Musée d'art et d'histoire
Fribourg

Exposition permanente

Archéologie fribourgeoise

Créée en 1828, la Société des Antiques initia les fouilles archéologiques en terre fribourgeoise au cours du XIXe siècle. Par les dons de ses membres, léguant des séries d’objets préhistoriques et des artefacts lacustres mais aussi des objets de l’âge du fer et des antiquités romaines et « barbares » (du haut Moyen Age), elle est à l’origine des collections cantonales. Vers 1870 commença la recherche archéologique sur les stations lacustres des lacs de Neuchâtel et de Morat ; les fouilles se sont poursuivies depuis la création du Service archéologique cantonal par Hanni Schwab en 1967. Les objets exposés, qui vont de la préhistoire (mésolithique) au haut Moyen Age, couvrent une durée de 17 siècles !
Nos devanciers déposaient dans les tombes des armes, des récipients, des outils et des aliments, et munissaient les défunts de leurs plus beaux bijoux. On parait non seulement les bras et les jambes de bracelets, de bagues et d’anneaux de cheville, mais aussi le cou et la tête de colliers, pendeloques, perles, torques, diadèmes et boucles d’oreille. Le bijou – également porté par les hommes – était un symbole de prestige, qui se transmettait souvent de génération en génération, en même temps qu’un objet à connotation sentimentale. Réalisé sur la dent d’un gibier prestigieux, abattu par un chasseur mésolithique, il pouvait aussi faire office de talisman. Les épingles, fibules et broches, au-delà de leurs fonctions pratiques, étaient des bijoux sujets aux modes vestimentaires. De la protohistoire au haut Moyen Age, hommes et femmes portaient volontiers des garnitures de ceinture à décoration apotropaïque : motifs géométriques dans la protohistoire, bestiaire fantastique sur les plaques-boucles mérovingiennes. Les matières premières étaient choisies pour leur rareté, leur caractère précieux et leur couleur : pierres, coquillages marins, ambre et corail, lignite, os et bois de cerf, et bien sûr, cuivre, or et argent.
Les statuettes de divinités gallo-romaines découvertes dans le canton proviennent soit d’autels domestique (laraires) ou de temples, soit de sites naturels (source ou étang).
 

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