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Le bâtiment EVA, à Givisiez, s'enrichit de Connivence, une œuvre du duo d'artistes Barbezat-Villetard

Connivence : c'est le nom de l'œuvre artistique qui orne désormais le bâtiment EVA, à Givisiez. Ses auteurs, le duo d'artistes Barbezat-Villetard, ont remporté le concours lancé par le Conseil d'Etat dans le cadre du projet de rénovation du bâtiment. Connivence prend la forme d'une sculpture lumineuse qui descend du plafond au centre de l'arche d'entrée. Le vernissage s'est déroulé aujourd'hui et symbolise ainsi la concrétisation du pourcent culturel voulu par le gouvernement et entériné dans la loi cantonale sur les affaires culturelles (LAC).

L'article 17 de la loi cantonale sur les affaires culturelles (LAC) réserve un montant des budgets de construction ou de rénovation importante de bâtiments de l'Etat pour la réalisation d'une animation artistique.
Dans le cadre d'EVA, qui abrite le Service de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires et le Service de l'environnement, le Conseil d'Etat a choisi un concours restreint, sur invitation à trois artistes. Le jury était composé du chef de service adjoint et d'un architecte du Service des bâtiments, des architectes et de deux représentants des usagers du bâtiment, ainsi que d'un expert dans le domaine de l'art. Il était présidé par le chef du Service de la culture et a retenu à l'unanimité Connivence, parmi trois projets de très grande qualité. Le lauréat a été choisi selon plusieurs critères de qualité artistique, ayant trait notamment à la pertinence et à l'adéquation à la construction. Connivence fait référence à la géométrie de l'architecture fonctionnelle et rythmée du bâtiment EVA et y apporte contraste et dynamisme. Composée de quatre arcs de cercle entrecroisés et réalisée en néon argon bleu, la sculpture lumineuse symbolise les quatre pôles d'affectation du lieu. Sa géométrie abstraite vise à créer l'unité.
Connivence est l'œuvre de deux artistes, Matthieu Barbezat et Camille Villetard. Formé en 2013, le duo vit et travaille entre Berne, Sierre et Paris. Il puise son inspiration graphique dans la nature pour repenser éphémèrement différents espaces. Barbezat-Villetard a notamment décroché en 2016 la bourse principale Aeschlimann-Corti.