Biologie

Botanique, Faune indigène, Faune générale

Botanique

Grâce à une connaissance, le Musée a pu importer une noix de coco de mer (Lodoicea maldivica) directement des Seychelles. Ce fruit provient d'une espèce de palmier qui ne pousse spontanément que sur les îles Praslin et Curieuse de l'archipel des Seychelles. Elle est intéressante à plusieurs point de vue. Elle pèse 10 à 18 kilos et ressemble à deux noix de coco allongées et soudées ensemble sur la longueur. C'est non seulement le plus gros fruit de palmier mais aussi la plus grosse graine de tout le règne végétal. 

Le site où pousse la Lodoicea maldivica a été découvert en 1734. Jusque là, l'origine de ces énormes fruits était un mystère. Ils arrivaient sur les côtes de l'océan indien poussés par les vagues. On supposait alors que ces fruits murissaient dans la mer sur des plantes ressemblant aux cocotiers d'où le nom «noix de coco de mer». Seuls les fruits stériles parvenaient jusqu'aux côtes. Les fruits fertiles ont un poids spécifique trop important (1,2 kg par dm3) et une enveloppe fibreuse (Mésocarpe) trop fine pour pouvoir flotter. Cela explique pourquoi ce palmier des Seychelles est très peu répandu et pourquoi les fruits qui arrivaient par la mer ne germaient jamais.

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Faune indigène

Les collections du Musée se sont notamment enrichies d' un Faucon pèlerin (Falco peregrinus), d'une Hirondelle hybride (Hirundo rustica x Delichon urbica), d'un Plongeon arctique (Gavia arctica), de deux Lynx (Lynx lynx), d'une Petite Lamproie (Lampetra planeri) et d'un Traquet motteux (Oenanthe oenanthe).

 

L'Hirondelle hybride a été trouvée morte le 22 juin 1999 sur la route près de St-Aubin, dans la Broye. Elle est probablement issue d'un croisement entre une Hirondelle rustique (Hirundo rustica) et une Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica). Des analyses d'ADN seront effectuées. Ce genre de croisement est assez rare car, sur les millions d'hirondelles qui naissent chaque année en Europe, seules une centaine d'Hirondelles hybrides ont été mentionnées depuis le début du siècle. Cette Hirondelle hybride ressemble à une jeune Hirondelle rustique; elle a toutefois gardé de l'Hirondelle de fenêtre son croupion blanc.

 

Un loup (Canis lupus) déjà naturalisé a également été acheté avec une partie de l'argent que la Société des Amis avait remis au Musée à l'occasion de son 175ème anniversaire.

Le Musée a poursuivi son inventaire des pupipares du canton de Fribourg. Cette année, 26 individus ont été collectés.

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Faune générale

Mentionnons encore l'acquisition d'une petite antilope appelée Céphalophe noir (Cephalophus niger), d'un Ecureuil gris (Sciurus carolinensis) provenant du Canada et présenté au public lors de l'exposition «Ecureuils» et d'un Crapaud cornu (Ceratophrys ornata).

Ce dernier est un batracien sud-américain de la famille des Leptodactylidés. Ses paupières avancent au point de simuler de petites cornes qui ne sont en fait que des plis cutanés, ne présentant ni dureté, ni piquant, mais contribuant à l'aspect agressif de l'animal. Il ne faut pas confondre le Cératophrys avec le Phrynosome, petit lézard des régions désertiques, faussement appelé «Crapaud» cornu.

Le Cératophrys est belliqueux et extrêmement vorace. Camouflé dans le sol humide des forêts tropicales, ne laissant apparaître que sa tête et une partie de son dos, il dévore tout ce qui passe à sa portée (insectes, grenouilles, lézards, serpents, souris, etc.), n'hésitant pas à saisir dans ses terribles mâchoires armées de dents des proies presque aussi grosses que lui. Si la victime est plus volumineuse que son estomac, le Cératophys mettra plusieurs jours pour l'avaler et la digérera progressivement.

 

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