6 Novembre 2019 -16h16

Vers une offre plus numérique.
Le BPA et l’Office fédéral du sport (OFSPO) collaborent depuis de nombreuses années afin de proposer chaque année à près de 637 000 jeunes des activités sportives dans lesquelles tout est mis en oeuvre afin de prévenir les accidents. Une récente étude montre que les aide-mémoire issus de cette collaboration sont abondamment utilisés et l’étude propose également des moyens d’optimiser ces documents. Afin d'orienter l'offre vers l'avenir, les conseils de prévention devraient être de plus en plus disponibles sous forme numérique

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Le BPA et l’OFSPO collaborent depuis longtemps pour prévenir les accidents de sport. Avec l’entrée en vigueur de la révision de la loi sur l’encouragement du sport en 2012, les deux partenaires ont développé des aide-mémoire spécifiques aux quelque 70 activités sportives du programme J+S. Ces documents contiennent les principales recommandations en matière de prévention et servent de listes de contrôle. Ces documents permettent de proposer à environ 637 000 jeunes âgés de 5 à 20 ans une pratique sûre du sport.

Une prise en compte satisfaisante des aide-mémoire

Dans le cadre d’un récent rapport commandé par le BPA et l’OFSPO, des spécialistes ont évalué dans quelle mesure les principales recommandations émises dans ces aide-mémoire étaient connues puis effectivement appliquées par les experts et moniteurs J+S. Des entretiens exploratoires, des études de cas et une enquête en ligne, réalisée auprès de plus 3700 experts et moniteurs J+S, ont permis de constater que le concept était globalement bien accueilli et que ces documents étaient utilisés dans le cadre des formations, des perfectionnements et de la pratique sportive pour garantir la sécurité.

Cette évaluation démontre en effet que près de 9 experts sur 10 connaissent l’aide-mémoire relatif à leur discipline sportive. Chez les moniteurs, un sur deux indique avoir entendu parler de ce document dans le cadre d’une formation ou d’un cours de perfectionnement J+S. À partir du moment où ces derniers ont connaissance d’un aide-mémoire, ils sont 80 % à prendre en considération ces recommandations dans le cadre de leurs activités.

Lors des entretiens, différents facteurs pouvant affecter la transmission des recommandations de sécurité sur le terrain ont été mentionnés. Les moniteurs ont notamment mis en avant l’effervescence des entraînements quotidiens ou les mauvais exemples et tendances véhiculés dans l’industrie du sport et qui vont à l’encontre des objectifs de prévention des accidents.

Des solutions numériques pour la nouvelle génération

L’évaluation a finalement proposé plusieurs mesures qui devraient permettre d’améliorer la connaissance des recommandations de sécurité par l’encadrement du programme J+S. Ces recommandations sont moins bien connues par les moniteurs de la nouvelle génération que par les anciens. Il est notamment proposé de recourir à des solutions numériques afin de mieux répondre aux besoins de la nouvelle génération, par exemple en introduisant les aide-mémoire à des plateformes de formation en ligne ou à des applications. En outre, les listes de contrôle sont à intégrer aux dossiers de formation de toutes les disciplines sportives, ce qui n’est pas encore le cas à l‘heure actuelle.

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