Lacs et cours d'eau

Lacs et cours d'eau

Le réseau hydrographique du canton comprend 15 bassins ou sous-bassins versants principaux, 13 lacs, dont 4 de plus grande importance (Morat, Gruyère, Schiffenen et Neuchâtel). Les eaux de surface et leurs abords font partie du domaine public.

Une gestion équilibrée et durable des eaux doit veiller à garantir la préservation de la ressource, favoriser son exploitation et assurer la protection contre les dangers naturels.

Les eaux de surface sont principalement exploitées pour les loisirs (pêche, tourisme, navigation...), l'irrigation des terres agricoles et la production d'électricité. L'Etat doit offrir des conditions favorables pour l'utilisation des eaux publiques. Leur exploitation est soumise, dans la majorité des cas, à, soit à une autorisation, soit à une concession.

Les eaux de surfaces en période de hautes eaux peuvent être une source de danger. Les communes, soutenues par l'Etat, doivent veiller à la protection des biens et des personnes. Elles doivent prendre des mesures de protection qui commencent par l'entretien des cours d’eau. Il est important qu'elles prennent des mesures, afin d'organiser l'utilisation du territoire pour limiter les dommages. En dernier recours, des ouvrages de protection contre les crues ou les laves torrentielles, tels que des digues et des bassins de rétention, peuvent être construits.

Les intérêts liés à l’utilisation de l'eau et de la protection contre les dangers naturels peuvent parfois diverger par rapport à ceux liés à la protection de la ressource eau et des biotopes aquatiques.

Un cours d'eau est considéré comme un milieu vivant à conserver, constitué de l'eau elle-même, mais aussi de son lit, de ses berges, de sa faune et de sa flore. Son état est non seulement influencé par diverses pollutions, mais en partie aussi par des modifications du régime d'écoulement, liées par exemple à l’utilisation des forces hydrauliques, au drainage des zones bâties et agricoles, ainsi qu'à la protection contre les crues. Les biocénoses aquatiques sont sensibles à la morphologie et à l’hydrologie, ainsi qu’à la qualité des eaux.

La plupart des cours d’eau du canton, notamment en plaine, ont été affectés par des interventions techniques dont les plus pénalisantes sont les mises sous tuyaux. Conséquence de tous ces impacts, en dépit des efforts considérables consentis en matière d’assainissement et même si certains tronçons se sont bien améliorés, les résultats des analyses effectuées montrent que près de la moitié de ces cours d’eau présentent encore un déficit au niveau qualitatif.

Le canton, comme la Confédération, a la volonté aujourd’hui de renaturer les eaux. La renaturation consiste à:

  • rétablir un régime hydrologique naturel
  • préserver les cours d’eau naturels
  • revitaliser les cours d’eau
  • assurer la libre migration piscicole
  • protéger et assainir les eaux pour garantir leur qualité
  • assurer la fonction d’autoépuration des cours d’eau
  • mettre en réseau les rivières avec d’autres biotopes
  • maintenir ou restaurer la valeur paysagère des cours d’eau

Tâches du Service de l'environnement, section lacs et cours d'eau

  • Analyse de la dynamique et la morphologie des cours d’eau
  • Mesures, déterminations et prévisions des débits
  • Etablissement des cartes de dangers liées à l’eau
  • Surveillance et subventionnement de l’aménagement et l’entretien des cours d'eau
  • Renaturation des eaux
  • Délimitation de l’espace réservé aux eaux
  • Planification des revitalisations de cours d’eau
  • Assainissement des prélèvements d’eau pour la force hydraulique
  • Gestion du domaine public des eaux
  • Autorisation des prélèvements dans les eaux de surface
  • Autorisation des amarrages sur les plans d’eau
  • Signalisation des voies navigable
  • Contrôle et taxation de l’usage de l’eau pour la force hydraulique
  • Intégration de la gestion des eaux dans les instruments de planification de l’aménagement du territoire

Tâches du Service de l'environnement, section protection des eaux

  • Surveillance et contrôle des eaux superficielles sous l’angle qualitatif (hydrobiologie, chimie)
  • Evaluation des sources de pollution directes et diffuses
  • Evaluation des impacts des rejets
  • Elaboration des plans de mesures régionaux