Encouragement financier à la revitalisation de l'économie alpestre

10 Juillet 2009 -15h45

Le Conseil d'Etat a accepté le 7 juillet l'ordonnance d'exécution du plan cantonal de relance concernant la revitalisation de l'économie alpestre. Une enveloppe de 1,5 million de francs servira notamment à remettre à niveau les sites de production des chalets d'alpage.

Le plan cantonal de relance économique, doté de 50 millions de francs, a été accepté le 18 juin dernier par le Grand Conseil. Une des 24 mesures prévues pour réduire les effets néfastes de la crise touche la revitalisation de l'économie alpestre, avec un plan qui comprend deux volets.

Le premier s'intitule " sites de production ". Il prévoit un soutien financier aux exploitants d'estivage pour l'amélioration ou la rénovation des chalets et des installations de transformation, de maturation ou d'entreposage. Ces travaux sont rendus nécessaires notamment en raison de l'adaptation des chalets aux nouvelles normes d'hygiène. Pour ces adaptations, l'ordonnance prévoit un subventionnement possible dès 4000 francs d'investissements, soit une  subvention minimale de 2000 francs par cas. Cette aide peut paraître minime, mais il faut bien se rendre compte que le coût de la plupart des améliorations prévues ne devrait pas dépasser les 20'000 francs.

Cette aide contribuera également à améliorer les captages et l'approvisionnement en eau des chalets. La Direction des institutions, de l'agriculture et des forêts invite les propriétaires de chalets d'alpage à participer à ce programme d'amélioration de leur bâtiment encore cette année pour pouvoir bénéficier de subventions. Le Service de l'agriculture (SAgri) est chargé de la mise en œuvre de ces mesures sur la base des procédures usuelles de subventionnement.

Le deuxième projet vise à soutenir la construction d'une cave d'affinage pour que les fromages d'alpage puissent être traités de manière optimale. La cave d'affinage de la Tzintre, à Charmey, n'est en effet pas assez grande pour abriter toute la production fromagère. De plus, une transformation de ce bâtiment est nécessaire pour l'adapter aux normes actuelles en matière d'hygiène.

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