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Objectifs
La réussite de ce
type de stage dépend non seulement de la qualité intrinsèque du site
sélectionné, mais surtout de la structure et de l’encadrement développé
autour d’un tel projet. Archéologues, techniciens de fouille, dessinateurs
et fouilleurs permanents du SAEF ont, durant quatre semaines, accompagné les
stagiaires sur les deux chantiers.
Mettant leur savoir-faire et leurs
expériences à la disposition de ces derniers, ils leur ont ainsi offert un
environnement permettant de se familiariser de manière optimale avec la
réalité du terrain et de mettre en application une partie des connaissances
théoriques acquises sur les bancs de l’Université. En outre, éveiller leur
curiosité et leur sens critique tout en leur donnant la possibilité
d’acquérir les réflexes de base de l’archéologue de terrain constituèrent
incontestablement les objectifs principaux que le personnel encadrant
s’était fixés.
Enfin, il ne faut
pas oublier le côté fédérateur de ce projet, avec comme corollaire la
construction de ponts entre les différentes institutions, la création de
liens entre étudiants et professionnels et le développement d’échanges.
La fouille-école,
lieu d’apprentissage de technique
Les différentes techniques de fouilles mises en œuvre par les étudiants
furent les suivantes:
- fouille fine
- documentation de terrain (réalisation de la fiche de décapage)
- dessin
- nivellement et mensuration
- prélèvement du matériel
- tamisage, tri et inventaire du matériel
- cours de base sur la photographie archéologique de terrain,
- le maniement des instruments et les méthodes de mensuration (transferts d’altitude, pose
d’un carroyage, etc.)
La fouille-école,
lieu de rencontres et de réflexions
En plus des
échanges constants avec les archéologues,
le stage permit aux étudiants de
rencontrer d’autres acteurs de la re-cherche, qui les firent profiter de leur
savoir tout en leur offrant la possibilité de prendre conscience du
caractère interdisciplinaire que génère forcément une fouille.
C’est ainsi que
les étudiants fouillant l’abri mésolithique d’Arconciel/La Souche, par
exemple, ont bénéficié des connaissances de:
-
Louis Chaix, archéozoologue, qui leur a livré ses premières
observa-tions sur la faune découverte, quelques pistes sur l’exploitation des
ressources animales et des informations sur ses méthodes et son approche;
- Luc Braillard, géologue, qui leur a fourni des explications
détaillées sur des thèmes aussi variés que les formations des gorges de la
Sarine, les modes de dépôts des séquences sédimentaires, l’analyse d’une
coupe stratigraphique ou l’origine des matières siliceuses travaillées sur
le site.
Enfin, les
relations avec le public, venu nombreux visiter le site d’Arconciel, fut
également l’occasion pour une partie des stagiaires de se frotter à la
présentation du chantier et de faire un pas dans l’apprentissage de la
communication, mettant ainsi en exergue une autre facette du travail de
l’archéologue.
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