Notre projet

Milan Royal

Le projet d’étude du comportement migratoire des Milans royaux, initié en 2001, a pris fin au 31 décembre 2014. Il a permis d’analyser le déroulement temporel et spatial de la migration, de définir les quartiers d’hivernage, ainsi que la fidélité aux sites de naissance.

Étude de comportement migratoire et de la dispersion juvénile des Milans royaux

Les 15 dernières années, la technique de la télémétrie par satellite a fourni beaucoup de nouvelles données sur le comportement migratoire de différentes grandes espèces d'oiseaux. Durant les années 1999, 2000 et 2001, nous avons appliqué cette méthode à l'étude de la migration des Cigognes blanches suisses.

Le siècle dernier et jusqu'en 1950, l'espèce jadis abondante a été décimée par des tirs, l'empoisonnement et la destruction des nichées. Par la suite, le Milan royal a disparu de nombreuses régions. Par contre, les dernières décennies, une augmentation des effectifs et une extension de l'aire de répartition ont pu être constatées. Dans le sud-ouest et l'est de l'Europe, la diminution continue. On a estimé qu'entre 1970 et 1990, environ 20% des différents populations ont décliné. 

Le Milan royal ne peut actuellement plus être considéré comme une espèce fortement menacée. Toutefois, si d'importantes modifications agricoles survenaient, la population pourrait diminuer rapidement, vu son aire de reproduction restreinte.

En plus, en raison de l'utilisation de produits organochlorés, les oeufs pondus en Allemagne entre 1953 et 1993 montrent une épaisseur et une masse de coquille significativement plus faibles en comparaison aux oeufs pondus entre 1854 et 1943.

Plusieurs facteurs sont considérés comme causes de danger:

  • disparition de l'habitat suite à des constructions et à des remembrements;
  • diminution de la nourriture dû à l'intensification de l'agriculture;
  • empoisonnement par des pesticides et des appâts empoisonnés;
  • lignes électriques;
  • circulation routière;
  • chasse;
  • dérangements près des sites de nidification par des activités de loisirs et par des travaux forestiers.

Pour combler les lacunes existantes dans la connaissance de la biologie des Milans royaux, différents travaux avaient été proposés. En parallèle à une surveillance de la population, des études devraient porter, entre autres, sur l'adaptation aux ressources alimentaires ainsi que sur l'origine et la composition des populations des dortoirs.

La télémétrie par satellite peut p.ex. donner des renseignements sur les quartiers d'hivernage, la fidélité aux sites de nidification, le déroulement temporel et spatial de la migration des jeunes et des adultes, la dispersion juvénile, le séjour des jeunes dans leurs deux ou trois premières années de vie (jusqu'à ce qu'ils atteignent leur maturité sexuelle).

Buts de l'étude

En suivant les Milans royaux sur de grandes distances et pendant plusieurs saisons, le déroulement temporel des migrations, les voies de migration ainsi que les quartiers d'hiver pourront être déterminés. Nous considérons que nous obtiendrons ainsi de nouvelles connaissances sur les stratégies de migration des Milans royaux.

Des étudiants en biologie/zoologie pourront éventuellement suivre les milans en voiture dans le cadre de travaux de diplômes ou de travaux de semestre et récolter des données sur le terrain.

Le suivi par satellite devrait nous donner entre autres des renseignements sur:

  • le début de la migration;
  • les trajectoires de migration;
  • la durée et la vitesse de la migration;
  • les places de repos;
  • les sites d'hivernage;
  • la fidélité aux sites de reproduction et d'hivernage. 

En plus, nous profiterons de ces recherches pour lancer une grande campagne d'information par les médias (Internet, écoles, presse, radio, etc.) sur la vie et la protection des rapaces, sur la migration des oiseaux et sur les dangers pour les oiseaux migrateurs. Le voyage des individus balisés pourra être suivi directement par tout le monde sur Internet. Chaque jour, les positions des oiseaux seront mises à jour sur des cartes. Les écoliers pourront voir sur Internet les positions, calculer les distances parcourues, etc. Nous chercherons les contacts directs avec des classes.

Avec l'initialisation de ce projet, nous espérons aussi inciter d'autres organisations à collaborer à nos travaux ou à réaliser elles-mêmes des projets semblables, comme cela avait déjà été le cas avec les Cigognes blanches.