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Daniel Spoerri, Salute Jeannot, 1984
Daniel Spoerri, Salute Jeannot, 1984 © 2018 Tous droits réservés

Nouvelles acquisitions

Daniel Spoerri, Salute Jeannot, 1984
Daniel Spoerri, Salute Jeannot, 1984 © 2018 Tous droits réservés

Les nouvelles acquisitions du Musée d'art et d'histoire Fribourg

Nouvelles acquisitions

Jost Hermann, Vitrail de cabinet aux armes de l’avoyer fribourgeois Simon Peter Meyer (1655)

Ce Vitrail de cabinet aux armes de Simon Peter Meyer, d’origine inconnue, provient du manoir de Balliswil et est attribué au peintre-verrier Jost Hermann et daté de 1655. Tout comme un autre vitrail faisant déjà partie des collections du MAHF (MAHF-2006-245), cette œuvre a été commanditée par Simon Peter Meyer, avoyé, comme en témoigne la mention de son nom et la présence du blason aux armes de la famille qui se trouve au centre du vitrail, disposé à cheval sur un sol en damier et un fond décoratif jaune. Cette armoirie familiale s'accompagne de devises transversales la caractérisant, qui appellent au respect des vertus dépeintes de manière allégorique. Sur la gauche du blason, nous retrouvons, dans un écrin architectural, « Fidelitate » (la fidélité). La silhouette féminine nous présente dans sa main gauche un anneau et tient de sa main droite un chien en laisse, symbole de fidélité. A droite de l’armoirie, figure « Constantia » (la fermeté), représenté sous les traits d’un guerrier armé tenant résolument sa main droite dans le feu. En dessous du blason, l’inscription « Libertatis » est symbolisée par le tire de Guillaume Tell dans la pomme, alors que dans la partie supérieure du vitrail, la représentation de la crucifixion avec l’épithète « Religionis » renvoie à la foi en la religion catholique, appuyée par la présence de la devise suivante : « Nous défendrons par les armes les signes détruits par les mains ». Cette phrase doit être comprise dans le contexte des tensions confessionnelles de l’époque : la destruction des signes fait référence aux vagues d’iconoclasme ébranlant la foi catholique, et la devise appelle donc au maintien de cette religion en combattant le protestantisme. Ainsi, l’iconographie du vitrail associée aux vertus qu’il exalte, renvoie un message clairement contre-réformateur : en demeurant fermement fidèle à la foi catholique, le croyant demeure libre.

L’outillage des photographes Macherel

Suite à l’exposition « Fribourg Belle Epoque. Photographies de l’atelier Macherel » durant l’été 2017, le MAHF a pu acquérir auprès des descendants des photographes une série impressionnante d’appareils, d’objectifs et d’autres éléments composant l’outillage de l’atelier à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Deux chambres sont issues de la maison Engel-Feitknecht, un des rares fabricants suisses de caméras – Alfred Engel-Feitknecht avait commencé sa production en 1878 à Douanne ; en 1902 l’entreprise fut transférée à Bienne pour devenir, en 1915, Perrot & Cie. En particulier, la somptueuse chambre de studio démontre le soin minutieux apporté au travail non seulement des parties en laiton et verre des objectifs, mais aussi de l’ébénisterie qui entrait alors pour une part importante dans la fabrication des appareils photographiques. Les trois générations de photographes Macherel en étaient conscientes : les anciennes caméras nous sont parvenues en très bon état, même le trépied de studio en bois massif, une pièce rare !

Artiste inconnu, Jeune sainte (autour de 1500)

Cette statue de bois polychromé et doré, de taille respectable (123 cm), a été offerte au MAHF à fin janvier 2018 par une mécène bâloise, qui l'avait acquise sur le marché de l'art en 1977. Les recherches de provenance entreprises par le musée ont établi qu'elle appartenait auparavant à un collectionneur allemand, sans qu'il soit possible de remonter plus haut. L'œuvre pourrait avoir fait partie d'un retable. La sainte qu'elle figure est difficile à identifier. Le livre tenu dans la main gauche pourrait désigner une Vierge de l'Annonciation, souvent nantie de cet accessoire, mais aussi – de même que la couronne ceignant sa chevelure ouverte – la savante sainte Catherine d'Alexandrie. L'origine de cette pièce n'est pas plus facile à déterminer. Sa finesse d'exécution trahit l'atelier d'un maître expérimenté, mais au nord ou au sud de Alpes ? Les experts consultés penchent pour l'Italie septentrionale, Vénétie ou Frioul, à l'écart toutefois des centres principaux.

Jost Hermann, Vitrail de cabinet aux armes de l’avoyer fribourgeois Simon Peter Meyer (1655)
L’outillage des photographes Macherel
Artiste inconnu, Jeune sainte (autour de 1500)

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