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Pour tout savoir sur la qualité de l'air dans le canton de Fribourg, de 1989 à nos jours

18 Janvier 2012 - 10h00

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Poussières fines, ozone, dioxyde d'azote et de soufre: le Service de l'environnement a publié sur son site internet toutes les mesures des concentrations de polluants atmosphériques qui ont été effectuées depuis 1989. Sur le web, il est également possible de connaître la situation actuelle de certains polluants et les recommandations pour améliorer la qualité de l'air.

L'ordonnance fédérale du 16 décembre 1985 sur la protection de l'air (OPair) oblige les cantons à surveiller l'état et l'évolution de la pollution de l'air sur leur territoire. Après les premières observations ponctuelles de la qualité de l'air en 1986-1987, le Service de l'environnement (SEn) a mesuré systématiquement la pollution atmosphérique dans le canton dès 1989. Des rapports ont été édités régulièrement par le SEn et le Service de la statistique pour informer le public. Dès 2003, les résultats des concentrations de chaque polluant ont été mis en ligne. La rubrique "Rétrospective" permet aujourd'hui de consulter les résultats des 23 dernières années.

Particules fines (PM10)

Les particules fines - ou poussières fines - sont un mélange physico-chimique complexe, composé de suie, de matières géologiques, de poussières d'abrasion, etc. Les sources principales sont le transport et les machines (notamment les moteurs diesel) ainsi que la production de chaleur (surtout les chauffages au bois et les feux en plein air). Une concentration trop élevée de particules fines peut provoquer des affections des voies respiratoires et du système cardiovasculaire, ainsi qu'une augmentation du risque de cancer et du nombre de décès. Dans les régions rurales du canton, les charges ont diminué au cours des 5 dernières années en dessous des valeurs limites; en revanche, dans les agglomérations du canton, la valeur limite annuelle des PM10 n'est généralement pas respectée. En outre, de nombreux dépassements de la valeur limite journalière sont enregistrés durant la période froide de l'année (smog hivernal).

Rétrospective des mesures de particules fines (1999-2011)
Situation actuelle

Dioxyde d'azote (NO2)

Le dioxyde d'azote se forme à partir d'oxydes d'azote émis lors de la combustion de carburants et de combustibles. Les sources principales sont donc le transport, les machines et la production de chaleur. Une concentration trop élevée de dioxydes d'azote peut provoquer des affections des voies respiratoires, des atteintes multiples aux plantes et aux écosystèmes sensibles sous l'influence combinée de plusieurs autres polluants et une surfertilisation des écosystèmes. Suite à la diminution substantielle des émissions au cours des années 1990, la valeur limite d'immission du dioxyde d'azote est respectée dans toutes les régions du canton qui ne sont pas sous l'influence directe du trafic routier. Par contre, dans les centres régionaux et dans les agglomérations fribourgeoise et bulloise exposés à un trafic intense et à des conditions de ventilation défavorables, la valeur limite est clairement dépassée.

Rétrospective des mesures de dioxyde d'azote (1989-2011)
Situation actuelle

Ozone (O3)

L'ozone se forme à partir des polluants dits précurseurs (NO2 et composés organiques volatils) qui sont essentiellement dus au transport ainsi qu'à l'évaporation de solvants dans l'industrie, l'artisanat et dans les ménages. Il est le facteur principal du smog estival. L'ozone peut irriter les muqueuses des voies respiratoires, causer une gêne thoracique et réduire la capacité pulmonaire. Il endommage la végétation et réduit les récoltes. L'ozone dans les couches d'air inférieures agit aussi comme gaz à effet de serre. La situation de l'ozone en Suisse est caractérisée, du printemps à l'automne, par des dépassements fréquents de la valeur limite horaire d'immission. Malgré d'importants efforts au cours des 20 dernières années, la charge d'ozone n'a pas encore pu être réduite.

Rétrospective des mesures d'ozone (1989-2011)
Situation actuelle

Dioxyde de soufre (SO2)

Le dioxyde de soufre est surtout émis par les chauffages industriels et ménagers. Grâce aux mesures prises au niveau des combustibles et carburants (réduction drastique du taux de soufre dans l'huile de chauffage et le diesel, disparition de l'huile lourde et du charbon), les émissions ont fortement diminuées au cours des 25 dernières années. Dans tout le canton, la valeur limite est clairement respectée.

Rétrospective des mesures de dioxyde de soufre (1989-2011)

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