L’avocat exerce une profession libérale, en toute indépendance. Il est astreint au secret professionnel. L’avocat au barreau représente et assiste les parties en justice. Il donne aussi des consultations juridiques et des conseils à ses clients. C’est un mandataire.

Une profession libérale

Professionnel, l’avocat a suivi une formation complète de juriste, un stage pratique d’au moins 18 mois couronné par un examen lui permettant d’obtenir un brevet d’avocat. Il peut alors demander à l’Etat d’être inscrit au Registre cantonal des avocats et autorisé à pratiquer sa profession dans toute la Suisse.

Le caractère de profession libérale implique que l’avocat est à la disposition du public. Il offre librement ses services au public dans son ensemble. L’Etat peut lui demander toutefois d’assumer une défense d’office.

Dans notre société moderne où les législations se font pléthoriques, les tribunaux constituent l’un des trois pouvoirs essentiels au bon fonctionnement de toute démocratie. L’avocat est l’un des acteurs du processus de recherche de la vérité judiciaire. Il remplit une fonction qui est non seulement utile pour son client ou pour le juge, mais nécessaire pour garantir le bon fonctionnement de la Justice.

La présence de l’avocat au tribunal ne représente qu’une partie de plus en plus restreinte de son activité. Plus souvent qu’on ne le pense, il sera amené à expliquer à son client pourquoi il ne faut pas introduire une action en justice, faute de chance de succès ou d’intérêt pratique. La négociation, la transaction, la médiation lui sont coutumières, tout comme le conseil personnalisé et indépendant.

L’indépendance de l’avocat

C’est une règle d’or inscrite tant dans la réglementation internationale que nationale et cantonale sur la profession. Cette indépendance s’exerce à l’égard de l’Etat, des autorités, judiciaires ou non, de tous tiers et même de son client. L’indépendance doit se manifester économiquement, moralement et intellectuellement. L’avocat doit oser dire et faire ce qui est utile pour la défense des intérêts de son client dont il ne doit cependant pas dépendre non plus. Il n’a pas à recevoir d’instruction de tiers. Il n’a pas d’employeur, il agit selon sa science et sa conscience. Il est libre. Ses limites sont celles du droit et de ses règles professionnelles.

Le secret professionnel

C’est un pilier fondamental de l’Etat de droit. C’est l’élément essentiel qui permet de cerner la profession d’avocat et de la distinguer des autres professions juridiques. Il est en même temps un droit et un devoir, dont la transgression est pénalement punissable. Il est autant de l’intérêt du client, qui doit pouvoir faire totale confiance à son avocat, que de l’intérêt de l’avocat afin qu’il soit parfaitement renseigné et puisse ainsi exercer correctement et librement son mandat. Il est d’intérêt public parce qu’il vise à la protection de la sphère personnelle du client dont fait partie sa relation avec son avocat, à la protection efficace du droit de chacun à se défendre ou à être conseillé, à la protection des secrets de tiers dont l’avocat a eu connaissance dans l’exercice de sa profession. Comme le médecin, l’avocat est un confident nécessaire.