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Vernissage du livre Auprès de mon écritoire
Vernissage du livre Auprès de mon écritoire © 2018 Tous droits réservés
07Nov

Vernissage du livre « Auprès de mon écritoire »

Vernissage du livre Auprès de mon écritoire
Vernissage du livre Auprès de mon écritoire © 2018 Tous droits réservés

De 18h30 à 21h00
Les Éditions Alphil-Presses universitaires suisses et les auteur-e-s ont le plaisir de vous inviter au vernissage du livre "« Auprès de mon écritoire » : Le Copie-lettres (1732-1754) de François Pierre de Reynold", édité par Rita Binz-Wohlhauser, Simone de Reyff, Alexandre Dafflon, Walter Haas, à la Bibliothèque cantonale et universitaire Fribourg (Salle Rotonde)

Les quatre auteur-e-s qui ont travaillé l’édition critique du Copie-lettres du Fribourgeois François Pierre de Reynold mettront en lumière l’intérêt de ce document pour l’histoire de Fribourg sous l’Ancien Régime. P.-A. Clerc donnera lecture de quelques pages significatives.

François Pierre de Reynold (1709-1759) a laissé un document majeur pour l’étude d’un microcosme social sous l’Ancien Régime : quatre cahiers, dans lesquels il consigne l’essentiel de sa correspondance active entre 1732 et 1754. La variété de ces lettres, tant par les sujets qu’elles abordent que par la gamme contrastée de leurs destinataires, propose un témoignage exceptionnel de la vie quotidienne, mais aussi de l’organisation poli­tique, des rapports sociaux et des conditions économiques qui régissent Fribourg au mitan du xvıııe siècle, avec, en toile de fond, les échos de l’histoire européenne.

Rédigées en majorité en français, mais aussi en allemand (64 lettres), avec quelques incursions vers l’italien, voire le latin, ces lettres sont égale­ment un reflet précieux des mécanismes subtils associés à une culture bilingue. Elles témoignent de la prééminence du français comme langue de la « bonne société », mais soulignent de plus l’importance de l’allemand, langue officielle du régime patricien. L’attirance manifeste de l’épis­tolier pour la culture française ne contredit en rien son sentiment d’appartenance à un univers distinct : en enregistrant la modeste production des heures passées « auprès de son écritoire », il annonce la prise de conscience identitaire qui se généralisera à la fin du siècle.

 

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