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Fouille-école
Depuis l’été 2002, le Service archéologique de l’Etat
de Fribourg (SAEF) a renoué avec le principe des fouilles-écoles et par ce
biais de donner à un certain nombre d’étudiants la possibilité de se
familiariser avec l’archéologie de terrain, voire de parfaire leurs
techniques de fouille, le tout en leur offrant les meilleures conditions
d’encadrement possible. Stage de formation destiné aux étudiants en
archéologie, la fouille-école peut être considérée comme un complément
indispensable à l’enseignement théorique prodigué au sein des Universités.
Elle s’intègre directement dans le cursus universitaire car il s’agit
souvent d’un stage obligatoire de quatre semaines se soldant par la
rédaction d’un rapport sur le travail effectué, qui sera jugé par les
professeurs respectifs des différentes Universités. En 2003, le SAEF a
proposé deux chantiers-écoles:
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Arconciel/La Souche,fouille d’un abri mésolithique
réservée aux étudiants plutôt orientés vers la Préhistoire;
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Estavayer-le-Gibloux/Le Village, fouille d’un complexe gallo-romain pour les
étudiants se destinant plutôt à des études sur l’Antiquité gréco-romaine
et/ou tardive.
Il est utile de préciser que dans les deux cas, il
s’agissait de fouilles de sauvetage programmées, la participation des
étudiants permettant donc au SAEF de mener à bien sa tâche normale de
sauvegarde du patrimoine archéologique, tout en assurant une fonction
formative.
Dix-neuf étudiants, trois universités et le Service
archéologique
Limité en 2002 aux étudiants qui suivaient leurs cours à
Fribourg, ce stage a été élargi en 2003, dans le cadre des accords
BENEFRI,
à ceux des universités de Berne et de Neuchâtel. Ce programme intercantonal
unissant les trois universités à dessein de coordonner leur développement,
d’étoffer leur palette d’enseignements et de multiplier les collaborations
interactives, a permis au projet de fouille-école du SAEF de s’épanouir.
Naturellement, sans la disponibilité et la détermination de l’Archéologue
cantonal, M. Claus Wolf, et du personnel enseignant des Universités de
Berne, Neuchâtel et Fribourg (respectivement MM. et Mmes les Prof. Werner E.
Stöckli, Stefanie Martin-Kilcher, Michel Egloff, Denis Ramseyer, Marie
Besse, François-Xavier Chauvière , Matthieu Honegger, Jean-Michel Spieser et
Marc-Antoine Kaeser), le stage offert aux dix-neuf étudiants retenus en 2003
n’aurait pu se dérouler dans d’aussi bonnes dispositions.
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