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Le pont de la Poya fait partie intégrante des grandes réalisations routières cantonales. Il constitue, depuis des décennies, l’une des priorités inscrites au plan directeur cantonal, au même titre que le furent la construction des autoroutes A1, A12 et la route de contournement de Bulle H189.

Le projet Poya répond à un souci ancien des habitants de la ville de Fribourg et de ses autorités: dériver le trafic de transit qui asphyxie les artères de la ville, donner la priorité aux transports en commun, aux piétons et aux cyclistes, protéger notre patrimoine historique d’importance nationale et désengorger le quartier du Bourg qui subit une charge quotidienne de trafic de quelque 25000 véhicules. La dégradation incessante du symbole de la ville, la cathédrale Saint-Nicolas, témoigne de l’urgence d’une solution durable.

Le projet Poya contribuera indiscutablement au développement économique de l’ensemble du canton. L’objectif du projet vise par ailleurs à garantir une mobilité durable dans l’agglomération fribourgeoise et à désengorger le centre-ville. L’amélioration des transports publics et privés dans le principal pôle économique du canton est devenue indispensable pour assurer la place que Fribourg mérite parmi les grands centres suisses.

De nombreuses études ont été réalisées dès 1959 pour une nouvelle traversée de la Sarine en ville de Fribourg.

Alors qu’elle était maître de l'ouvrage, la ville de Fribourg a ouvert, en 1989, en accord avec la Direction des travaux publics du canton de Fribourg, un concours de projet, sur invitation, pour la construction du pont de la Poya. Cinq groupements de bureaux d'ingénieurs ont été invités à participer à ce concours. Le groupement lauréat était composé des sociétés GVH (P.Gorgé, A.Vaucher, B.Houriet), Brugger & Clément & Collaud, Zwahlen & Mayr, Schneider & Chablais. Le projet retenu a fait l'objet d'une mise au point jusqu'au niveau d’avant-projet détaillé.

Le tunnel de la Poya a été attribué en mandat direct par la ville de Fribourg à la "Communauté d'études pour la galerie de la Poya CGP". Le projet du tunnel a également été mené jusqu'à l’avant-projet détaillé.

En février 1992, une séance de présentation du projet (tracé retenu par la Ville) a été organisée à l’intention de toutes les instances concernées, tant au niveau fédéral que cantonal. L’ensemble des partenaires relevait la pertinence du projet et de son tracé. Forte de cet appui, la ville a poursuivi ses études.

En 1995, suite au dépôt de la motion des députés Bernard Garnier et Jacques Stephan, à laquelle le Conseil d’Etat s’est rallié, le Grand Conseil a accepté par 96 voix sans opposition, d’intégrer le futur ouvrage dans le réseau routier cantonal. La Direction de l’aménagement, de l’environnement et des constructions (DAEC), représentée par le Service des ponts et chaussés (SPC), est alors devenu maître de l'ouvrage. Elle a alors confié aux mandataires choisis antérieurement par la ville la préparation du dossier de mise à l'enquête publique.

La DAEC a constitué un comité de pilotage composé de représentants des milieux politiques ainsi qu’un groupe technique dans lequel siègent les responsables des différents services de l'Etat. Le groupe technique et les mandataires ont élaboré le dossier de mise à l'enquête publique du projet Poya ainsi que le rapport d'impact sur l'environnement. Le projet de 1999 du pont de la Poya n'a subi pratiquement aucune modification par rapport au projet du concours. Par contre, le tunnel de la Poya a été adapté aussi bien en situation qu'en profil en long, afin de prendre en compte les nouveaux critères et contraintes définis par le maître de l'ouvrage, ainsi que des directives nouvelles de l’Office fédéral des routes (OFROU).

La première mise à l’enquête publique du projet s’est déroulée du 27 août au 27 septembre 1999. Le projet s’est heurté aux oppositions des milieux de protection du patrimoine culturel et aux préavis défavorables de la Commission fédérale des monuments historiques et de la Commission cantonale des biens culturels. Le reproche principal fait au projet était une trop grande proximité entre le tunnel et le château de la Poya.

Après les accidents survenus dans les tunnels alpins du Mont-Blanc, du Tauern et du Gothard, l’OFROU a revu ses directives de sécurité dans les tunnels et un espace suffisant entre la sortie du tunnel et le prochain carrefour à franchir a été imposé. Le projet mis à l’enquête en 1999 ne satisfaisait pas à cette exigence.

Le Conseil d’Etat décidait alors de renoncer au tracé mis à l’enquête. Il confiait les études d’un nouveau tracé aux mêmes mandataires auxquels il joignait des architectes. Les études ont mené au projet mis à l’enquête publique du 10 juin au 11 juillet 2005.

Ce projet a suscité 76 oppositions (6 associations de quartiers, 3 associations de défense de l'environnement, une association régionale (de Guin), 4 communes et 61 privés). Les nouvelles charges de trafic en ville et sur le plateau d'Agy constituaient leur souci majeur et récurrent. L'Association transports et environnement (ATE) demandait que, à l'instar de ce qui s'était passé à Bulle avec la H189, une convention soit signée entre la Ville et l’Etat de Fribourg afin de garantir l'application des mesures d'accompagnement.

A la mi-juin 2006, le Conseil communal de Fribourg a inscrit Fr. 3,5 millions à son budget d'investissements 2007 pour réaliser en ville les mesures d'accompagnement réclamées par l'ATE. Cette dernière a signé le 5 juillet une convention d'engagement liant la ville et le canton.

Le 23 juin 2006, les députés ont plébiscité le projet de pont de la Poya. Le crédit de 58 millions à charge de l'Etat est passé par 103 voix contre 2. Ce montant comprend également l'élargissement à quatre voies de la route de Morat, entre St-Léonard et la jonction autoroutière au nord de Fribourg.

A trois jours du scrutin populaire, après Villars-sur-Glâne, Tavel, Givisiez et l’ATE, Granges-Paccot a retiré son opposition au pont de la Poya. Le camp des opposants ne comptait plus que des particuliers et des associations.

Le 24 septembre 2006, les Fribourgeois ont accepté à 81% le crédit de 58 millions. Près d'un citoyen sur deux s'est prononcé.

L’approbation des plans du projet a été délivrée le 28 novembre 2007.

En 2008, seules deux oppositions de privés, sans effet suspensif, sont toujours en traitement au tribunal cantonal.

En avril 2008, suite aux surcoûts de la route de contournement de Bulle, l’Inspection des finances reçoit le mandat de vérifier le devis prévu pour le Pont de la Poya.

Le premier coup de pioche est donné le 31 octobre 2008.

Le 13 juillet 2009, le Tribunal fédéral rejette le dernier recours d'un privé.

Le Grand Conseil donne son aval au crédit additionnel pour la galerie souterraine le 3 février 2010. Ce crédit se monte à 28 millions de francs.

La première pierre du pont, au pied du mât numéro 6, est posée le 3 septembre 2010.

Le pont de la Poya est inauguré les 10 et 11 octobre 2014, et ouvert à la circulation le 12 octobre 2014.

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