Formation de l'ozone

Normalement, l'air que nous respirons ne contient qu'une proportion infime d'ozone. Les concentrations d'ozone élevées mesurées durant les mois d'été sont dues aux activités humaines. L'ozone se forme à partir des polluants dits précurseurs, à savoir les oxydes d'azote et les composés organiques volatils. La formation d'ozone nécessite un rayonnement solaire intense. Par ailleurs, les hautes températures de l'air favorisent le déroulement de la réaction. Les concentrations d'ozone élevées sont typiques des périodes de beau temps estival (hautes pressions atmosphériques).

Durant l'été, les émissions de polluants précurseurs sont principalement dues au trafic motorisé ainsi qu'à l'industrie et à l'artisanat.

L'ozone est le facteur principal du smog estival, qui contient encore d'autres substances agressives telles que l'acide nitrique et le peroxyacétylnitrate (PAN).

Différences de concentration

Emplacements proches des axes routiers: à proximité des routes très passantes et dans les centres-villes où règnent de fortes concentrations de monoxyde d'azote, les concentrations d'ozones sont plus faibles que dans les environs. Ce phénomène s'explique par le double rôle des oxydes d'azotes: près de la source d'émission, le monoxyde d'azote (NO) décompose l'ozone. Cette réaction produit du dioxyde d'azote (NO2), qui est transporté et contribue à la formation d'ozone aux alentours.

Opposition ville/campagne: les différences de concentration que l'on observait il y a quelques années encore entre la ville et la campagne sont en train de disparaître. Le principe selon lequel la population urbaine est généralement exposée à un smog estival moins fort n'est plus valable dans tous les cas. Les stations de mesure enregistrent de légères baisses à la campagne et de légères hausses en ville. Les pics de concentration d'ozone se rapprochent progressivement des villes.

Au Sud des Alpes, on mesure des pics plus élevés et une charge généralement plus importante. Cette situation est imputable, d'une part, au climat plus chaud et plus ensoleillé et, de l'autre, à la haute densité d'émissions dans les vallées ainsi qu'à la proximité des grands centres de la plaine du Pô.

Quels sont les effets sur la santé ?

  • Des irritations des muqueuses qui se manifestent par les yeux qui brûlent ou la gorge qui gratte, une oppression de la poitrine et des douleurs en respirant profondément.
  • Des réactions inflammatoires dans les voies respiratoires et jusqu’au niveau des poumons.
  • Une réduction mesurable réversible de la fonction pulmonaire.
  • De moindres performances physiques.
  • Une amplification des réactions des voies respiratoires face à divers agents irritants (autres polluants tels que les poussières fines respirables (PM10), ainsi que les pollens ou les acariens etc.).