De l'importance de respecter les règles lors de l'importation d'animaux

18 Décembre 2019 -13h39

Acheter un chien dont on ne connait pas la provenance, c’est s’exposer à de nombreux risques. L'animal peut par exemple être porteur de la rage. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires recommande donc à toute personne souhaitant acheter un chien de bien se renseigner au préalable.

L'image montre un chien de couleur grise
Chien aux yeux bleus © Tous droits réservés - Pixabay

Lors de l’importation des animaux, il faut respecter toutes les prescriptions. Bien souvent cependant, les chiens sont remis aux nouveaux propriétaires sans documents officiels ou avec de faux papiers. Le problème ne se pose pas lorsque les chiens proviennent d’un élevage étranger respectant les règles établies ou qu’ils sont importés par une organisation de protection des animaux professionnelle, rappelle l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires. 

Ne pas sous-estimer le risque de rage

Lorsque les chiens sont remis avec de faux papiers, le risque de rage est toujours plus élevé. Cette maladie peut être transmise aux êtres humains et s’avère mortelle pour eux tout comme pour les animaux si elle n’est pas détectée à temps et traitée au plus vite. La vaccination obligatoire contre la rage et les attestations requises à l’importation visent à garantir que ni les êtres humains ni les animaux ne sont exposés au risque de rage. Les documents confirment aussi que les règles en matière de protection des animaux et de santé animale ont été respectées dans le pays de provenance et pendant le transport.  
 
Acheter un chien dont on ne connait pas la provenance, c’est s’exposer à de nombreux risques. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande donc à toute personne souhaitant acheter un chien de bien se renseigner au préalable.  
 
Mieux vaut visiter un refuge pour animaux ou un élevage canin en Suisse pour apprendre à connaître un chien et franchir le pas. Cela permet aussi d’éviter un transport pénible pour l’animal et tout risque de rage.

Animaux séquestrés

Un exemple récent illustre les risques exposés ci-dessus. Samedi 14 décembre 2019, le Service vétérinaire de Zurich a mis sous séquestre les animaux épuisés et assoiffés par plus de vingt heures de transport. La police cantonale de Zurich et l’Administration fédérale des douanes (AFD) ont aussi participé à l’opération. Les documents d’accompagnement des chiens étaient incomplets et parfois même incorrects.  
 
Les chiens auraient dû être remis le soir même à leurs nouveaux propriétaires venant de différents cantons sur un parking non éclairé du canton de Zurich. Les trois services participant à l’opération ont pu interroger sur place le transporteur étranger et l’une des vendeuses présumées. Les chiens ont été vendus sur internet : les vendeuses se sont fait passer pour une organisation de protection des animaux. 

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