire photovoltaïque avaient été inventoriées sur les toits des bâtiments de l'Etat de Fribourg.

Aujourd'hui, près de 120 bâtiments sont concernés, mais sur une échelle de temps variée, puisque cette technologie ne peut être logiquement développée que dans le cadre de nouvelles constructions, de rénovations complètes de toitures, ou lorsqu'il peut être démontré que la durée de vie de la toiture à couvrir est supérieure à 20 ans.

Le développement du photovoltaïque a longtemps été tributaire des aides financières octroyées par le programme de rétributions à prix coûtant de la Confédération (RPC). C'est dans ce cadre qu'à ce jour, quelques installations ont déjà été implantées sur les bâtiments de l'Etat, comme à la nouvelle Ecole de métiers de Fribourg. Toutefois, les moyens fédéraux font défaut depuis 2013 pour les projets déposés dans le cadre de ce programme de rétributions.

Depuis 2017, la législation fédérale autorise cependant les bâtiments équipés de capteurs solaires photovoltaïques à auto-consommer l'électricité produite - par bâtiment ou groupe de bâtiments -, seul le surplus étant injecté dans le réseau aux conditions du distributeur d'électricité. Ainsi, considérant le fait que les coûts de production ont fortement chuté ces dernières années, et que l'électricité ainsi produite est devenue également moins coûteuse que le courant fourni par le réseau, il y a maintenant un réel intérêt économique à consommer l'énergie produite sur le site même.

Ce projet pilote se base sur un partenariat avec l'entreprise SOLEOL, suite à une offre spontanée de sa part. L'Etat ne procède à aucun investissement. Ce dernier sera entièrement assumé par Soleol et comprendra l'installation des centrales solaires, leur gestion ainsi que la maintenance y relative durant toute la durée du contrat. Soleol vendra ensuite le courant vert ainsi produit à un tarif très compétitif, soit inférieur au tarif moyen du distributeur.

L'Etat répond ainsi au principe d'exemplarité défini par la législation et à ses engagements dans le cadre de la stratégie énergétique qu'il a adoptée, et réduit ses charges énergétiques. Ce modèle peut aussi s'appliquer à d'autres consommateurs comme les industries, les hôpitaux, etc.

Après une durée contractuelle de 25 ans, l'Etat deviendra propriétaire des installations ou pourra négocier de nouvelles conditions liées à leur exploitation.

L'expérience acquise avec l'entreprise SOLEOL SA permettra d'établir, dès 2019, un cahier des charges précis. Toutes les entreprises intéressées à offrir ce genre de prestations pourront alors proposer leurs services, pour les toitures retenues par le Service des bâtiments pour la valorisation du solaire photovoltaïque.

Les bâtiments concernés par le projet pilote sont :

  • La Haute Ecole de Gestion (HEG) de Fribourg
  • Le Campus Schwarzsee/Lac-Noir
  • L'Ecole de Culture Générale (ECG) de Fribourg
  • Le Centre d'intervention de la Police (CIG) à Granges-Paccot
  • Le bâtiment du Service de l'informatique et des télécommunications (SITEL) à Givisiez

En tout, ce sont plus de 850 GWh d'énergie verte qui y seront produits, soit l'équivalent de la consommation d'électricité de 240 ménages.