Si vous vivez en union libre et même si vous n'aimez pas les formalités, il est vivement conseillé d’entreprendre certaines démarches. En effet, en cas de conflit ou de décès, le silence de la loi prive les concubins ou le/la concubine-e survivant-e de la possibilité d’y avoir recours. La solution devra être cherchée dans l’accord conclu entre les partenaires de l’union libre.

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Faites un inventaire des objets qui appartiennent à chacun des partenaires, et de sa part aux achats communs (mobilier, matériel, alimentation, etc.). Tenez cet inventaire à jour. 

Prenez le temps de faire un "contrat" de concubinage : même si cela vous semble superflu ou laborieux, cela vous permet de dialoguer sur les bases de votre union et sur son avenir. 

Si vous êtes en location, préférez une cosignature du bail.

Si vous cessez une activité lucrative, prenez contact avec la Caisse de compensation de votre domicile pour vous renseigner sur votre situation face à l'AVS/AI et payez vos cotisations.

Mettez-vous en règle avec les assurances.

Etablissez un testament si l'union dure plusieurs années.

Si l'un des concubins, au foyer, s'occupe des tâches éducatives et ménagères sans obtenir de salaire et par conséquent sans être déclaré-e comme salarié-e, il-elle encourt des problèmes financiers (assurance-chômage minimale, rente AVS/AI minimale) en cas de rupture! Fixez donc un salaire équitable et déclarez-le.

Sachez qu'en cas de décès, aucune rente de veuve, ni aucune rente de la Caisse de pension ne sera versée, (sauf celle d'orphelin-e pour l'enfant commun). En cas de décès à la suite d'un accident, le/la partenaire survivant-e ne pourra faire valoir aucun droit auprès de l'assurance accident. Une assurance-vie dite "sur deux têtes" permet de pallier à cette situation.

Si vous êtes enceinte et que le père n’a pas reconnu l’enfant ou ne le reconnaîtra pas à la naissance, l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte vous contactera afin d’aborder la question du droit de l’enfant à connaître ses origines. Elle a la possibilité d’instituer une curatelle ayant pour but d’établir la filiation paternelle et de régler en même temps la question de l’entretien.
Si l’enfant a été reconnu par le père ou le sera à sa naissance, vous avez la possibilité de déposer une déclaration commune d’autorité parentale conjointe. Sinon, l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte vous écrira ainsi qu’au père pour attirer votre attention sur cette possibilité. Dans tous les cas, elle vous recommandera de conclure une convention d’entretien pour votre enfant et de la faire ratifier, en particulier si vous ne vivez pas avec le père de l’enfant. Une convention d’entretien ratifiée par l’autorité vous permettra le cas échéant d’obtenir des avances sur contributions alimentaires.  

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