Mutilations génitales féminines

Mutilations génitales féminines

Mutilations génitales féminines

Les mutilations génitales féminines (MGF) recouvrent des pratiques impliquant une ablation partielle ou totale des organes génitaux féminins externes.

Photo H.Steinmann

Une excision est souvent menée comme un rite d’initiation par lequel les filles deviennent officiellement des femmes.
L’intervention s’accompagne de douleurs. Elle provoque des dommages physiques, parfois jusqu’à la mort (infection, hémorragie), et peut impliquer des séquelles psychiques. 

Les arguments pour justifier les mutilations génitales sont de l'ordre du mythe comme l’encouragement à la virginité, le contrôle de la fertilité ou s'inscrivent dans le respect d'une tradition. Un vagin non modifié peut être vu comme inesthétique. L’excision permet à l’homme de contrôler la virginité de la femme et plus tard de contrôler la fidélité conjugale.
Les mutilations génitales féminines entraînent presque toujours des douleurs durant les rapports sexuels et des complications durant l’accouchement.

Les mutilations génitales féminines se pratiquent dans une trentaine de pays, principalement dans des pays africains.

Selon l’OMS, on distingue trois formes de MGF :
Type  I = Excision du prépuce du clitoris, avec ou sans  
              excision  du clitoris (Sunna)
Type II = Excision du clitoris avec excision partielle ou 
             totale des petites lèvres
Type III = Excision partielle ou totale des organes génitaux
              externes et suture ou rétrécissement de l’orifice
              vaginal (Infibulation ou circoncision pharaonique)

Avec la migration, des femmes subissent aussi des mutilations génitales féminines en Suisse. Le risque tient au fait que des mères veulent conserver cette tradition pour leur fille.

L’UNICEF, l’OMS, l’UNIFEM et d’autres organisations considèrent les mutilations génitales féminines comme une atteinte aux droits humains et à l’intégrité corporelle.

En cas de questionnement lié à ces pratiques, vous pouvez vous adresser à une conseillère en planning familial et/ou avoir une consultation gynécologique avec une femme gynécologue.