Halte au bruit excessif des véhicules : l’Etat sensibilise les usagers de la route au moyen d’un détecteur/indicateur de bruit

16 Septembre 2020 -11h00

Depuis plusieurs années, le phénomène du bruit excessif généré par certains véhicules est en augmentation. Il donne aussi lieu à de nombreuses plaintes et doléances de la population. En partenariat avec l’OCN, le TCS et l’Office fédéral de l’environnement, la Police cantonale mène durant un mois une action de prévention et de sensibilisation des usagers de la route, au moyen d’un détecteur/indicateur de bruit. Le but est de faire changer les comportements au volant de certains conducteurs et de dénoncer les modifications illégales apportées aux véhicules.

Indicateur du bruit des véhicules
Indicateur du bruit des véhicules © Tous droits réservés

Depuis plusieurs années, le bruit excessif de certains véhicules, qu’il émane de modifications ou de la conduite inappropriée de leur propriétaire, est à l’origine de nombreuses plaintes et doléances de la population, tant en milieu urbain que dans des zones moins densément peuplées. Dans ce contexte, et en complément à la densification des contrôles techniques des véhicules effectués partout dans le canton, la Police cantonale mène durant un mois, à Bulle, une action de sensibilisation des usagers de la route au moyen d’un détecteur/indicateur de bruit . Une action qui s’inscrit dans la campagne JUSTE-JUSTE, menée en collaboration avec l’Office de la circulation et de la navigation (OCN) et le Touring Club Suisse (TCS) jusqu’au printemps 2021.

Installé depuis une semaine à la rue de Vevey, à la hauteur du nouveau quartier des Jardins de la Pâla, ce détecteur/indicateur de bruit fonctionne sur le même principe que les indicateurs préventifs de vitesse. Par des codes couleurs et des messages appropriés, il indique aux usagers de la route si leur véhicule émet un bruit jugé excessif (par exemple en cas d’accélération trop rapide au démarrage, ou de circulation à un régime trop élevé) ou non. La limite a été fixée à 83 décibels, ce qui représente environ le volume sonore dans une rue où la circulation est dense, ou dans une cantine scolaire.

La semaine dernière, l’installation a mesuré le bruit des véhicules, mais sans que l’écran de prévention soit activé. Dès lundi et pour deux semaines, l’écran est en fonction, et sera ensuite de nouveau désactivé pour une semaine de mesures simples. Durant toute la période, cela permettra de vérifier l’efficacité de ce type d’installation de prévention, de même que la sensibilité des conducteurs et conductrices à la problématique du bruit de leur véhicule. Également partenaire de l’opération, l’Office fédéral de l’environnement rédigera un rapport sur l’opération, comme elle l’avait fait sur une précédente action similaire dans le canton de Soleure (https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/bruit/publications-etudes/etudes.html).

La sensibilisation des conductrices et conducteurs au bruit de leur véhicule s’inscrit dans une politique globale de prévention du bruit routier menée par le canton de Fribourg. Les mesures infrastructurelles constituent l’autre volet de cette politique. En particulier, la pose de revêtement phono-absorbant, pour lequel le canton de Fribourg est un modèle au niveau suisse et investit en moyenne 8,9 millions de francs par année, et l’instauration de tronçons à 30 km/h – permanentes ou limitées à la nuit – contribuent de manière significative à limiter les nuisances sonores du trafic routier.

La Confédération évalue à 800 millions de francs par année le coût du bruit occasionné par le trafic, pour la plus grande partie par le trafic routier. Selon l’Office fédéral de l’environnement, une personne sur sept est exposée en Suisse à un bruit nuisible ou incommodant à son domicile en journée, et une sur huit la nuit.