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Cadastre du radon: un site internet informe de la teneur du polluant domestique par commune

L'Office fédéral de la santé publique vient de publier sur son site internet les statistiques actualisées du radon dans les communes du canton de Fribourg, sur la base de mesures réalisées dans plus de 2300 bâtiments. Sur la totalité des communes, 117 sont classées en zone à risque léger et 51 en zone à risque moyen. Dans plusieurs bâtiments de trois communes (Haut-Intyamon, Gurmels et Tentlingen), des valeurs moyennes plus élevées ont été enregistrées. Raison pour laquelle des analyses complémentaires sont faites dans un tiers des habitations de ces communes.

Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans le terrain, qui peut s'infiltrer par les défauts d'étanchéité de l'enveloppe des bâtiments et s'accumuler dans l'air ambiant. Le risque de développer un cancer du poumon chez la personne qui le respire est proportionnel à la concentration, exprimée en becquerels par mètre cube (Bq/m3) et à la durée d'exposition. Le radon représente la deuxième cause de cancer du poumon, après le tabagisme, et est responsable de près de 10% des cas. En Suisse, le cancer du poumon fait environ 2700 victimes chaque année dont 200 à 300 cas sont attribués au radon.

Sur la base de nouvelles études épidémiologiques menées dans l'habitat, les instances internationales, notamment l'Organisation mondiale de la santé (OMS), préconisent depuis 2009 de ne pas dépasser la valeur de 300 Bq/m3 dans les bâtiments d'habitation et de séjour. Ces nouvelles recommandations ont été annoncées alors que les autorités cantonales avaient déjà décidé de compléter l'échantillon de mesures du radon dans les communes insuffisamment couvertes du canton de Fribourg.

Durant l'hiver 2009-2010, l'unité Laboratoire cantonal du Service de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires a lancé, avec le soutien de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), une vaste campagne de mesure dans plus de 2300 bâtiments du canton de Fribourg. Les occupants de locaux dans lesquels des mesures ont été effectuées ont reçu un courrier leur annonçant le résultat des mesures et chaque commune a reçu, quant à elle, un tableau récapitulatif. Des mesures complémentaires sont actuellement en cours, car cinq communes n'ont pas pu participer à la campagne de l'hiver 2009-2010, alors que, dans d'autres, le nombre de mesures dans des locaux habités est encore insuffisant. Pour ces communes, l'attribution de la classe de risque est provisoire.

Les communes les plus concernées font l'objet de mesures supplémentaires durant l'hiver 2010-2011. Une grande partie des coûts a été prise en charge par la Confédération. Grâce à cette aide et à la précieuse collaboration des communes et du personnel de la Protection civile (en 2011), les frais ont pu être réduits. La Direction des institutions, de l'agriculture et des forêts tient à remercier toutes les communes qui ont activement collaboré à ces travaux ainsi que les autorités fédérales, la Protection civile et l'unité Laboratoire cantonal, qui a plus particulièrement assumé la logistique et le suivi des mesures, après la réception des dosimètres.

Investigations dans trois communes
Dans le canton de Fribourg, 117 communes sont classées en zone à risque radon léger (moyenne communale inférieure à 100 Bq/m3) et 51 en zone à risque moyen (moyenne communale entre 100 et 200 Bq/m3).

Les moyennes communales de Haut-Intyamon, Gurmels et Tentlingen sont supérieures à 200 Bq/m3, ce qui classe ces communes en zone à risque élevé. Toutefois, le Laboratoire cantonal a décidé de provisoirement considérer ces communes comme zone à risque moyen, tenant compte du nombre relativement restreint de mesures et du fait que, dans chacune d'elles, une seule habitation dépasse la valeur limite de 1000 Bq/m3. Des investigations complémentaires sont actuellement menées dans ces communes, où des dosimètres ont été posés en janvier 2011 par le personnel de la Protection civile dans un tiers des bâtiments. Les résultats de ces mesures seront connus d'ici l'automne 2011. L'OFSP actualisera en conséquence les données statistiques publiées sur son site internet au début de l'année 2012.

Possibilités d'assainissement
Lorsque la concentration en gaz radon dans les locaux d'habitations et de séjour dépasse la valeur limite de 1'000 Bq/m3, il faut assainir le bâtiment. La concentration en radon devrait alors être abaissée en dessous de 400 Bq/m3. Dans les bâtiments existants, la teneur en radon peut être réduite par des mesures visant à diminuer la sous-pression dans le bâtiment, à faire obstacle au radon provenant du sol, à entraver sa propagation dans l'habitat ou encore à l'évacuer du lieu d'habitation.

Le moteur de recherche par commune: http://www.bag.admin.ch/themen/strahlung/00046/01624/index.html?lang=fr