Les droits de l’enfant

Le canton de Fribourg fait reposer sa nouvelle politique de l’enfance et de la jeunesse sur le respect et la reconnaissance des droits de l’enfant. Il met ainsi en œuvre les principes de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ratifiée par la Suisse en mars 1997. Avec sa nouvelle loi sur l’enfance et la jeunesse (LEJ), les autorités fribourgeoises se sont engagées à mieux prendre en compte les intérêts et les besoins de la jeune génération et à mettre en place des conditions de vie qui leur permettent de se développer harmonieusement.

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Que dit la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ?

La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant garantit l’ensemble des droits humains des enfants et des adolescents jusqu’à 18 ans. Elle repose sur le principe que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les mesures qui le concerne. Elle a pour but de permettre aux enfants et aux jeunes d’accéder à l’autonomie et de pouvoir prendre graduellement de plus en plus de responsabilités personnelles et au sein de la communauté.

Ce texte, de portée internationale, fait partie intégrante de l’ordre juridique suisse et doit donc être pris en compte par les autorités de la Confédération, des cantons et des communes.

En ratifiant la Convention, la Suisse et les 26 cantons se sont engagés à fonder leurs politiques publiques sur le respect des besoins et des droits des enfants et des jeunes et à examiner leurs décisions (lois, ordonnances, stratégies politiques…) sous l'angle de leurs implications générales sur les enfants et les jeunes. Selon la Convention, les autorités doivent également veiller à développer des politiques visant à accorder aux enfants et aux jeunes une place importante dans la société.

La Convention reconnaît la jeune génération non plus comme « objet » de droit qu’il sied de protéger en raison de sa fragilité particulière, mais également et surtout comme « sujet » de la loi par la concession du droit à la liberté d’expression, la liberté de pensée, de conscience et de religion ainsi que la liberté d’association et de réunion pacifique. Ainsi, les enfants et les jeunes sont considérés par la Convention comme des membres actifs de notre société.