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Conjoncture fribourgeoise
Conjoncture fribourgeoise © Tous droits réservés

Conjoncture fribourgeoise - nouvelle édition

Conjoncture fribourgeoise
Conjoncture fribourgeoise © Tous droits réservés

Tableau de bord trimestriel de l'économie fribourgeoise, spécialement destiné aux milieux économiques du canton

Indicateurs : février 2019

Ces indicateurs résument les principaux résultats du test conjoncturel du KOF dans l’industrie et dans le commerce de détail. Ils présentent aussi une vue d'ensemble des tendances conjoncturelles dans le commerce extérieur, le marché du travail, la construction et la consommation.

Indicateurs ensemble de l'industrie - février 2019
Indicateurs ensemble de l'industrie (suite) - février 2019
Indicateurs commerce de détail et international - février 2019
Indicateurs marché du travail et autres - février 2019
Autres indicateurs - février 2019
Indicateurs ensemble de l'industrie - février 2019
Indicateurs ensemble de l'industrie (suite) - février 2019
Indicateurs commerce de détail et international - février 2019
Indicateurs marché du travail et autres - février 2019
Autres indicateurs - février 2019
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Commentaire

Ralentissement de l’expansion mondiale

Les dernières prévisions de croissance de l’économie mondiale fournies par le Fonds monétaire international (FMI) s’assombrissent, passant de 3,7% à 3,5% pour l’année 2019 et de 3,7% à 3,6% pour 2020. C’est surtout le contexte politique, avec la montée de gouvernements populistes et ses conséquences sur l’inflation, qui semble créer des réserves sur l’équilibre économique mondial. Outre les tensions commerciales mentionnées dans le numéro précèdent, s’ajoutent des conditions financières plus hostiles. Plusieurs facteurs pourraient en effet conduire à accroître l’endettement public et privé. Parmi ceux-ci, on peut citer, à titre d’exemple, une sortie sans accord du Royaume-Uni hors de l’UE, les nouvelles normes antipollution dans l’industrie automobile allemande, les litiges budgétaires en Italie, une perte de vitesse plus marquée que prévu de la croissance chinoise suite à un niveau élevé de l’endettement immobilier et à une stagnation dans les investissements et enfin, des sorties de liquidités et des dépréciations monétaires qui risquent de perdurer dans nombreux pays émergents.

Croissance un peu plus molle en Suisse aussi

Suite à la demande intérieure qui traverse une phase plus timide, le Groupe d’experts de la Confédération a aussi révisé ses prévisions de croissance du PIB suisse à la baisse (1,5% en 2019 et 1,7% en 2020). La mauvaise passe de la zone Euro risque de se répercuter sur les exportations suisses avec une diminution de la demande et un ralentissement de l’industrie exportatrice. On peut s’attendre à une baisse de l’investissement des entreprises suisses par rapport à l’année 2018, car les capacités ne seront plus pleinement exploitées. De plus, les relations tendues entre la Suisse et l’UE, en particulier liées aux négociations portant sur l’accord-cadre, pourraient également impacter négativement les investissements. Enfin, cela pourrait constituer un frein sur le marché du travail. Néanmoins, le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) estime que le taux de chômage s’affichera à des taux proches des niveaux de la fin de 2018. D’après les indicateurs de perspective du KOF, le commerce de détail s’attend à une période plus sombre. Au contraire, la branche de l’industrie chimique, pharmaceutique, plastique garde un regard toujours optimiste. Dans l’ensemble des autres branches les appréciations des répondants à l’enquête conjoncturelle du KOF restent stables. Le risque inflationniste demeure plutôt faible. Un scénario plus favorable est aussi retenu par le Groupe d’experts, celui de voir la conjoncture mondiale se ressaisir, y compris pour la Suisse, suite à la baisse des prix du pétrole.

Fribourg : un scénario proche de celui de la Suisse

Tout comme pour la Suisse, dans l’ensemble de l’industrie, les répondants à l’enquête conjoncturelle du KOF maintiennent une vision proche de celle du trimestre passé. Les indicateurs de perspective semblent s’améliorer à l’exception de l’effectif du personnel, du prix d’achat et des exportations. L’obstacle considéré comme le plus proéminent est une demande insuffisante, probablement due à la situation plus tendue du commerce extérieur. On observe aussi des résultats proches de ceux du niveau national lorsqu’on analyse les réponses par branche aux questions portant sur les perspectives d’avenir. Le commerce de détail craint une période plus difficile. L’industrie chimique, pharmaceutique, plastique porte un regard confiant sur l’avenir, sauf en matière d’exportations. L’ensemble des indicateurs généraux restent aussi stable par rapport au trimestre précédent. À noter enfin que le taux de chômage a augmenté depuis fin 2018, même indépendamment des variations saisonnières.

Sources

Fonds monétaire international (FMI), BNS, Office fédéral de la statistique, Administration fédérale des douanes, Seco, Centre de recherches conjoncturelles de l’EPF de Zurich, Institut Créa d'économie appliquée de la Faculté HEC de l’Université de Lau-sanne, Service public de l'emploi du canton de Fribourg, Service de la statistique du canton de Fribourg

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